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RDC

Poursuites demandées en Ituri contre les manifestants qui ont exhibé la tête d'une femme décapitée

Areti, 37 ans, du village de Joo (Mahagoi) dans la province de l'Ituri en RDC, s’est réfugiée, avec sa famille, en Ouganda, 12 avril 2018. (Twitter/MSF).

Des poursuites ont été demandées vendredi contre les manifestants qui ont exhibé la tête d'une jeune femme décapitée pour protester contre les tueries de civils en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

La police a dénoncé "la jeunesse iturienne (...) qui se permet de se promener avec les parties d'un cadavre humain", ainsi que les internautes qui publient "les images de cadavres humains sur les réseaux sociaux".

Ces jeunes ont manifesté mercredi après la découverte des corps de cinq civils près de Bunia, le chef-lieu provincial. Trois nouveaux corps ont été retrouvés jeudi.

Ils ont été dispersés par la police, qui a parlé de cinq personnes interpellées.

La photo du manifestant avec la tête d'une victime à la main a été relayée par plusieurs compte congolais sur Twitter.

"Jean Bamanisa (le gouverneur de l'Ituri, NDLR) a raison : ceux qui ont paradé avec la tête décapitée d'une victime des tueries qui se poursuivent en Ituri doivent être poursuivis. C'est contraire à la dignité humaine et c'est aussi terrifiant que le crime lui-même", selon le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha). "En même temps, il faut arrêter ces massacres", ajoute Lucha sur Twitter.

Des dizaines de civils ont été massacrés en Ituri depuis le 10 juin et des dizaines de milliers ont pris la fuite.

Début juillet en Ituri, le président Félix Tshisekedi a annoncé que des opérations militaires d'"envergure" avaient pu "amoindrir" les miliciens locaux accusés d'être à l'origine des massacres.

L'armée a affirmé avoir tué 19 miliciens entre mercredi et vendredi dans leur fief de la forêt de Wago. Quatre militaires sont morts pendant les combats, selon l'armée.

Ces tueries ravivent les douloureux souvenirs du conflit entre deux communautés de l'Ituri, les Lendu et les Hema, qui avait fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003.

Les autorités et les deux communautés évitent de parler d'une reprise du conflit, s'interrogeant sur une "main noire" derrière les tueries dans cette province frontalière de l'Ouganda riche en or et pétrole.

Les Hema s'estiment les principales victimes des tueries avec une autre communauté, les Alur, qui étaient visés, d'après des témoins, par ces derniers massacres avec décapitation.

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La justice congolaise condamne 14 personnes pour le meurtre des musiciens jumeaux en juillet

Max Nsenga Ntumba et Percé Muamba Ntumba, les deux jumeaux rappeurs du groupe Noir Jumeaux ou Jum Black.

Quatorze personnes ont été condamnées à mort pour le meurtre de frères jumeaux rappeurs brûlés vifs fin juillet dans une localité enclavée du sud-ouest de la  République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi d'un avocat de la partie civile.

Les quatorze hommes ont été "condamnés à mort hier (jeudi) pour le meurtre" de Max Nsenga Ntumba et Percé Muamba Ntumba, deux rappeurs de Kinshasa qui se trouvaient dans la province du Kongo-central, a déclaré à l'AFP Me Trésor Lobo, un des avocats de partie civile.

En RDC, la peine de mort peut être prononcée mais n'est pas appliquée et commuée en prison à perpétuité depuis 2003.

Au total 25 personnes ont été poursuivis dans cette affaire, neuf ont été acquittées faute de preuves suffisantes et les juges ont disjoints la procédure pour deux autres, a-t-il expliqué.

Les deux frères jumeaux, âgés de 28 ans, ont été battus à mort et brûlés vifs après avoir été accusés d'avoir tenté de voler la moto d'un conducteur qui les transportait, dans la nuit du 30 au 31 juillet.

L'acte avait provoqué l'émoi à Kinshasa et au Kongo-central, une région où les deux frères rappeurs étaient connus.

Enterrés d'abord dans une fosse commune, les jumeaux ont ensuite été exhumés et inhumés dans un cimetière de Kinshasa.

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