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Présidentielle 2020 : le maire démocrate de New York se lance malgré les sceptiques

Le maire de New York, Bill de Blasio, et son épouse, Chirlane McCray, arrivent à New York pour l'émission "Good Morning America"​​, le 16 mai 2019.

Les médias américains ont tout fait pour le dissuader, les sondages sont contre lui, mais le maire de New York Bill de Blasio a ajouté jeudi son nom à la longue liste de prétendants démocrates à la présidentielle 2020.

"Donald Trump doit être arrêté", "il est temps de donner la priorité aux gens qui travaillent", déclare Bill de Blasio dans une vidéo de 3 minutes annonçant sa candidature, et mise en ligne tôt jeudi matin.

Il devait être interviewé sur l'émission "Good Morning America", avant d'inaugurer un nouveau musée érigé au pied de la Statue de la Liberté. Puis partir vendredi pour l'Iowa, Etat-clé pour les primaires démocrates.

Si l'adage veut que le poste de maire de New York soit "le deuxième le plus difficile" des Etats-Unis - après celui de président - Bill de Blasio, 58 ans, qui défend des positions très à gauche, semble être seul, pour l'instant, à croire à ses chances.

Bien qu'il réfléchisse depuis des mois sur sa candidature, voyageant à travers le pays, aucun sondage n'est venu l'encourager.

Le dernier le mentionnant, publié début avril par l'université Quinnipiac, indiquait que, même parmi les New-Yorkais, 76% des électeurs ne voulaient pas le voir se lancer dans la bataille, 18% seulement y étant favorables.

Marié à une femme noire avec qui il a eu deux enfants, Bill de Blasio est populaire dans la communauté noire. Mais, selon les sondages, les Hispaniques sont partagés et les Blancs majoritairement critiques de son mandat, même s'il a été facilement réélu pour quatre ans en 2017, faute de grosses pointures pour le concurrencer.

- Proche de Bernie Sanders -

Elu pour la première fois en novembre 2013 pour succéder au milliardaire Michael Bloomberg, sur la promesse de réduire les inégalités dans une ville où elles sont souvent flagrantes, il a défendu avant d'autres des positions très à gauche désormais en vogue chez les démocrates.

Plus proche des positions de Bernie Sanders que d'Hillary Clinton pendant la campagne 2016 - même s'il dirigea la campagne victorieuse de celle-ci pour le Sénat en 2000 - cet ex-partisan des sandinistes du Nicaragua a introduit à New York l'école maternelle gratuite pour tous, relevé le salaire minimum à 15 dollars de l'heure, et annoncé une couverture santé universelle.

Face aux nombreuses arrestations de migrants clandestins par l'administration Trump, il a multiplié les mesures pro-migrants, revendiquant l'image de ville-monde de New York.

Il a aussi entériné récemment un paquet de lois municipales qui se veulent pionnières face au changement climatique.

Lundi, en prélude à sa campagne, il est allé les promouvoir dans le hall de la Trump Tower, siège de la Trump Organization et gratte-ciel cité parmi les plus polluants de la ville.

A suivi un beau chahut, des pro-Trump étant venus contre-manifester. Puis un échange acerbe sur Twitter avec les fils du président, qui gèrent la Trump Organization et l'ont accusé notamment d'"abus de pouvoir".

Pour se distinguer des 22 autres candidats démocrates déjà en lice, Bill de Blasio se targue dans sa vidéo d'avoir fait de la première métropole américaine "la grande ville la plus sûre des Etats-Unis", avec une baisse continue des homicides pendant son mandat. Mais son credo principal, comme lors de sa campagne pour la mairie de New York, porte sur la réduction des inégalités.

"Il y a beaucoup d'argent dans le monde, il y a beaucoup d'argent dans ce pays, il est juste entre les mauvaises mains", dit-il dans la vidéo, une phrase qu'il a beaucoup répétée à New York.

- Médias féroces -

Mais le maire devra faire face à des médias féroces à son égard : ils dénoncent pêle-mêle son absence de résultats tangibles face à la pauvreté, son manque de charisme, ses allers-retours quotidiens dans son ex-fief de Brooklyn pour faire sa gym, ou ses bisbilles avec le gouverneur démocrate de l'Etat, Andrew Cuomo.

Dans ce contexte, plusieurs de ses collaborateurs ont même confié être contre sa candidature.

Mais Bill de Blasio aime rappeler que personne ne croyait à ses chances d'emporter la mairie en 2013. Lui qui était alors un conseiller municipal méconnu avait créé la surprise en recueillant 73% des voix face au républicain Joe Lhota, devenant le premier maire démocrate de New York depuis 1993.

"J'ai souvent été bon dernier dans les sondages quand je me suis présenté", disait-il fin janvier. "Ce n'est pas comment vous commencez la course qui compte, c'est comment vous la finissez."

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Le réseau social TikTok victime collatérale du conflit sino-américain

Les drapeaux de la Chine et des États-Unis sont visibles près d'un logo TikTok dans cette photo d'illustration prise le 16 juillet 2020. REUTERS/Florence Lo/Illustration

Le fondateur de ByteDance, maison mère du réseau social TikTok menacé d'interdiction aux Etats-Unis, a indiqué lundi que ses équipes travaillaient dur pour obtenir "la meilleure issue possible" à la crise, selon un média officiel chinois.

Ses propos interviennent au moment où des discussions se poursuivent entre le groupe basé à Pékin et Microsoft pour que ce dernier rachète la branche américaine de la plateforme de vidéos, populaire auprès des jeunes.

TikTok est très utilisé par les 15-25 ans et compte environ un milliard d'utilisateurs dans le monde. Il permet de créer, partager et visionner de courts clips généralement musicaux, décalés ou humoristiques.

Dans un contexte de tensions sino-américaines, les Etats-Unis accusent depuis plusieurs mois la plateforme de pouvoir être utilisée par la Chine à des fins de surveillance. Ils n'ont cependant pas fourni jusqu'ici de preuves.

TikTok a toujours fermement démenti tout partage de données avec Pékin.

"TikTok pourrait être forcé de vendre ses activités américaines" et "les produits TikTok pourraient être bloqués aux États-Unis", a indiqué Zhang Yiming, le fondateur de ByteDance, dans un courriel envoyé à ses employés et cité par le quotidien officiel Beijing Daily.

"Nous sommes confrontés à une pression externe accrue sur certains marchés. Ces dernières semaines, les équipes impliquées dans la réponse (à cette crise) se relayent jour et nuit et font des heures supplémentaires. Cela afin d'obtenir la meilleure issue possible", a-t-il poursuivi.

Microsoft a confirmé dimanche que des négociations étaient toujours en cours pour racheter la branche américaine de TikTok à ByteDance. Le géant informatique de Seattle espère que les pourparlers aboutiront d'ici le 15 septembre.

Depuis quelques jours, Donald Trump et ses conseillers profèrent des menaces contre l'application. Le président américain avait déclaré vendredi qu'il voulait interdire TikTok et s'était même montré opposé à un rachat par Microsoft.

Une position qu'il a assouplie après l'opposition de nombreux utilisateurs du réseau social. En particulier celle des créateurs de contenus qui tirent un revenu de leurs vidéos publiées sur l'application.

"Nous ne sommes pas d'accord avec cette décision" de forcer la vente de TikTok, a souligné Zhang Yiming. "Car nous nous sommes toujours engagés à garantir la sécurité des données des utilisateurs, ainsi que la neutralité et la transparence de la plateforme."

Donald Trump devrait "passer à l'action dans les prochains jours" contre TikTok et d'autres applications liées à des entreprises chinoises, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Selon le Global Times, un quotidien chinois à tendance nationaliste, "en interdisant Huawei, les États-Unis vont prendre du retard dans la technologie 5G. En bloquant TikTok, les États-Unis vont porter un coup à la foi dans la liberté et la démocratie".

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Amazon va investir 10 milliards dans l'internet depuis l'espace

Jeff Bezos, fondateur d'Amazon et Blue Origin, à l'occasion du JFK Space Summit, célébrant le 50e anniversaire de l'atterrissage sur la lune, à Boston, Massachusetts, États-Unis, le 19 juin 2019.

Amazon a obtenu l'approbation des autorités américaines pour déployer une constellation de plus de 3.000 satellites en orbite basse, censés fournir de l'internet à haut débit partout dans le monde.

Le géant du commerce en ligne va investir 10 milliards de dollars dans son "Project Kuiper", a-t-il fait savoir jeudi lors de la publication de très bons résultats trimestriels.

Le Project Kuiper de Jeff Bezos, patron du groupe et homme le plus riche au monde, compte 3.236 satellite. Il doit permettre d'amener de la connectivité aux zones actuellement non couvertes.

Il visera d'abord les zones blanches des Etats-Unis, puis dans le monde entier, et pourrait alimenter des réseaux sans-fils et 5G.

"Nous avons entendu tellement d'histoires récemment sur les personnes qui ne peuvent pas travailler ou étudier parce qu'ils n'ont pas d'internet fiable à la maison", a déclaré Dave Limp, vice-président d'Amazon.

"Kuiper va changer cette situation. Nos 10 milliards d'investissements vont créer des emplois et les infrastructures américaines vont nous aider à combler le fossé".

Le projet ciblera en priorité les foyers, ainsi que les écoles, hôpitaux, entreprises et d'autres organisations, et pourra rétablir les télécommunications en cas de catastrophe naturelle.

Plusieurs entreprises se sont déjà positionnés sur le créneau de l'internet depuis l'espace.

Le mastodonte SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a déjà déployé la constellation Starlink qui compte quelque 300 satellites en orbite et ambitionne d'en lancer jusqu'à 42.000.

En Europe, le gouvernement britannique, associé au conglomérat indien Bharti, a été choisi comme repreneur de l'opérateur de satellites en faillite Oneweb, qui porte un projet similaire.

Twitter suspend le compte de l'ancien chef du Ku Klux Klan David Duke

David Duke, ancien chef du Ku Klux Klan (KKK), à Baton Rouge, en Louisiane, le 22 juillet 2016. (AP Photo/Max Becherer)

Twitter a confirmé vendredi avoir fermé le compte de l'ancien chef du Ku Klux Klan (KKK) et tenant du suprémacisme blanc David Duke pour avoir publié des contenus à caractère haineux sur le réseau social.

Selon un porte-parole de la plateforme, le compte "a été suspendu de manière permanente pour avoir enfreint à plusieurs reprises la politique en matière de conduite haineuse de Twitter".

Les messages ayant conduit à cette décision n'ont pas été divulgués.

Dans sa charte, l'entreprise indique proscrire les publications incitant à la violence contre les personnes en "se fondant sur la race, l'origine ethnique, la nationalité, la caste, l'orientation sexuelle, l'appartenance religieuse, l'âge, le handicap ou toute maladie grave".

Présent sur Twitter depuis septembre 2009, David Duke y comptait un peu plus de 53.000 abonnés.

Célèbre personnalité publique d'extrême droite, M. Duke a été le chef de file de l'organisation raciste KKK durant les années 1970 avant de prendre officiellement ses distances avec le mouvement à la fin de cette décennie.

Il demeure néanmoins défenseur de la théorie de la supériorité de la race blanche, révisionniste, et s'en prend très régulièrement aux juifs.

M. Duke, 70 ans, a accompli un mandat de député en Louisiane entre 1989 et 1992 et a passé près d'un an et demi en prison au début des années 2000 pour fraude fiscale.

Il s'était déclaré en faveur de Donald Trump lors de la primaire présidentielle républicaine de 2016, un soutien que le milliardaire avait rechigné à désavouer avant de s'y résoudre.

La chaîne YouTube de David Duke avait été supprimée fin juin lors d'une vaste opération contre des chaînes diffusant des contenus suprémacistes et racistes.

Les réseaux sociaux sont fréquemment accusés de laxisme par des organisations de défense des droits civils et des personnalités politiques au sujet de la modération de publications promouvant la haine ou la désinformation.

Facebook, qui fait l'objet des critiques les plus vives, est sous le coup d'un boycott publicitaire sans précédent, suivi par plus de 1.000 annonceurs, pour l'obliger à mieux réguler ce genre de messages.

La semaine dernière, Twitter a supprimé plus de 7.000 comptes liés à la mouvance pro-Trump "QAnon", qui répand des théories du complot en ligne.

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