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Pourquoi les Etats-Unis dominent-ils le football féminin ?

Alex Morgan, attaquante de l'équipe américaine lors d'un match amical contre le Mexique le 26 mai 2019 à Harrison, New Jersey.

Les Américaines, championnes du monde en titre, sont l'équipe-référence du football féminin: revue des raisons de cette domination, avant leur entrée en lice dans le Mondial-2019, mardi à Reims contre la Thaïlande.

L'hégémonie en chiffres

Avec trois titres mondiaux et quatre médailles d'or olympiques, l'équipe des Etats-Unis a le plus beau palmarès du football féminin.

Depuis la première Coupe du monde, en 1991 en Chine, les Américaines sont toujours montées sur le podium en sept éditions du tournoi planétaire (trois fois sacrées, une fois deuxièmes, trois fois troisièmes).

Leur bilan olympique est encore plus impressionnant, même si elles restent sur une 5e place lors des JO-2016 de Rio, leur plus mauvais résultat dans un rendez-vous international.

Depuis l'apparition du foot féminin au programme des JO en 1996 à Atlanta, elles n'ont connu que deux défaites, pour 26 victoires et 5 nuls.

Les Américaines ont aussi remporté huit des dix éditions de la Gold Cup, la compétition-phare de la Concacaf, et n'ont jamais été classées en-dessous de la... 2e place au classement Fifa créé en 2003.

15,9 millions de joueuses

Pour mesurer l'importance du foot féminin aux Etats-Unis, deux chiffres: selon des données de la Fifa publiées en 2014, 15,9 des 30,1 millions de joueuses recensées dans le monde sont américaines.

"Ce qui frappe le plus, c'est la masse impressionnante de femmes qui jouent aux Etats-Unis dès le plus jeune âge à travers tout le pays", constate l'Anglais Mark Parsons, entraîneur du club du championnat professionnel féminin de Portland.

Le "soccer" féminin américain puise sa force et vitalité dans le système universitaire depuis qu'une loi promulguée en 1972, baptisée "Title IX", oblige les universités à créer des programmes sportifs dédiés exclusivement aux étudiantes.

"Le +Title IX+ a offert plus d'opportunités aux femmes de faire du sport et a mis en place un environnement compétitif pour les joueuses, ce qui a permis au final à l'équipe nationale d'exceller", analyse Amanda Duffy, présidente de la NWSL (Ligue pro féminine aux USA).

"Il y a actuellement 400, voire 500 équipes pour des joueuses de 18 à 22 ans, nulle part ailleurs dans le monde on ne voit ça", souligne Parsons.

Le technicien anglais, qui a entraîné l'équipe féminine de Chelsea, explique aussi la domination américaine par un état d'esprit instillé dès l'enfance: "On apprend ici aux enfants, dès le plus jeune âge, que tout ce qui importe, c'est gagner".

Professionnelles depuis 2001

Deux ans après le sacre à domicile de "Team USA" en 1999, le "soccer" féminin est entré dans l'ère professionnelle avec un premier championnat (WUSA) opposant huit équipes.

Cette première tentative n'aura duré que trois saisons, mais elle a donné naissance ensuite à la WPS en 2008, puis à la NWSL en 2013.

En 2018, la NWSL a battu pour la cinquième année consécutive son record de fréquentation (650.564 spectateurs par saison), soit une progression de 73% par rapport à 2013.

Avec une moyenne de 6.024 spectateurs par match, la NWSL est certes loin de la MLS, l'élite masculine nord-américaine (21.873), mais elle dépasse largement les championnats masculins de 2e et 3e divisions (4.916) et les autres ligues professionnelles féminines à travers le monde comme la W-League australienne (2.139).

"Plus de 50 joueuses ayant participé à la Coupe du monde 2015 évoluaient dans notre championnat. On table sur le même chiffre cette année en France, cela montre le niveau de notre championnat. Ca profite à tout le monde, à notre équipe nationale aussi", estime la présidente Duffy.

"En 2015, la victoire de la sélection américaine avait boosté notre fréquentation, les audiences TV et la vente des produits dérivés", rappelle-t-elle.

Plus fortes que les garçons

Quand les Américaines font la loi sur le football mondial, leurs collègues masculins affichent pour meilleur résultat un quart de finale de Coupe du monde (2002), si on excepte la demi-finale de 1930, lors d'une première édition expérimentale, sur invitations.

Pire, ils ont échoué à se qualifier pour la dernière Coupe du monde, l'été dernier, en Russie. Cette disparité de bilans s'explique par les spécificités du paysage sportif américain, selon l'ex-internationale Brandi Chastain.

"Les filles se sont mises au football car elles n'avaient pas ce que les garçons avaient avec le football américain, le basket et le baseball", estime la double championne du monde et double championne olympique.

"Le 'soccer' est devenu notre sport et on a tout fait pour en profiter au maximum", conclut Chastain.

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CAN 2019: Naby Keïta, un retour providentiel pour la Guinée

Le Guinéen Naby Keïta lors d'un match à Liverpool, le 26 avril 2019.

Pour la Guinée, son retour compte comme une victoire: Naby Keïta a contredit son entraîneur à Liverpool Jürgen Klopp, qui avait annoncé son forfait pour la CAN, en se rétablissant à temps pour rejoindre le Syli national, qui espère aller loin avec sa star.

Samedi, 62e minute: le milieu, après deux mois d'absence, remplace Mady Camara. Son impact est immédiat. Quatre minutes plus tard, François Kamano égalise pour sauver un point face à la surprise Madagascar (2-2) pour ses débuts.

"Son entrée nous a fait mal, évidemment. La Guinée est une très belle équipe", a reconnu le coach adverse Nicolas Dupuis. Avec son maître à jouer de retour, elle devient aussi un sérieux outsider, avant un beau test face au Nigeria, mercredi à Alexandrie.

"Il donne beaucoup, c'est un leader à sa manière. On a besoin de lui. Il nous fait profiter de son expérience des gros matches. Avec lui, c'est un plus", a déclaré à l'AFP l'attaquant de Dijon Sory Kaba.

CAN-2019: Koulibaly à "200% avec le Sénégal"
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Chez les Reds comme à la CAN, Keïta, 24 ans, vit dans l'ombre médiatique de l'Egyptien Mohamed Salah et du Sénégalais Sadio Mané. Mais Klopp, qui a déboursé 60 millions d'euros pour l'attirer de Leipzig, en a fait un titulaire dès sa première saison en Angleterre, dans un rôle plus défensif qu'en Bundesliga.

"C'est un très bon joueur, et il l'a montré depuis le début de la saison. Avec lui, on s'inscrit dans le long terme. De belles choses vont encore arriver", a déclaré le technicien allemand, au sujet de la progression de son joueur qui a découvert l'Europe, en Ligue 2, avec Istres.

Dépasser les quarts

Avec 33 matches, pour trois buts, le natif de Conakry ne s'est pas laissé impressionner par le lourd numéro qu'il porte, le 8, celui de la légende d'Anfield Steven Gerrard. Mais une blessure aux adducteurs en mai l'a éloigné de la finale de Ligue des champions gagnée contre Tottenham (2-0).

A en croire Klopp qui avait annoncé "une mauvaise nouvelle pour la Guinée", le joueur a failli tirer une croix sur la CAN. Le suspense a duré deux mois, jusqu'à sa réapparition sur la pelouse à Alexandrie, au plus grand soulagement du pays de 12 millions d'habitants qui vit pour son Syli.

En 2015, pour sa découverte de la compétition, Keïta avait débuté sur le banc lors de l'élimination par le Ghana (3-0) en quarts de finale, un stade qui n'a plus été dépassé par sa sélection depuis 1976. Non-qualifié en 2017, il revient avec une nouvelle génération, aux côtés de l'attaquant de Bordeaux Kamano ou du défenseur de Francfort Simon Falette.

C'est lui qui marque le but de la victoire face à la Côte d'Ivoire (3-2) à Abidjan lors des qualifications, un succès qui en dit long sur le potentiel de la Guinée.

Aller loin? "On va essayer de sortir d'abord de notre poule un peu difficile. On verra pour la suite", a commenté le Red, interrogé par la CAF.

Après avoir annoncé à tort le forfait de son milieu, Klopp pourra suivre son parcours en Egypte, avec un détail intéressant: en quarts de finale, Keïta pourrait croiser la route de Mohamed Salah.

NBA: le trophée de joueur ayant le plus progressé pour Pascal Siakam

Pascal Siakam, à droite, contre le grand défenseur des Golden State Warriors Draymond Green, finale NBA 2019, Toronto, Canada, le 30 mai 2019. (Kyle Terada-USA TODAY Sports)

L'ailier fort camerounais Pascal Siakam, sacré champion NBA avec Toronto mi-juin, a reçu lundi à Los Angeles le trophée de joueur NBA ayant le plus progressé lors de la saison 2018-19.

Siakam, 25 ans, était le grand favori pour ce trophée qui est attribué depuis 1986 et qui a notamment récompensé Boris Diaw (2006), Kevin Love (2011), Paul George (2013), Jimmy Butler (2015) et Giannis Antetokounmpo (2017).

Il est le premier joueur des Raptors et le premier Africain à être désigné "most improved player".

Venu au basket sur le tard, Siakam a fait ses débuts en NBA en 2016.

Il a terminé la saison régulière 2018-19, sa première comme titulaire, avec des moyennes de 16,9 points et 6,9 rebonds par match, contre 7,3 points et 4,5 rebonds par match en 2017-18.

Il a été encore plus productif durant les play-offs 2019 avec 19 points et 7,1 rebonds par match. En finale contre Golden State, battu 4 à 2 par Toronto, ses moyennes ont grimpé à 19,5 points et 7,5 rebonds.

"Ce trophée est quelque chose de fort pour moi, quand on voit mon parcours, j'espère que des enfants vont voir ça, s'en inspirer et penser que c'est possible pour eux aussi", a-t-il expliqué.

"Je suis content d'avoir ce trophée pour moi et pour ma famille, mais pour les enfants d'Afrique", a insisté Siakam.

Il a toutefois reconnu que le titre de champion NBA était ce qu'il allait retenir de sa saison 2018-19.

"Je suis quelqu'un qui privilégie l'équipe et à ce titre, il n'y a rien de mieux que d'être champions NBA, c'est le sommet et j'ai encore du mal à décrire ce que je ressens d'avoir remporté ce titre", a-t-il avoué.

L'ailier fort des Raptors a répété qu'il ne se fixait "aucune limite" pour l'évolution de sa carrière.

"Ce n'est que le début pour moi et il y a encore beaucoup de choses à venir", a-t-il conclu.

Avec AFP

Basket: Antetokounmpo détrône Harden pour le titre de meilleur joueur NBA

Giannis Antetokounmpo, le 28 septembre 2015.

L'ailier grec de Milwaukee Giannis Antetokounmpo a été sacré lundi à 24 ans meilleur joueur du Championnat NBA au nez et à la barbe de la superstar de Houston James Harden.

Les joueurs étrangers ont pris le pouvoir en NBA.

Si les votes pour les trophées NBA ont été enregistrés avant même le sacre de Toronto, première équipe canadienne à remporter le titre de champion NBA, le jury, formé de journalistes spécialisés, a distingué des talents venus d'ailleurs.

Antetokounmpo est ainsi devenu le deuxième Européen, après l'Allemand Dirk Nowitzki, sacré en 2007 sous le maillot de Dallas et tout jeune retraité des parquets, a soulevé le prestigieux trophée de MVP.

Le "Greek Freak", ou phénomène grec, comme le surnomme la presse américaine, a nettement devancé avec 941 points James Harden (Houston, 776 pts), sacré en 2018 et meilleur marqueur de la saison, et de Paul George (Oklahoma City, 356 pts).

L'ailier de Milwaukee, spectaculaire dans son jeu et infatigable, a permis aux Bucks de renouer avec leur glorieux passé.

La franchise rendue célébre dans les années 1970 par Kareem Abdul-Jabbar, a terminé la saison régulière avec le meilleur bilan (60 v-22 d) et a dominé Detroit (4-0) et Boston (4-1) en play-offs, avant de chuter en finale de la conférence Est face au futur champion Toronto (4-2).

"Je veux remercier mes coéquipiers et mes entraîneurs. Il faut plus qu'un joueur pour gagner autant de matches en une saison", a déclaré Antetokounmpo, en larmes, avant de rendre hommage à son père décédé en 2017.

- Larry Bird et Magic Johnson distingués -

"C'est juste le début. Mon but est de remporter le titre de champion NBA", a-t-il prévenu.

Le pivot français d'Utah Rudy Gobert est lui reparti avec le trophée de meilleur défenseur pour la deuxième année de suite.

L'international français a fini la saison 2018-19 sur une bonne note.

Statistiquement, il a réussi son meilleur exercice depuis se débuts en NBA en 2013 avec des moyennes de 15,9 points et 12,9 rebonds par match.

Mais il a aussi connu deux grosses désillusions avec l'élimination d'Utah (4-1) par Houston dès le premier tour des play-offs et une nouvelle non-sélection pour le All Star Game, le match qui oppose chaque année mi-février les meilleurs joueurs de la NBA.

"Il y a des déceptions, des victoires, des défaites, des choses positives, des choses négatives", a-t-il expliqué à l'AFP.

Signe supplémentaire de la mondialisation de la NBA, les trophées de meilleur "rookie" (débutant) et de joueur ayant le plus progressé sont revenus au Slovène Luka Doncic (Dallas) et au Camerounais Pascal Siakam (Toronto).

Siakam est d'ailleurs le seul champion NBA 2019 à avoir été récompensé.

Le trophée de meilleur entraîneur est revenu à Mike Budneholzer (Milwaukee), tandis que la NBA a décerné un trophée d'honneur commun aux deux légendes Larry Bird et Magic Johnson.

Avec AFP

CAN 2019: le Mali prend une belle avance en tête du groupe E

Les Aigles du Mali célèbrent avec leur entraîneur Alain Giresse après la victoire contre les Black Stars du Ghana en match disputé pour la troisième place de la CAN 2012 à Malabo, Guinée équatoriale, 11 février 2012.

Sans pitié. Le Mali a pris la tête du groupe E après sa victoire facile face à la Mauritanie (4-1), lundi lors de son entrée en lice dans la Coupe d'Afrique des nations.

Seule équipe victorieuse de la poule, les Maliens prennent ainsi une confortable avance sur leurs concurrents, avec leur trois points mais aussi à la différence de buts.

A l'inverse, la Tunisie, autre équipe attendue de ce groupe E, a fait une petite entrée dans le tournoi, en étant tenue en échec par l'Angola. Les hommes d'Alain Giresse devront donc rapidement se reprendre s'ils veulent assurer leur avenir dans la compétition. Prochain test vendredi face aux Aigles maliens.

Point du Groupe E de la Coupe d'Afrique des nations de football à l'issue des matches disputés lundi:

Lundi:

Mali - Mauritanie 4 - 1

Tunisie - Angola 1 - 1

Classement: Pts J G N P bp bc dif

1. Mali 3 1 1 0 0 4 1 3

2. Tunisie 1 1 0 1 0 1 1 0

. Angola 1 1 0 1 0 1 1 0

4. Mauritanie 0 1 0 0 1 1 4 -3

Reste à jouer (en heure GMT):

28/06 (14h30): Tunisie - Mali

29/06 (14h30): Mauritanie - Angola

02/07 (19h00): Angola - Mali

02/07 (19h00): Mauritanie - Tunisie

NDLR: Les 2 premières équipes qualifiées pour les quarts de finale

Les équipes à égalité sont départagées aux matches particuliers entre elles (points, puis différence de buts, puis meilleure attaque), puis à la différence de buts générale, puis à la meilleure attaque générale

Le Journal de la CAN 2019 du 24 juin avec Yacouba Ouédraogo

Le Journal de la CAN 2019 du 24 juin avec Yacouba Ouédraogo
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