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RDC

Plus de 6.000 morts dans la "pire épidémie de rougeole au monde" (OMS)

Le nombre de décès dû à la rougeole sous la barre des 100.000 pour la première fois, 26 octobre 2017. (Twitter/OMS)

L'épidémie de rougeole qui sévit en République démocratique du Congo est "la pire au monde" et a tué plus de 6.000 personnes en un an, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui demande 40 millions de dollars supplémentaires pour y faire face.

En 2019, "plus de 18 millions d'enfants de moins de 5 ans ont été vaccinés" à travers le pays et "environ 310.000 cas suspects" de rougeole ont été notifiés, indique l'OMS dans un communiqué.

"25 % des cas de rougeole enregistrés concernent les enfants de plus de cinq ans, qui sont les plus vulnérables", ajoute l'OMS.

D'après l'OMS, "27,6 millions de dollars américains ont été mobilisés" mais "40 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires" pour un plan de réponse de six mois visant à étendre la vaccination aux enfants âgés de 6 à 14 ans notamment.

"Nous exhortons nos partenaires donateurs à intensifier leur assistance d'urgence", a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique.

L'épidémie a été aggravée par la faible couverture vaccinale des communautés vulnérables, la malnutrition, la faiblesse des systèmes de santé publique, les flambées d'autres maladies à potentiel épidémique, l'accès difficile des populations vulnérables aux soins de santé et l'insécurité ayant entravé la riposte dans certaines zones.

Outre la rougeole, la RDC lutte contre une épidémie d'Ebola qui a déjà fait 2.233 morts sur 3.390 cas enregistrés, d'après le dernier bilan officiel daté du dimanche.

Déclarée en août 2018, cette dixième épidémie d'Ebola sur le sol congolais touches les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, deux régions en proie aux violences en raison de la présence des dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

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Heurts entre musulmans à Kinshasa: 30 condamnations à mort

Des policiers montent la garde devant la Cour suprême à Kinshasa, le 18 novembre 2006.

Trente personnes ont été condamnées à mort en République démocratique du Congo (RDC) pour leur participation aux violences contre la police ayant marqué jeudi la fin du ramadan à Kinshasa, la capitale, a-t-on appris de sources judiciaires.

Le verdict a été prononcé au petit matin samedi dans le procès en flagrance tenu depuis vendredi à Kinshasa, selon un enregistrement dont l'AFP a eu copie. Un avocat des parties civiles, Me Chief Tshipamba, a confirmé à l'AFP ces trente condamnations à la peine capitale.

Régulièrement prononcée, notamment dans les affaires impliquant les groupes armés dans l'est du pays, la peine de mort n'est plus appliquée en RDC depuis un moratoire décidé en 2003, et systématiquement commuée en condamnation à la perpétuité.

Jeudi, de violents heurts avaient éclaté entre fidèles musulmans se disputant l'accès au stade des Martyrs, le grand stade de la capitale congolaise, pour y organiser la prière officielle de clôture du ramadan. Les protestataires s'en étaient pris en particulier à la police présente sur les lieux pour encadrer la cérémonie.

Un premier bilan officiel faisait état d'un policier tué, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Une policière est entre la vie et la mort, affirment désormais les autorités, tant que 46 autres policiers ont été blessés, dont huit sont dans un état critique. Une dizaine de véhicules de la police ont été endommagés, dont l'un complètement incendié.

Trente-huit personnes ont été interpellées sur les lieux des violences et jugées en comparution immédiate à partir du lendemain au Tribunal de grande instance de la commune de la Gombe, dans le centre de Kinshasa. Retransmise toute la journée en direct à la télévision publique, l'audience a duré jusqu'au petit matin samedi.

Minerais: Aucun individu ne devrait gagner plus que l'État congolais, selon Jean Jacques Lumumba

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Le Sénat de la RDC refuse de lever l'immunité de l'ex-Premier ministre Matata Ponyo

Augustin Matata Ponyo Mapon, Premier ministre congolais, Kinshasa, Avril 2012

Le Sénat de la RDC a, au terme d'une réunion à huis clos, rejeté vendredi une requête des tribunaux visant à autoriser des poursuites contre le sénateur Augustin Matata Ponyo, accusé de malversations dans une affaire qui remonte au temps où il était Premier ministre.

Le Sénat a rejeté la requête émanant de la Cour constitutionnelle pour "vice de procédure", a expliqué à VOA Afrique un sénateur qui a requis l'anonymat car il n'était pas autorisé à donner les détails de la session à huis clos.

Selon le sénateur qui s'est confié à VOA Afrique, le vote de vendredi ne met pas fin à cette saga car il était fondé principalement sur le fait que le dossier est venu initialement de la Cour constitutionnelle en lieu et place de la Cour de cassation comme le recommandent les juristes.

M. Matata Ponyo, 56 ans, avait dirigé le gouvernement de la RDC de 2012 à 2016 sous l'ancien président Joseph Kabila.

Mis en cause dans une affaire de détournements de fonds publics liés à la gestion d'un parc agro-industriel, il a toujours clamé son innocence.

A son tour, M. Matata Ponyo a porté plainte contre l’Inspection générale des finances pour fausses allégations.

Violents combats dans le Sud-Kivu, en RDC

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Un fidèle et un policier tués dans des affrontements entre musulmans à Kinshasa

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