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RDC

Plus de 40 cas de coronavirus dans une prison militaire surpeuplée

Des prisonniers sont vus à la prison de Makala à Kinshasa, derrière les barreaux des fenêtres d'une salle d'audience, le 18 décembre 2012.

Au moins 41 cas de nouveau coronavirus ont été enregistrés dans une prison militaire à Kinshasa en République démocratique du Congo, où le Covid-19 a refait son apparition à l'est, dans le Nord-Kivu, ont indiqué vendredi les autorités sanitaires.

Un total de 72 nouveaux cas a été enregistrés jeudi dont 71 à Kinshasa et un à Kasindi dans le Nord-Kivu à la frontière avec l'Ouganda, soit la plus forte hausse journalière en RDC depuis le premier cas signalé le 10 mars.

"A la (prison militaire) de Ndolo seule, nous avons eu 41 cas diagnostiqués", a expliqué le ministre de la Santé Eteni Longondo.

"Nous continuons à tester les prisonniers de Ndolo. Nous nous attendons à ce que ce nombre soit encore (plus) élevé", a-t-il ajouté sur la radio TopCongo FM.

Le virus serait rentré en prison "par une dame qui est venue déposer de la nourriture", selon le ministre.

Les cas positifs vont être isolés sous une tente dans la cour de la prison, qui va être désinfectée dans les prochains jours, a-t-il ajouté, assurant qu'il "n'y a pas de cas" dans l'autre grand centre pénitentiaire de la capitale, la prison centrale de Makala.

"Les prisons surpeuplées et insalubres de la RDC présentent un grave risque de propagation de l’épidémie de Covid-19", avait prévenu Human right watch (HRW) le 17 avril.

La prison centrale de Makala à Kinshasa est occupé à 461% de ses capacités, s'alarmait HRW.

"Au moins 1.200 détenus" sont sortis des prisons congolaises "afin de freiner la propagation du coronavirus", avait indiqué le 8 avril le ministre de la Justice Célesti Tunda. Le mouvement pourrait se poursuivre la semaine prochaine.

Au total la RDC a enregistré 572 cas confirmés, dont 31 décès et 73 guérisons. La plupart des cas se trouve à Kinshasa (552).

Le nouveaux cas du Nord-Kivu intervient quelques jours après l'annonce par le gouverneur de la province de la guérison de cinq premiers cas dans cette région.

A Kinshasa, plusieurs cas ont aussi été enregistrés parmi des Congolais récemment rapatriés de Dubai, selon les autorités.

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Une centaine de morts dans les violences du Tanganyika depuis début 2020

Un pêcheur manœuvre pour amarrer son bateau sur le lac Tanganyika à Uvira le 22 mars 2015.

Une centaine de personnes sont mortes depuis le début de l'année dans les violences oubliées du Tanganyika dans le sud-est de la République démocratique du Congo, dont 18 ces derniers jours dans une zone minière, selon des sources locales et les Nations unies.

Ce mardi, le ministre de l'Intérieur de la province du Tanganyika a indiqué que 12 civils avaient été tués lors de l'attaque du groupe armé "Apa na pale" dans la région minière de Mugunga au centre de la province.

"Six assaillants ont été également tués" par les forces de sécurité, a détaillé à l'AFP le ministre provincial, Dieudonné Kamona, selon qui les violences ont eu lieu samedi et dimanche.


Les miliciens "Apa na Pale" "ont utilisé des Twa (Pygmées) lors de leurs attaques qui ciblaient essentiellement des sites d'exploitation artisanale de l'or", a-t-il ajouté.

Dans cette même province du Tanganyika, les affrontements entre les milices de la minorité pygmée (les Twa) et celles des Bantous majoritaires "ont déjà fait une centaine de morts parmi les civils depuis le début de l’année", écrit dans un rapport le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

La présence du groupe armé Apa Na Pale dans la région "a également contribué à l’insécurité, étant donné la présence limitée des forces de sécurité dans la province", ajoute M. Guterres dans ce rapport en date du 18 juin.

En avril, l'armée congolaise a lancé "une série d’opérations contre les milices Twa (Pygmées) qui ont permis de les déloger des zones les plus peuplées".

Le conflit porte sur "le contrôle des ressources, notamment les ressources foncières et l’exploitation minière artisanale", ajoute M. Guterres dans son rapport trimestriel sur la RDC.

En 2016-2017, des dizaines de milliers de civils avaient fui les violences entre Pygmées et Bantoues dans la région. Des organisations humanitaires ont avancé le chiffre de 500.000 à 650.000 déplacés.

Des tentatives de réconciliation avaient eu lieu entre Bantous et Pygmées, qui s'estiment méprisés par la communauté majoritaire.

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