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Première visite du chef du Pentagone sur la base de Guantanamo

Jim Mattis, le secrétaire de la Défense, s'entretient avec le ministre libyen au Pentagone, le 30 novembre 2017.

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis s'est rendu jeudi sur la base militaire de Guantanamo pour la première fois, a annoncé le Pentagone.

Jim Mattis "rend visite en ce moment aux troupes à Guantanamo Bay pour les fêtes et les remercier pour leur service", a déclaré un porte-parole du Pentagone, Ben Sakrisson.

Le chef du Pentagone ne devait pas visiter le centre de détention controversé, où sont encore incarcérés des détenus arrêtés après les attentats du 11 septembre 2001.

Guantanamo a compté jusqu'à 780 détenus, la plupart incarcérés en raison de liens présumés avec Al-Qaïda ou les talibans. Depuis, des centaines de prisonniers ont été transférés vers d'autres pays.

>> Lire aussi: Guantanamo, l'impossible fermeture malgré l'opprobre international

Certains de ces détenus les plus célèbres, dont le cerveau présumé des attaques du 11-Septembre Khalid Sheikh Mohammed, attendent encore un procès.

Et sur les 41 prisonniers encore entre ses murs, environ 26 n'ont toujours pas été inculpés, tout en étant qualifiés de trop dangereux pour être relâchés

L'ancien président démocrate Barack Obama avait promis de fermer le centre de détention, entaché par des accusations de tortures. Mais en vain. Pendant la campagne électorale, son successeur Donald Trump avait lui affirmé qu'il le remplirait de "mauvais gars".

Début novembre, le président républicain a déclaré qu'il aimerait que l'auteur d'un attentat à la camionnette bélier à New York soit envoyé à Guantanamo, avant de revenir sur cette idée en prônant son incarcération proche Manhattan et sa condamnation à mort.

Son ministre de la Défense, Jeff Sessions, avait visité Guantanamo en juillet.

Avec AFP

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Trump reçoit le Premier ministre pakistanais avec l'Afghanistan en tête

Le Premier ministre du Pakistan Imran Khan.

Le président américain Donald Trump reçoit lundi le Premier ministre du Pakistan Imran Khan pour une rencontre centrée l'Afghanistan, au moment où Washington cherche à se désengager de ce pays après 18 ans d'intervention militaire.

Pour sa première visite à la Maison Blanche depuis son arrivée au pouvoir, l'ancien champion de cricket peut s'attendre à une série de demandes de la part du milliardaire républicain qui a, par le passé, accusé Islamabad de "mensonges" et de "duplicité".

L'objectif est "de pousser pour une coopération concrète du Pakistan sur le processus de paix afghan", et "d'encourager le Pakistan à accentuer ses efforts récents contre les terroristes sur son territoire", résume un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Les Etats-Unis mettent les bouchées doubles pour arracher un accord politique avec les talibans avant l'élection présidentielle afghane, prévue fin septembre, ce qui ouvrirait la voie à un retrait des troupes américaines.

Washington et Kaboul accusent Islamabad de soutenir des groupes extrémistes armés comme le réseau Haqqani, allié des talibans, en lui fournissant des refuges dans ses régions frontalières avec l'Afghanistan.

Le Pakistan nie un tel soutien, arguant à l'inverse des énormes sacrifices humains et financiers consentis dans sa lutte contre le terrorisme.

"Ce n'est pas un secret: nous sommes préoccupés par les liens entre certains groupes (terroristes) et l'armée et les services de renseignement pakistanais", résume un responsable américain.

Du côté pakistanais, on insiste sur la nécessité d'une "relance les relations bilatérales" après des années tumultueuses.

"L'un des éléments frappants de cette rencontre Trump-Khan à venir est le décalage énorme des attentes", souligne Michael Kugelman du Wilson Center à Washington.

"Le Pakistan espère que cette rencontre permettra aux deux pays de repartir sur de bonnes bases. Les Etats-Unis ont un objectif beaucoup plus précis: s'assurer d'une grande coopération du Pakistan sur le processus de paix afghan", ajoute-t-il.

Les interactions entre les deux dirigeants aux parcours atypiques seront aussi scrutées à la loupe.

Avant d'être élu, Imran Khan avait considéré la perspective d'une rencontre avec le président américain comme une "pilule amère" à avaler.

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