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Les Mai Mai Yakutumba contrôlent une partie du nord de Fizi dans l’est de la RDC


La circulation redevient normale en fin d'après-midi sur l'artère principale d'Uvira, Sud-Kivu, 27 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero).

De violents affrontements entre Forces armées de la RDC (FARDC) et Mai Mai Yakutumba de la Coalition nationale du peuple  pour la souveraineté du Congo (CNPSC) se poursuivent dans le sud de la province du Sud-Kivu.

Des sources locales soutiennent que depuis dimanche l’agglomération de Mboko, chef-lieu du secteur de Tanganyika en territoire de Fizi est sous contrôle des miliciens Mai Mai Yakutumba.

Makobola, Sud-Kivu, 27 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)
Makobola, Sud-Kivu, 27 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)

Plusieurs habitants des localités avoisinantes contactées par VOA Afrique confirment la présence de ces miliciens dans les localités de Swima, Kabumbe, Munene, Kasekezi et Makobola, dans le groupement de Babungwe-Nord.

D’autres sources affirment que sur les 5 groupements que compte le secteur de Tanganyika en territoire de Fizi, un seul, le groupement de Babungwe-Nord, semble jusque-là contrôlé à plusieurs endroits par les combattants de la CNPSC .

Jusque-là l’armée régulière ne communique pas sur le théâtre des opérations dans l’axe Fizi, mais plusieurs habitants témoignent des fronts ouverts depuis quelques jours pour tenter de récupérer des localités passées sous le contrôle de Mai Mai.

Mboko le chef-lieu du secteur Tanganyika est sous contrôle de Mai Mai Yakutumba, Sud-Kivu, 27 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)
Mboko le chef-lieu du secteur Tanganyika est sous contrôle de Mai Mai Yakutumba, Sud-Kivu, 27 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)

Selon Claude Misare, coordonnateur de la nouvelle société civile à Uvira, les coups de feu sur les collines surplombant la cité et l’arrivée de certaines populations fuyant les zones de combat ont créé mercredi une psychose au point que certains parents sont allés récupérer leurs enfants dans les salles de classe.

M. Misare ajoute que la panique était telle qu’à un moment de la journée, les activités ont tourné au ralenti jusqu’à ce que l’armée rassure la population que la cité est belle et bien sous le contrôle de l’armée régulière et que les coups de feu entendus n’avaient rien d’une attaque sur Uvira.

Un monument entre le territoire d'Uvira et celui de Fizi, Sud-Kivu, 27 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero).
Un monument entre le territoire d'Uvira et celui de Fizi, Sud-Kivu, 27 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero).

Déjà à la fin de la journée de mercredi, les activités sont revenues à la normale mais la présence des FARDC a été renforcée à certains endroits, ont rapporté des habitants à VOA Afrique.

Mboko et Makobola 2 sont situées respectivement à 45 kilomètres et près de 20 kilomètres de la cité d’Uvira.

La psychose observée à la cité Uvira n’a pas manqué d’affecter aussi quelques habitants de Bukavu surtout ceux originaire du territoire de Fizi et d’Uvira.

A l’heure actuelle le front est situé entre Makobola 1 et Uvira distant de plus ou moins de 20 kilomètres, rapporte la population qui fuie le combat. Mais il est difficile de situer avec précision la ligne de front.

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