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Pompeo à la fin d'une tournée en Amérique latine : "nous voulons que les gens restent chez eux"

Le président du Salvador, Nayib Bukele, et le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo. 21 juillet 2019. Photo: Enrique López - VOA.

Les Etats-Unis veulent que "les gens restent dans leurs pays" a déclaré dimanche à San Salvador le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo à l'issue d'une tournée qui l'a mené auparavant en Argentine en Equateur et a Mexique.

La coopération entre les Etats-Unis et le Salvador va se renforcer "à tous points de vue" pour lutter contre l'émigration illégale, ont assuré M. Pompeo et le président salvadorien Nayib Bukele lors d'une brève rencontre avec la presse à l'issue d'un peu plus d'une heure d'entretien.

"La pauvreté et les bandes criminelles" sont les principales causes qui poussent les Salvadoriens à émigrer, a souligné M. Pompeo.

Chaque jour, 300 Salvadoriens se lancent sur la route du "rêve américain" pour fuir la misère et la violence des bandes criminelles, selon les estimations officielles.

La lutte contre "les migrations illégales nécessite que nous travaillions ensemble, que nous ayons une plus grande sécurité des frontières", a estimé M. Pompeo.

Quelques heures avant l'arrivée de M. Pompeo, la conférence des évêques catholiques du Salvador a exprimé dimanche son inquiétude en raison de la "très grave situation dans laquelle vivent des centaines de milliers" de Salvadoriens menacés d'expulsion aux Etats-Unis.

"Nous souffrons (en pensant à) leur souffrance à tous, et plus particulièrement aux pleurs des enfants qui sont dans des centres de détention, séparés de leurs parents", où ils subissent "toute sorte de mauvais traitements", ont déclaré les évêques dans un communiqué.

Les évêques ont évoqué leur "émotion" devant la photo du migrant salvadorien Oscar Martinez, mort à l'âge de 25 ans avec sa petite fille Angie Valeria de moins de deux ans dans les bras, sur la berge du fleuve Rio Bravo (ou Rio Grande) où ils se sont noyés en tentant de gagner la rive américaine.

Cette image a "plongé le monde dans la consternation et a mis en évidence le drame douloureux de la migration" ont rappelé les évêques en s'élevant contre la "globalisation de l'indifférence".

Quelque 2,5 millions de Salvadoriens vivent aux Etats-Unis et leur contribution à l'économie de leur pays, avec des envois d'argent de près de 5,5 milliards de dollars en 2018, pèse pour 16% du PIB salvadorien.

Avant de quitter le Salvador, M. Pompeo a signé un accord confirmant le maintien de la base aérienne américaine de lutte contre le trafic de drogue près de l'aéroport international Oscar Arnulfo Romero, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale San Salvador.

Avec AFP

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Décès du premier maire noir de New York à 93 ans

L'ancien maire de New York, David Dinkins, assiste au discours du gouverneur Andrew Cuomo sur l'état de l'État dans le bâtiment One World Trade Center de New York, le lundi 9 janvier 2017.

Le premier et unique maire noir de New York, David Dinkins, est décédé à l'âge de 93 ans, ont rapporté mardi les médias américains.

Ce démocrate avait été maire de New York de 1990 à 1993 après l'avoir emporté face à Rudy Giuliani et Edward Koch.

Son mandat avait été marqué par des troubles à caractère racial et antisémite, notamment en 1991 à Crown Heights, dans l'arrondissement de Brooklyn, et la mort d'un étudiant juif.

David Dinkins, qui avait hérité d'une ville frappée par le racisme, la pauvreté et la violence, avait essuyé à l'époque de nombreuses critiques pour son incapacité présumée à assurer ses fonctions.

Né en 1927 à Trenton, dans le New Jersey (nord-est), il est décédé de mort naturelle à son domicile moins de deux mois après le décès de son épouse Joyce, a rapporté le New York Times.

David Dinkins avec Hillary Clinton.
David Dinkins avec Hillary Clinton.

Dans une ville sous tension, en avril 1989 cinq jeunes avaient été accusés à tort pour le viol et les blessures infligées à une joggeuse blanche de 28 ans, Trisha Meili, à Central Park. Ils avaient porté plainte contre la ville de New York et obtenu réparation.

Quelques mois plus tard, un adolescent noir, Yusuf Hawkins, avait été tué par un groupe de jeunes blancs à Brooklyn.

Un million de New-Yorkais recevaient à l'époque des allocations pour survivre et un millier de meurtres étaient enregistrés chaque année à New York. Le crack avait débarqué dans la ville et faisait des ravages.

David Dinkins a été à la tête de l'une des mairies les plus ouvertes de l'histoire de New York, incluant de nombreuses femmes, le premier Portoricain à la tête des pompiers de la ville et un psychiatre noir ouvertement homosexuel comme responsable de la santé mentale.

Connu pour ses costumes raffinés et sa politesse, M. Denkins était considéré "trop gentil" pour tenir et diriger une ville comme New York.

Défait aux élections municipales par Rudy Giuliani après un seul mandat, M. Dinkins avait déclaré: "Mes amis, nce que nous avons fait a été historique. Personne ne peut nous l'enlever".

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Nouvelles manifestations anti-racisme au Brésil

Funérailles de João Alberto Silveira Freitas à Porto Alegre au Brésil, 21 novembre 2020.

Plusieurs manifestations anti-racistes ont eu lieu dimanche au Brésil devant des magasins du groupe Carrefour, pour protester contre la mort d'un homme noir roué de coups jeudi par des vigiles blancs dans un supermarché à Porto Alegre.

À Rio de Janeiro, une centaine de manifestants étaient réunis dans un centre commercial où se trouve un de ces supermarchés du groupe français, ont constaté des journalistes de l'AFP.

D'autres manifestations ont rassemblé plusieurs dizaines de personnes réclamant le boycott de Carrefour, notamment à Salvador de Bahia (nord-est), ou à Santos (sud-est). D'autres rassemblements de ce type avaient eu lieu vendredi et samedi.

Sur les pancartes des manifestants à Rio, on pouvait lire "Carrefour assassin" ou "Les vies noires comptent", slogan du mouvement Black Lives Matter, qui a organisé les manifestations de masse après la mort de George Floyd, Américain noir mort sous le genou d'un policier blanc.

Au Brésil, Joao Alberto Silveira Freitas, 40 ans, a été tabassé à mort jeudi soir par deux agents de sécurité blancs travaillant pour un sous-traitant d'un supermarché Carrefour à Porto Alegre (sud).

Les images insoutenables d'une vidéo montrant la victime frappée à coups de poing par un vigile sur le parking pendant que l'autre le tenait ont choqué le Brésil, qui célébrait vendredi le jour de la Conscience Noire.

Vendredi soir, dans une série de tweets en portugais, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a exprimé ses condoléances après cet "acte horrible" et estimé que les images étaient "insupportables".

Il a également demandé "une revue complète des actions de formation des salariés et des sous-traitants, en matière de sécurité, de respect de la diversité et des valeurs de respect et de refus de l'intolérance".

"Nous n'acceptons plus ces excuses, ils ont promis des mesures, mais on n'a encore rien vu", a dénoncé Djefferson Amadeus, de l'Institut de Défense du peuple noir, qui manifestait dimanche à Rio.

"Nous n'allons pas nous taire tant qu'on continue à tuer notre peuple, cela montre que le racisme est encore bien présent au Brésil, non seulement au supermarché, mais aussi dans les favelas (quartiers pauvres de Rio)", a renchéri Thais dos Santos, manifestante de 23 ans.

Samedi, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro a critiqué les mouvements anti-racistes, les accusant lors d'un discours au sommet virtuel du G20 de tenter d'importer au Brésil des "tensions qui ne font pas partie de son histoire".

Suspension du budget controversé au Guatemala

Manifestation à Guatemala City, le 21 novembre 2020.

Le Parlement du Guatemala a suspendu lundi le budget de l'Etat pour 2021, à l'origine de deux jours de manifestations réclamant plus de ressources contre les inégalités et la pauvreté dans ce pays d'Amérique centrale rongé par la corruption et l'insécurité. 

"Afin d'assurer la gouvernance du pays et la paix sociale, nous nous sommes mis d'accord pour suspendre la procédure du budget (...) de l'Etat", a déclaré le président du Parlement, Allan Rodriguez, lors d'un message à la nation, deux jours après l'incendie, samedi, du Parlement par des manifestants.

Selon M. Rodriguez, le décret qui avalise le budget ne sera pas envoyé au pouvoir exécutif et les parlementaires ont désormais jusqu'au 30 novembre pour approuver un nouveau budget, comme le stipule la loi guatémaltèque. Sinon le budget actuel restera en vigueur.

Le Parlement, où le parti du président conservateur Alejandro Giammattei et ses alliés détiennent la majorité, a adopté le 17 novembre un budget pour 2021 de près de 12,8 milliards de dollars, supérieur de 25% à celui de 2020.

Malgré cette augmentation, ce nouveau budget a suscité la colère de milliers de Guatémaltèques qui sont descendus dans la rue pendant le week-end pour dénoncer le manque de moyens pour lutter contre la pauvreté.

En fin de manifestation samedi, le siège du Parlement a été incendié et près de 40 personnes interpellées. Une autre manifestation, réunissant plusieurs centaines de personnes, s'est déroulée dimanche de manière pacifique.

Certains manifestants ont également réclamé le départ de M. Giammattei, au pouvoir depuis janvier.

Le chef de l'Etat a appelé dimanche "au dialogue et au rassemblement", tout en assurant que les actions violentes de samedi étaient le fait de "groupes minoritaires qui cherchent à imposer un véritable coup d'Etat".

A son tour, M. Rodriguez a accusé lundi les manifestants d'avoir voulu "rompre avec l'ordre constitutionnel", et a qualifié l'incendie du Parlement d'"acte terroriste". Il a toutefois souligné que la suspension du budget devait ouvrir "un espace de discussion".

Le Comité de développement paysan (Codeca), qui avait annoncé qu'il bloquerait lundi les routes importantes du Guatemala, a pour l'heure renoncé. L'Université de San Carlos, la seule université publique du pays, a de son côté appelé à la grève.

- Opacité -

Le Guatemala, qui compte 17 millions d'habitants, est gangrené par la pauvreté, la violence des gangs et une corruption généralisée.

Environ 60% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Avant la pandémie de coronavirus, le pays fournissait, avec le Honduras et le Salvador voisins, un des plus gros contingents de migrants clandestins se jetant sur les routes en direction des Etats-Unis pour fuir la misère et la violence.

Des Guatémaltèques mécontents dénoncent aussi l'opacité des ressources pour faire face à la pandémie du nouveau coronavirus, ou encore la création d'un poste de super-ministre attribué à un jeune proche du président.

Le Parlement a approuvé une enveloppe d'urgence de plus de 3,8 milliards de dollars pour faire face à la pandémie, mais seulement 15% de ce montant ont directement bénéficié aux Guatémaltèques, selon des données officielles et des ONG.

La gestion de la crise sanitaire par le président Giammattei, un médecin de 64 ans, a également été critiquée par l'opposition et des organisations sociales, ainsi que par son propre vice-président Guillermo Castillo.

Le manque de moyens dans les hôpitaux et l'absence de soutien pour les secteurs économiques les plus touchés par les restrictions sont régulièrement dénoncés.

Selon les derniers chiffres officiels, le pays à enregistré près de 120.000 cas déclarés de Covid-19 et plus de 4.000 morts.

Alors que le Guatemala est régulièrement secoué par des scandales de corruption, en 2019 le mandat de la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (CICIG), créée en 2006 par un accord entre l'ONU et le Parlement, n'avait pas été renouvelé par l'ex-président Jimmy Morales (2006-2020) mis en cause dans une enquête.

L'une des principales révélations de cette commission avait été la fraude douanière qui avait conduit à la démission en 2015 du président Otto Pérez (2012-2015), accusé de diriger un réseau de collecte de pots-de-vin.

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