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Présidentielle de 2020 : Alassane Ouattara se veut rassurant


Alassane Ouattara lors d'un congrès extraordinaire du RDR à Abidjan, le 5 mai 2018.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a assuré lundi à Abidjan que la présidentielle de 2020 "se passerait bien" malgré les "inquiétudes" de nombreux Ivoiriens qui craignent que le pays ne sombre à nouveau dans une crise et des violences post-électorales.

"Les élections de 2020 se passeront très bien alors arrêtons de nous faire peur ! De dire qu'il y aura des problèmes en 2020. Il y n'a rien en 2020 ! Tout ira bien", a-t-il lancé lors d'une cérémonie de voeux du Nouvel An.

Le président ivoirien a souligné qu'il improvisait cette partie de son discours après les voeux des représentants des différentes confessions religieuses et chefs traditionnels, qui ont fait part des inquiétudes des populations.

"Je suis confiant quant aux élections de 2020. J'entends beaucoup d'inquiétudes à ce sujet. Je peux vous dire que 2020 se passera bien, même très bien (..) Je vous en donne l'assurance. Si 2015 s'est bien passé pourquoi 2020 ne le serait pas ? Je fais confiance aux Ivoiriens, je fais confiance en nos institutions", a-t-il déclaré

"Je tiens à la stabilité de notre pays, à la paix en Côte d'Ivoire et vous pouvez me faire confiance : nul ne sera en mesure de troubler cette paix tant que je serai à la tête de la Côte d'Ivoire".

De nombreux Ivoiriens, mais aussi de nombreux observateurs, craignent des troubles pour la présidentielle de 2020 qui est déjà dans toutes les têtes. Le président Ouattara n'a normalement pas le droit de se représenter après deux mandats et la coalition présidentielle composée essentiellement de son parti et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ancien président Henri Konan Bédié a explosé cette année.

De plus, le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ancien président Laurent Gbagbo devrait revenir sur la scène après des années de boycottage des scrutins alors que l'éventuelle candidature de l'ancien chef de la rébellion Guillaume Soro alimente tous les fantasmes.

Cette recomposition politique est source de tension comme l'ont démontré les violences lors des municipales d'octobre et alors que la situation est tendue dans l'ouest du pays avec des heurts fréquents entre communautés.

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