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Porsche suspend la vente des modèles diesel 4x4 Cayenne aux Etats-Unis et au Canada

La Porsche Cayenne

Le scandale de tricherie sur les émissions polluantes de Volkswagen s'est étendu mardi avec la découverte d'"irrégularités" sur le niveau de CO2 de 800.000 véhicules.

La filiale nord-américaine de Porsche a annoncé mardi soir qu'elle cessait de vendre les Cayenne diesel des années modèle 2014 à 2016 "jusqu'à nouvel ordre", au lendemain d'accusations "inattendues" de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), selon lesquelles ces voitures auraient été équipées de logiciels truqueurs.

"Nous travaillons intensément à résoudre ce problème dès que possible", a-t-elle ajouté, sans commentaire sur le fond des accusations.

Colosse aux 12 marques et 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, le numéro deux mondial de l'automobile a annoncé par ailleurs en Allemagne avoir découvert "au cours d'enquêtes internes, des incohérences inexpliquées concernant la mesure des niveaux de CO2", le dioxyde de carbone.

Le niveau d'émissions mentionné s'est révélé trop bas par rapport à ce qu'il aurait dû être. Cette nouvelle affaire concerne selon une première estimation environ 800.000 véhicules essentiellement diesel, des marques VW, Skoda, Audi et Seat. Et, pour la première fois, un moteur essence est également concerné.

Le groupe a décidé de passer en revue toutes ses différentes procédures sur les moteurs diesel, après l'éclatement fin septembre d'un scandale portant sur l'installation d'un logiciel faussant les résultats des tests anti-pollution sur onze millions de véhicules. Ce logiciel servait à masquer le niveau réel d'émission d'oxydes d'azote (NOx), polluants atmosphériques toxiques, et non de dioxyde de carbone comme c'est aussi désormais le cas.

- risques financiers en hausse -

Pour l'heure, les risques financiers de ces nouvelles irrégularités pour le constructeur sont évalués "à environ deux milliards d'euros". Cela vient s'ajouter aux 6,7 milliards d'euros de provisions pour faire face aux premières conséquences et engager le gigantesque rappel des véhicules équipés du logiciel truqueur incriminé.

"Depuis le début, je me suis engagé à ce que nous expliquions les événements complètement et sans ménagement. Rien ni personne ne nous arrêtera. C'est un processus douloureux, mais il n'y a pas d'autre alternative", a déclaré dans le communiqué Matthias Müller, qui a pris les rênes du groupe en septembre après l'éviction de Martin Winterkorn quand l'affaire des moteurs truqués a émergé.

La direction de Volkswagen a promis mardi de "commencer immédiatement à discuter avec les autorités concernées des conséquences" du volet CO2 du scandale, tandis que son conseil de surveillance a exprimé son "inquiétude" suite aux nouvelles révélations.

Le scandale des moteurs truqués avait déjà connu un nouveau rebondissement lundi lorsque l'EPA, qui avait la première révélé la tricherie, a accusé le groupe allemand d'avoir violé les normes d'émission de gaz polluants également avec des moteurs diesel 3 litres des marques haut de gamme Audi et Porsche.

Le groupe allemand avait aussitôt rejeté ces nouvelles accusations, tout en se disant prêt à "coopérer pleinement" avec les autorités américaines.

Jusqu'alors la tricherie initiale sur le niveau d'émission d'oxydes d'azote n'était avérée que pour de plus petits moteurs, de 1,2, 1,6 et 2 litres, et ne concernait aux Etats-Unis que les marques VW et Audi.

"Il s'agit évidemment d'une mauvaise nouvelle pour Volkswagen", a réagi mardi Holger Schmidt, analyste d'Equinet, "dans la mesure où cette dernière accusation inclut également Porsche".

Or le nouveau patron de Volkswagen, Matthias Müller, qui a pris les rênes au pied levé après le début du scandale, était précédemment à la tête de Porsche et "a dû avoir connaissance de ce problème, même si cela reste encore à prouver", avance l'analyste.

Selon l'EPA, au moins 10.000 véhicules seraient concernés aux Etats-Unis par les nouveaux soupçons.

En Allemagne, "les moteurs diesel en question sont déjà soumis à des tests supplémentaires conduits par l'agence fédérale des transports. (...) Dès que cet examen sera terminé seront alors présentés les résultats complets", a promis le ministère des Transports.

Face aux accusations en provenance des Etats-Unis, Volkswagen a affirmé qu'aucun programme n'avait été installé sur ces moteurs pour modifier de "manière inappropriée" les tests antipollution. Les moteurs sont "conformes à la loi", a renchéri mardi sa filiale Audi.

Dans ce contexte, les derniers chiffres d'immatriculations de nouvelles voitures en octobre n'ont guère été réjouissants pour Volkswagen: recul de 0,7% sur un an en Allemagne, baisse de 3% pour la France, et aux Etats-Unis, une faible progression (+0,2%) de ses ventes alors que ses principaux concurrents ont connu des progressions de l'ordre de 10%.

Avec AFP

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Biden nomme une responsable transgenre ministre adjointe de la Santé, une première

Une serveuse regarde un briefing télévisé du Dr Rachel Levine, secrétaire d'État à la santé de Pennsylvanie, au restaurant Penrose Diner, le 17 novembre 2020, dans le sud de Philadelphie.

Le président élu des Etats-Unis Joe Biden a annoncé mardi qu'il nommait ministre adjointe de la Santé Rachel Levine, une experte transgenre en pédiatrie et psychiatrie, actuellement directrice de la Santé dans l'Etat de Pennsylvanie, une première "historique".

"Elle représente un choix historique et extrêmement qualifié pour aider à mener les politiques de santé de notre administration", a écrit Joe Biden, qui deviendra le 46e président des Etats-Unis mercredi.

Rachel Levine "apportera le leadership ferme et l'expertise cruciale dont nous avons besoin pour guider les gens à travers cette pandémie, peu importe d'où ils viennent, leur race, religion, orientation sexuelle, identité de genre ou leur handicap", a-t-il ajouté.

Aujourd'hui directrice de la Santé de la Pennsylvanie et professeure d'université en pédiatrie et psychiatrie, Rachel Levine "est sur le point d'être la première responsable fédérale ouvertement transgenre à être confirmée par le Sénat américain", a précisé l'équipe de Joe Biden dans un communiqué.

Les démocrates prendront cette semaine le contrôle de la chambre haute, qui doit confirmer les nominations présidentielles.

Le président sortant Donald Trump a été critiqué pour ses politiques à l'encontre des personnes transgenres.

Il avait notamment annoncé en 2017 sa décision d'interdire aux personnes transgenres de servir dans l'armée, mettant en avant "le fardeau des coûts médicaux énormes" et des "perturbations".

Le Pentagone avait finalement autorisé début 2018 les personnes transgenres à s'enrôler, à condition de remplir certains critères physiques et médicaux.

Joe Biden a choisi le procureur général de Californie, Xavier Becerra, comme ministre de la Santé.

Le démocrate a promis d'enclencher la vitesse supérieure pour lutter contre la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis, pays le plus touché au monde avec 24 millions de cas et près de 400.000 morts.

Investiture de Biden et Harris: Programme des événements

Les préparatifs vont bon train avant la prestation de serment de Joe Biden et Kamala Harris au Capitole, le 18 janvier 2021 à Washington, DC.

Joe Biden prête serment mercredi à Washington, une journée historique au protocole strict dont l'intensité culminera à midi quand il deviendra officiellement le 46e président des Etats-Unis.

Nuit à Blair House

Le président élu et son épouse, Jill, passeront mardi soir la nuit à Blair House, la résidence officielle des invités étrangers du président américain, située en face de la Maison Blanche, aux abords de la Place Lafayette.

Office religieux

Dans la matinée du 20 janvier, Joe Biden assistera à une messe à la cathédrale Saint-Matthieu l'Apôtre, saint patron des fonctionnaires, à Washington. Il a invité les chefs de file des deux chambres du Congrès: les démocrates Nancy Pelosi et Chuck Schumer et les républicains Kevin McCarthy et Mitch McConnell. Cette messe "est une partie importante du respect de la tradition", a expliqué le sénateur Chris Coons à CNN, un proche de M. Biden qui est un fervent catholique.

Prestation de serment

Le président élu se rendra ensuite en convoi vers le Capitole où la cérémonie d'investiture commencera à 11H00 locale (16H00 GMT) sur une grande estrade installée face à la vaste esplanade du "National Mall".

L'hymne national sera chanté par la vedette de la pop Lady Gaga. La chanteuse Jennifer Lopez effectuera également une "prestation musicale".

Joe Biden et sa vice-présidente Kamala Harris prêteront serment à 12H00 (17H00 GMT), puis le président fera son discours inaugural dans lequel il doit affirmer sa vision pour "battre la pandémie, mieux reconstruire et unifier et guérir la nation" selon le comité d'organisation.

Dépôt de gerbe à Arlington

En début d'après-midi, Joe Biden se rendra au cimetière national d'Arlington, près de Washington, pour déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, en compagnie des anciens présidents Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton et de leurs épouses. Il reviendra en convoi vers la capitale.

Entrée à pied

Le convoi doit stopper à quelques dizaines de mètres de la Maison Blanche pour y laisser Joe Biden entrer à pied et entouré d'une escorte militaire. C'est là qu'il doit signer dans l'après-midi ses premiers décrets présidentiels.

Soirée télévisée

Joe Biden et Kamala Harris s'adresseront à la nation lors d'une émission spéciale présentée par le comédien américain Tom Hanks et diffusée sur toutes les grandes chaînes américaines à partir de 20H30.

Intitulée "Pour fêter l'Amérique", elle comptera de nombreux invités musicaux comme Jon Bon Jovi, Foo Fighters, John Legend, Demi Lovato, Bruce Springsteen, Justin Timberlake et Luis Fonsi, entre autres.

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Une Américaine soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de Pelosi

Riley June Williams, originaire de la Pennsylvanie, identifiée le 17 janvier 2021 par le FBI, est soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. FBI / Document via REUTERS.

Aux Etats-Unis, une femme de 22 ans est soupçonnée d'avoir voulu, sans succès, vendre aux renseignements russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. L’ordinateur avait été dérobé lors de l'attaque du Capitole, le 6 janvier.

Selon l'acte d'accusation, Riley June Williams, originaire de Pennsylvanie, faisait partie des émeutiers qui se sont introduits au Capitole.

Des images diffusées par la chaîne britannique ITV montrent une jeune femme, dont la mère a confirmé l'identité auprès de la chaîne, enjoignant à la foule de se rendre à l'étage du bâtiment.

Un témoin anonyme, interrogé par les autorités américaines, affirme avoir vu d'autres vidéos dans lesquelles Riley Williams se saisit d'un ordinateur (ou d'un disque dur) dans le bureau de Nancy Pelosi.

Selon ce même témoin cité dans l'acte d'accusation, qui affirme être un ex-partenaire de la jeune femme, cette dernière avait prévu d'envoyer le matériel à un contact en Russie afin qu'il le vende aux services de renseignements extérieurs russes (SVR).

L'opération aurait finalement échoué, pour des raisons non précisées, et Riley Williams serait donc toujours en possession de l'ordinateur ou l'aurait détruit.

Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de la jeune femme, dont la mère a indiqué qu'elle avait quitté le domicile familial.

L'acte d'accusation n'a pour l'instant retenu contre Riley Williams que les chefs d'effraction et de trouble à l'ordre public, mais pas de vol.

Près de 70 personnes ont déjà été inculpées suite aux événements du 6 janvier, selon le ministère américain de la Justice.

Les autorités ont encore procédé ces derniers jours à une série d'interpellations en lien avec ces inculpations.

Les chefs d'inculpation vont d'effraction à port d'armes prohibé en passant par trouble à l'ordre public et agression d'agents de la force publique.

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