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Présidentielle 2020: le maire démocrate de New York se lance malgré les sceptiques

Le maire de New York, Bill De Blasio

Malgré des médias hostiles et des sondages défavorables, le maire de New York Bill de Blasio s'est lancé jeudi dans la course à la présidentielle américaine 2020, devenant le 23e candidat démocrate à vouloir chasser Donald Trump de la Maison Blanche.

"Nous allons donner la priorité aux Américains qui travaillent", a déclaré ce maire très à gauche, lors de sa première conférence de presse de candidat à Manhattan. "Je sais que c'est possible car je l'ai fait, ici dans la plus grande et la plus dure ville d'Amérique".

"Beaucoup d'Américains ont du mal à croire au rêve américain actuellement, nous devons le restaurer", a-t-il ajouté, aux côtés de sa femme Chirlane McCray, auteure et figure politique noire, avec en toile de fond la Statue de la Liberté, devenue un symbole anti-Trump.

Il s'est targué de connaître "tous les tours" de Donald Trump, le président américain ayant passé toute sa vie à New York avant d'être élu président.

"Je vais continuer à l'appeler +Don l'escroc+. Tous les New-Yorkais savent reconnaître un escroc", a-t-il déclaré. "Je sais comment le prendre, ça fait des décennies que je le regarde faire".

Donald Trump, attendu jeudi soir dans sa ville natale pour la première fois depuis des mois, a réagi à l'annonce par un tweet qualifiant Bill de Blasio de "pire maire des Etats-Unis" et assurant que "NEW YORK LE DETESTE".

Il a ensuite réitéré ses critiques dans une vidéo, apparemment enregistrée depuis l'avion présidentiel et postée sur Twitter, se disant certain que sa campagne allait tourner court avant de conclure: "Je lui souhaite bonne chance, mais vous feriez mieux de rentrer à New York et de faire votre boulot pour le peu de temps qu'il vous reste!"

- Sondages décourageants -

Des attaques présidentielles bienvenues pour M. De Blasio, qui pourraient aider à augmenter sa notoriété et à lever des fonds, soulignaient jeudi certains commentateurs.

Car pour l'instant, ses ambitions présidentielles ont été accueillies par le mépris, d'autant que le maire arrive tardivement dans une arène démocrate déjà bien remplie.

Bien qu'il ait voyagé ces derniers mois pour tâter le terrain avant de se présenter - notamment dans l'Etat de l'Iowa où il devait faire sa première escale de campagne vendredi - les sondages, dominés jusqu'ici par l'ex-vice-président Joe Biden et le sénateur du Vermont Bernie Sanders, ont été décourageants pour lui.

Une étude publiée début avril par l'université Quinnipiac indiquait que 76% des New-Yorkais ne voulaient pas le voir se lancer dans la bataille.

Mais "le sondage qui compte, c'est l'élection", a martelé jeudi M. de Blasio. "Ce n'est pas là où vous commencez, c'est là où vous finissez".

Marié depuis 1994 à Chirlane McCray, avec qui il a eu deux enfants, il reste populaire dans la communauté afro-américaine. Mais les Hispaniques sont partagés et les Blancs majoritairement critiques de son mandat, même s'il a été facilement réélu pour quatre ans en 2017, faute de grosses pointures pour le concurrencer.

- Proche de Bernie Sanders -

Elu pour en novembre 2013 pour succéder au milliardaire Michael Bloomberg, sur la promesse de réduire les inégalités dans une ville où elles sont souvent flagrantes, cet ex-partisan des Sandinistes du Nicaragua a défendu avant d'autres des positions très à gauche, proches de celles de Bernie Sanders, désormais en vogue chez les démocrates.

Enchaînant les interventions pour son premier jour de campagne, il a égrené les mesures destinées à réduire les inégalités adoptées sous son mandat dans la capitale financière américaine: maternelle gratuite pour tous, couverture santé gratuite pour ceux qui n'en ont pas, relèvement du salaire minimum à 15 dollars de l'heure, lois pionnières pour lutter contre le changement climatique et les émissions des bâtiments.

Et face aux nombreuses arrestations d'immigrés clandestins par l'administration Trump, il a multiplié les mesures pro-migrants, revendiquant l'image de ville-monde de New York.

Outre les 22 autres candidats déjà en lice, le maire va devoir affronter des médias new-yorkais féroces à son égard: ils dénoncent pêle-mêle son absence de résultats tangibles face à la pauvreté, son manque de charisme, ses aller-retour quotidiens dans son ex-fief de Brooklyn pour faire sa gym, ou ses bisbilles avec le gouverneur démocrate de l'Etat, Andrew Cuomo.

La couverture du New York Post, tabloïd qui le déteste depuis toujours, montrait jeudi des gens pliés de rire à l'annonce de sa candidature.

Mais Bill de Blasio rappelle que personne ne croyait à ses chances d'emporter la mairie en 2013.

Alors conseiller municipal méconnu, il avait créé la surprise en recueillant 73% des voix face au républicain Joe Lhota, devenant le premier maire démocrate de New York depuis 1993.

Avec AFP

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Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

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