Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Égypte

Après des années de brouille, l’émir du Qatar se rend en Égypte

La dernière visite de cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe.

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, est arrivé vendredi en Egypte pour sa première visite depuis des années, un an et demi après la reprise des relations entre Le Caire et cet Etat gazier du Golfe, a indiqué la présidence égyptienne.

Accueilli à sa descente d'avion par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, l'émir est en Egypte pour la première fois depuis sept ans.

Rompues durant trois ans, les relations diplomatiques entre les deux pays n'ont repris qu'en janvier 2021, dans le cadre d'une réconciliation scellée entre le Qatar et quatre pays arabes. L'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn avaient mis fin en juin 2017 à leurs relations avec le Qatar, accusé notamment d'être trop proche de l'Iran et de soutenir les Frères musulmans, des accusations niées par Doha.

Cette confrérie née en Egypte dans les années 1920 a essaimé dans l'ensemble du monde arabe, avant d'être interdite en Egypte dans la foulée du renversement de l'islamiste Mohamed Morsi par le président actuel Abdel Fattah al-Sissi.

La dernière visite de l’émir du Qatar en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe et depuis janvier 2021, les deux chefs d'Etat ne se sont vus qu'à deux reprises, toujours en marge de sommets à l'étranger. Cette visite en Egypte intervient quelques jours après celle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui s'est également rendu en Jordanie et en Turquie.

Autre signe de la détente des relations entre les deux pays, le Qatar avait annoncé fin mars qu'il allait investir 4,5 milliards d'euros en Egypte, tandis que le géant qatari des hydrocarbures QatarEnergy avait signé un accord avec l'Américain ExxonMobil pour acquérir une participation de "40% dans un bloc d'exploration au large de l'Egypte", sans en préciser le montant.

Doha et Le Caire, deux grands alliés des Américains au Moyen-Orient, sont également régulièrement à la manoeuvre diplomatique lors des conflits dans la bande de Gaza.

Toutes les actualités

Barrage sur le Nil: démarrage d'une deuxième turbine

Barrage sur le Nil: démarrage d'une deuxième turbine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:55 0:00

Une étudiante égyptienne poignardée par un camarade

Mohamed Adel (au centre) lors de son procès pour le meurtre de Nayera Achraf, fin juin.

Le parquet égyptien a annoncé tôt mercredi avoir placé en détention un étudiant pour le meurtre d'une camarade ayant refusé ses avances, deux mois après qu'un assassinat similaire avait provoqué l'indignation dans le pays.

Il y a deux semaines, un tribunal demandait à diffuser en direct l'exécution du meurtrier de Nayera Achraf, une étudiante poignardée à mort devant son université en juin pour "dissuader le plus grand nombre".

Mardi pourtant, un Égyptien de 22 ans a "poignardé à plusieurs reprises avec un couteau la victime, Salma", à quelques pas du palais de justice de Zagazig, rapporte le parquet. Elle aussi âgée de 22 ans selon la presse locale, la victime étudiait le journalisme dans cette ville à 60 km au nord du Caire.

Le meurtrier présumé risque désormais la peine de mort dans le pays qui distribue le plus de peines capitales au monde pour avoir tué celle que de nombreux Égyptiens appellent désormais "la nouvelle Nayera Achraf" sur les réseaux sociaux, où l'affaire fait débat.

Pour beaucoup d'internautes, "Salma a été assassinée simplement parce qu'elle est née femme dans une société misogyne". Mais dans le pays conservateur, de nombreux autres blâment la jeune fille qui "n'aurait pas dû être amie avec un homme". "Tant qu'il y aura des sympathisants qui donnent des excuses aux auteurs de ces crimes, ils continueront", conclut une autre internaute.

Les Égyptiennes se disent régulièrement exposées à la violence et lésées par la loi, dans un pays où l'islam rigoriste n'a cessé de gagner du terrain depuis les années 1970. Selon les autorités, près de huit millions de femmes avaient subi des violences en 2015 de la part d'un époux, d'un proche ou d'un étranger dans l'espace public.

Une route pour faciliter le commerce dans la zone EAC; réunion de l'Opep

Une route pour faciliter le commerce dans la zone EAC; réunion de l'Opep
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

La livre égyptienne au plus bas pour la 2e fois de son histoire

La Banque centrale achetait lundi un dollar à 19,01 livres, alors que celui-ci s'échangeait encore à 15,6 livres en mars, soit une chute de près de 22%.

La livre égyptienne a plongé lundi à son deuxième plus bas historique, s'échangeant à plus de 19 livres pour un dollar, un chiffre qui n'avait été atteint qu'une seule fois, lors de la brutale dévaluation de l'hiver 2016.

La Banque centrale achetait lundi un dollar à 19,01 livres, alors que celui-ci s'échangeait encore à 15,6 livres en mars, soit une chute de près de 22%.

L'Egypte a dévalué sa monnaie le 21 mars, face à une inflation galopante. Le plus peuplé des pays arabes, premier importateur mondial de blé --principalement venu de Russie et d'Ukraine, souffre des conséquences du conflit déclenché en février.

L'inflation atteint aujourd'hui 15% en Egypte, portée par une hausse des prix des denrées alimentaires atteignant jusqu'à 66%.

Fin juin, la Banque mondiale a alloué une aide de 500 millions de dollars à l'Egypte pour y renforcer la sécurité alimentaire.

Sur les 103 millions d'Egyptiens, 30 millions sont considérés comme pauvres et autant d'autres sont dans la précarité, selon la Banque mondiale.

Quelque 71,5 millions d'Egyptiens dépendent du programme étatique de subventions alimentaires qui inclut le pain, mais aussi le riz, le sucre ou encore les pâtes.

L'agence Moody's estime désormais que l'Egypte risque de connaître des troubles sociaux graves en raison de la crise économique. Elle a changé son évaluation de "stable" à "négatif".

Elle s'inquiète notamment de la fonte des réserves en devises, passées de 41 milliards de dollars en février à 33,4 milliards fin juin, selon la Banque centrale. Et ce malgré le dépôt fin mars par l'Arabie saoudite, grand allié du régime d'Abdel Fattah al-Sissi, de cinq milliards de dollars à la Banque centrale égyptienne.

Le Caire est en discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau prêt, alors que le budget du pays d'environ 160 milliards de dollars est grévé par une dette publique qui atteint 90% du PIB.

Pétrole et diamants: Abidjan et Luanda font de nouvelles découvertes

Pétrole et diamants: Abidjan et Luanda font de nouvelles découvertes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:27 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG