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Poutine rencontre Assad à la veille d'un sommet Russie-Iran-Turquie sur la Syrie

Bachar al-Assad et Vladimir Poutine, Sotchi, Russie, le 20 novembre 2017

Vladimir Poutine a rencontré lundi soir le président syrien Bachar al-Assad à Sotchi, dans le sud-ouest de la Russie, à deux jours d'un sommet tripartite Russie-Iran-Turquie visant à trouver un règlement politique à la crise en Syrie.

"Vladimir Poutine a tenu des négociations avec le président syrien Bachar al-Assad qui s'est rendu en Russie pour une visite de travail", a annoncé mardi le Kremlin dans un communiqué.

Le maître du Kremlin a "félicité" le président syrien pour ses résultats dans la lutte contre le terrorisme, proche d'une défaite "inévitable et définitive", et estimé qu'il fallait "passer au processus politique", lors de cette rencontre, qui a eu lieu dans la résidence d'été de M. Poutine dans la station balnéaire de Sotchi.

Mercredi, un sommet tripartite réunira dans cette ville sur les bords de la mer Noire les présidents russe, turc et iranien pour la première d'une série de réunions internationales visant à relancer le processus de paix en Syrie maintenant que l'armée de Bachar al-Assad a pris l'avantage face aux rebelles et au groupe Etat islamique.

Selon M. Poutine, la rencontre avec le président syrien visait avant tout à discuter du "règlement politique et pacifique à long terme" en Syrie où six ans de conflit ont fait au moins 330.000 morts et des millions de réfugiés.

Le président russe a également informé son homologue syrien qu'il allait s'entretenir mardi au téléphone avec le président américain Donald Trump pour des "consultations" sur la situation en Syrie.

"Nous avons intérêt à faire avancer le processus politique (...). Nous ne voulons pas regarder en arrière et nous sommes prêts à un dialogue avec tous ceux qui souhaitent vraiment aboutir à un règlement politique", a souligné pour sa part Bachar al-Assad, selon ses propos traduits en russe.

- peuple syrien reconnaissant -

Il a également exprimé à Vladimir Poutine "la reconnaissance du peuple syrien" pour l'aide de la Russie dans la défense "de l'intégrité territoriale et de l'indépendance" de la Syrie.

Lancée en 2015, l'intervention militaire russe en Syrie a changé la donne en permettant notamment à l'armée syrienne de ravir à l'EI la cité antique de Palmyre et chasser les rebelles de leur bastion d'Alep, dans le nord.

Les forces du régime syrien ont chassé dimanche soir les djihadistes de Boukamal, dernier fief urbain en Syrie de l'EI qui a perdu la quasi-totalité de son territoire.

La Russie est également parrain avec l'Iran et la Turquie des négociations d'Astana réunissant sept fois cette année régime et opposition dans la capitale kazakhe.

Moscou et Téhéran, alliés de Damas, et Ankara, soutien des rebelles syriens, ont réussi dans ce cadre à mettre en place des "zones de désescalade" dans les régions d'Idleb (nord-ouest), de Homs (centre), dans la Ghouta orientale, près de Damas, ainsi que dans le sud.

Ces mesures ont permis de faire baisser la tension sur le terrain mais Moscou cherche désormais à trouver un débouché politique à ce processus qui s'est jusqu'à présent concentré sur les questions militaires.

- Ankara flexible sur Assad -

Toutes les tentatives de mettre fin à la guerre se sont pour l'instant heurtées au sort du président Bachar al-Assad.

Mais pour Timur Akhmetov, expert du Conseil russe des affaires étrangères basé à Ankara, "pour l'instant, il est plus important pour la Turquie de garder son mot à dire dans de futures négociations politiques que de voir Assad quitter le pouvoir".

La dernière initiative russe visant à réunir régime et opposition en Russie a été reçue froidement par les rebelles et aucune date n'a été fixée pour cette rencontre évoquée d'abord pour le 18 novembre et désormais espérée début décembre.

En attendant, les différentes factions de l'opposition syrienne se réunissent à partir de mercredi à Ryad à l'invitation de l'Arabie saoudite, qui parraine le Haut Comité des Négociations (HCN) regroupant des groupes rebelles opposés au régime syrien.

Leur objectif est d'unifier leurs positions en vue de la reprise des négociations à Genève le 28 novembre qui doivent se concentrer sur la rédaction d'une nouvelle constitution et la tenue d'élections.

Ce processus a reçu le soutien de Vladimir Poutine et Donald Trump mi-novembre dans une déclaration commune rare vu l'état des relations entre Moscou et Washington. Mais le conflit syrien continue de donner lieu à des passes d'armes quasi quotidiennes entre les deux pays, compliquant tout rapprochement.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

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