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Le couple américain aux 13 enfants inculpé de maltraitance

David Turpin, 57 ans, et sa femme Louise, 49 ans, encourent une peine d'emprisonnement allant de 94 ans à la perpétuité, 16 janvier 2018.

Un couple américain accusé d'avoir maintenu captifs ses 13 enfants dans une sordide maison familiale a été inculpé jeudi d'une vingtaine de chefs d'accusation, dont torture, maltraitance sur enfants et séquestration.

Les enfants, âgés de deux à 29 ans, étaient battus, affamés et vivaient attachés, a expliqué le procureur du comté de Riverside, ville située à environ 90 km de Los Angeles.

David Turpin, 57 ans, et sa femme Louise, 49 ans, encourent une peine d'emprisonnement allant de 94 ans à la perpétuité, a précisé Mike Hestrin lors d'une conférence de presse.

Le père a aussi été inculpé d'agression sexuelle sur l'une de ses filles, a ajouté le procureur.

"Une affaire comme celle-là vous hante", a-t-il dit. "Parfois dans notre métier, on fait face à la dépravation humaine, et c'est le cas ici", a-t-il ajouté.

Les deux parents ont été arrêtés dimanche à leur domicile de Perris, à une centaine de kilomètres de Los Angeles, après que l'un de leurs enfants a prévenu la police.

Leur fille de 17 ans a réussi à s'échapper de la maison familiale et à appeler avec un téléphone portable le 911, le numéro d'urgence américain.

Avec ses frères et soeurs, elle "réfléchissait depuis plus de deux ans à un plan pour s'évader. Elle s'est échappée par la fenêtre, avec un autre des enfants, qui a finalement eu peur et a fait demi-tour", a raconté Mike Hestrin.

"HORRIBLE"

Lors de la perquisition de la maison, les policiers ont découvert une odeur nauséabonde et la situation "horrible" dans laquelle vivaient les enfants, a expliqué le capitaine Greg Fellows, du bureau du shériff du comté de Riverside.

Les agents de police pensaient que l'adolescente qui a donné l'alerte n'était âgée que de 10 ans, tant elle était petite et décharnée.

>> Lire aussi : Soigner les enfants de la "maison de l'horreur" en Californie sera long

Le couple faisait vivre leurs enfants dans des conditions immondes. Ils les attachaient à leurs lits pendant plusieurs semaines consécutives parfois, sans leur permettre d'aller aux toilettes, ne les laissant se laver qu'une ou deux fois par an.

David et Louise Turpin achetaient de la nourriture pour eux-mêmes, sans en donner à leurs enfants. Le couple ramenait des gâteaux que les enfants pouvaient regarder mais pas manger.

Les enfants sont si décharnés qu'ils font beaucoup plus jeune que leur âge. Les policiers pensaient que les sept enfants âgés de plus de 18 ans étaient encore mineurs, a dit Mike Vasquez, adjoint du shériff du comté de Riverside.

Selon le procureur, Mike Hestrin, la famille avait déménagé à Perris en 2014, après avoir vécu au Texas et dans une autre ville de Californie.

VISITES INTERDITES

Cette affaire hors du commun a soulevé des questions sur la manière dont David et Louise Turpin ont pu maintenir leurs enfants dans de telles conditions sans éveiller les soupçons de leurs voisins ou des autorités.

De l'extérieur, rien ne distinguait particulièrement la maison des Turpin, située dans des lotissements assez récents.

Les voisins et les membres de la famille n'ont pas pu apporter de réel éclairage sur les motivations et les agissements du couple.

Les deux parents auraient pu agir ainsi parce qu'ils avaient scolarisé leurs enfants à domicile, évitant ainsi qu'ils ne soient en contact avec d'autres personnes.

Rétrospectivement, la soeur de Louise Turpin a estimé qu'il y avait des signaux d'alerte.

Les visites étaient interdites, de même que des discussions avec les enfants via Skype, a expliqué mercredi Elizabeth Jane Flores sur la chaîne de télévision NBC News.

Kimberly Milligan, une femme de 50 ans voisine des Turpin, a déclaré qu'elle s'étonnait de ne pas voir ni d'entendre ces enfants. Une fois, elle en a croisé trois d'entre eux, qui ne "voulaient pas avoir de conversation".

Pour elle, "des jeunes de 20 ans n'agissent pas comme ça".

Avec Reuters

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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

Trump se réjouit du rapport Mueller, dénonce une "arnaque"

Le président des États-Unis, Donald Trump, s'exprime lors du forum des dirigeants de la NRA-ILA lors de la réunion annuelle et des expositions du NRA au Kay Bailey Hutchison Convention Center à Dallas, Texas, 4 mai 2018.

Le président américain Donald Trump s'est réjoui jeudi des conclusions de l'enquête russe, qui a confirmé l'absence d'entente entre son équipe de campagne électorale et Moscou, mais ne le blanchit pas des soupçons d'entrave à la justice.

"C'est un bon jour pour moi", a lancé Donald Trump à la Maison Blanche au moment de la publication de ce rapport de plus de 400 pages après 22 mois d'enquête qui ont empoisonné ses deux premières années de mandat.

"Il ne faudra jamais que cela arrive à un autre président, cette arnaque", a-t-il ajouté à propos d'une enquête qu'il qualifie de "chasse aux sorcières".

Plus tôt, Donald Tump avait exulté sur Twitter en faisant une référence à la célèbre série "Game of Thrones".

"Pas de collusion, pas d'obstruction. Pour les rageux et les démocrates de la gauche radicale, c'est Game Over", était-il écrit sur une image de lui imitant une affiche de la série, où on le voit de dos sur fond d'un épais brouillard.

Le rapport final du procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016, a été publié jeudi par le ministère américain de la Justice.

Le document de plus de 400 pages est expurgé de ses données confidentielles.

Robert Mueller établit l'absence d'entente entre l'équipe de campagne électorale de Donald Trump et Moscou mais conclut ne pas être "en mesure" d'exonérer le président américain des soupçons d'entrave à la justice.

Trump: "Pas d'obstruction, pas de collusion"

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Trump "n'a pas agi" pour entraver l'enquête russe, selon son ministre de la Justice

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Le président américain Donald Trump n'a rien fait pour entraver l'enquête russe, a affirmé jeudi son ministre de la Justice Bill Barr peu avant la publication du rapport très attendu du procureur spécial Robert Mueller.

Le "président n'a pas agi pour priver le procureur spécial des documents et témoins nécessaires pour mener à bien son enquête", a affirmé Bill Barr. Les avocats personnels de Donald Trump ont pu lire ce rapport de 400 pages dans sa version expurgée "plus tôt cette semaine". Ils "n'ont pas été autorisés" à faire de coupes supplémentaires et "n'en ont pas exigé", a précisé le ministre.

Par ailleurs, L'enquête russe a prouvé qu'il n'y avait "pas eu de coopération" entre Donald Trump et les Russes qui ont tenté de peser sur la présidentielle de 2016, a déclaré jeudi le ministre américain de la Justice.

"Grâce à l'enquête rigoureuse du procureur spécial, nous savons que les agents russes qui ont mené ces efforts n'ont pas eu la coopération du président Trump ou de membres de son équipe de campagne", a dit Bill Barr lors d'une conférence de presse en amont de la publication du rapport final du procureur Robert Mueller

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