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Tchad

Plus de 20.000 jeunes diplômés intégrés à la fonction publique en 2020

Vue de la jeunesse lors du forum Tchad numérique N’Djamena. (Photo archive/VOA/André Kodmadjingar).

Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé la réouverture des portes de la fonction publique après plus de trois ans de blocus. Cette suspension de recrutement était liée à la crise économique et financière que traverse le pays.

L’annonce d’Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, redonne l’espoir aux milieux de jeunes sans emploi tchadiens et coïncide avec l’arrivée de 133 jeunes médecins tchadiens formés à Cuba.

En 2016, le même gouvernement, face à la crise économique, et sous la pression des bailleurs de fonds, avait gelé les recrutements à la fonction publique.

Idriss Déby annonce la réouverture des portes de la fonction publique
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"J’instruis mon gouvernement, en particulier le ministère de la Fonction publique de procéder immédiatement au recrutement de tous les médecins formés à Cuba, y compris ceux qui sont en instance d’intégration à la fonction publique, un total de 500 médecin", a déclaré le président Déby lors de la présentation de 133 médecins formés à Cuba.

Par ailleurs, il ordonne l’intégration de tous les lauréats sortis des écoles nationales de formations professionnelles.

"Je vous annonce aussi le recrutement à la fonction publique de 20.000 jeunes diplômés dans tous les domaines d’activités dès l’année 2020", a-t-il ajouté.

Ces mesures sont prises avec des pincettes par des lauréats du CAP/CEG certificat d’aptitude professionnelle destinés à enseigner dans les collèges d’enseignements généraux du Tchad. Ces derniers attendent leur intégration à la fonction publique depuis plus de 10 ans.

Célébration des 59 ans d'indépendance du Tchad
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Pour Nanga Thierry, coordonnateur de ces lauréats, trouve inadmissible que l’Etat débloque de gros moyen pour former les enseignants puis les abandonner pendant 13 ans.

Alors que, de l’autre côté, ceux qui arrive à peine à la fin de leur formation sont intégrés à la fonction publique, "c’est de l’injustice", déplore-t-il.

"Le président Déby nous habitue à des promesses flacheuses depuis 30 ans donc nous prenons avec beaucoup de réserves", a indiqué le coordonnateur des lauréats du CAP/CEG Nanga Thierry.

Ali Mbodou Mbodoumi, ministre de la Fonction, du travail publique, du dialogue social à N’Djamena, le 21 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Ali Mbodou Mbodoumi, ministre de la Fonction, du travail publique, du dialogue social à N’Djamena, le 21 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Ali Mbodou Mbodoumi, qui se réserve le droit de commenter les instructions du président de la république, rassure tous ceux qui sont pessimistes que ces mesures seront appliquées pour le bonheur de la jeunesse tchadienne.

"C’est le président de la République qui a donné ces instructions et moi en tant que ministre je suis un simple exécutant au bas de l’échelle du gouvernement et je pense que ces instructions seront respectées tout simplement", conclut-il.

Pendant ce temps, le ministre de la Fonction publique a confié que le processus de contractualisation de près 1000 diplômés sans emploi suit son cours dans les départements concernés, notamment l’Education nationale et la Santé.

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Les rebelles tchadiens "n’ont pas encore désarmé"

Le général Mahamat Idriss Deby, chef du Conseil militaire de transition (CMT) du Tchad, délivrant un message au palais présidentiel de N'Djamena, le 27 avril 2021.

Le chef de la junte qui a pris le pouvoir au Tchad après la mort du président Idriss Déby Itno a déclaré mardi que les rebelles qui ont lancé une offensive en avril "n’ont pas encore désarmé", selon le site de la présidence.

Le 20 avril, au lendemain de sa réélection à la tête du Tchad, l'armée annonçait que le président Déby, qui dirigeait le pays d'une main de fer depuis 30 ans, avait été tué au front contre des rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), qui avaient lancé une offensive en provenance de Libye le 11 avril.

Dès l'annonce de son décès, une junte de 15 généraux proclamait un de ses fils, Mahamat Idriss Déby Itno - général quatre étoiles à 37 ans - président de la République à la tête d'un Conseil militaire de transition (CMT), dissolvait l'Assemblée nationale et le gouvernement et abrogeait la Constitution.

"Je voudrais noter que les ennemis du Tchad n’ont pas encore désarmé. Ils s’activent au quotidien pour déstabiliser nos institutions et retarder notre marche vers le progrès et l’émergence", a déclaré mardi Mahamat Idriss Déby devant des leaders religieux à l'occasion de la fête de l'Aïd.

"C’est tous ensemble que nous devons montrer aux ennemis de la patrie que nous sommes jaloux de l’indépendance et de la souveraineté de notre pays", a poursuivi le chef de la junte.

Les autorités tchadiennes avaient affirmé début mai que les rebelles étaient en "débandade".

Mahamat Déby avait accusé les rebelles tchadiens d'être des mercenaires en Libye et d'être "entraînés par des forces étrangères".

Le Togo a tenté en juin une médiation entre N'Djamena et différents groupes rebelles, en vain jusqu'à présent. "En plus du FACT, il y avait deux autres groupes armés représentés mais il n'y a pas eu de suite depuis", a assuré à l'AFP un responsable rebelle qui a participé à ces "rencontres" et a requis l'anonymat.

Calme et ordre au Tchad trois mois après la mort d'Idriss Déby

Le général quatre étoiles et chef de la Garde républicaine au Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans, fils du président tchadien Idriss Deby Itno est vu dans un bureau de vote à N'djaména, le 11 avril 2021.

Le 20 avril, au lendemain de sa réélection à la tête du Tchad, l'armée annonçait que le président Idriss Déby Itno, qui dirigeait le pays depuis 30 ans, avait été tué au front contre des rebelles. Trois mois après, le calme et l'ordre règnent dans ce pays sahélien crucial dans la guerre contre les jihadistes.

Dès l'annonce de son décès, une junte de 15 généraux proclamait un de ses fils, Mahamat Idriss Déby Itno - général quatre étoiles à 37 ans - Président de la République à la tête d'un Conseil militaire de transition (CMT), dissolvait l'Assemblée nationale et le gouvernement et abrogeait la Constitution.

Bien que le CMT eut promis des élections "libres et transparentes" à l'issue d'une "transition" de 18 mois, renouvelable, l'incertitude et l'inquiétude planaient alors sur un pays confronté à diverses rébellions mais dont l'armée est un des piliers de la guerre contre les jihadistes dans le Sahel, au côté de la France.

Inquiétudes vite balayées: la communauté internationale adoubait rapidement Mahamat Déby et le CMT, la France en tête, et l'Union africaine (UA) ne sanctionnait pas ce que l'opposition dénonçait comme un "coup d’État" militaire.

L'armée tchadienne annonce la fin des opérations contre les rebelles
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Inconciliables

Mais le "dialogue national" promis, censé inclure l'opposition même la plus critique, n'a pas encore démarré malgré la nomination début mai d'un gouvernement dirigé par Albert Pahimi Padacké, dernier Premier ministre de feu Idriss Déby.

Un Conseil national de transition (CNT) de 93 membres, qui devaient être "nommés" rapidement selon le CMT pour assumer le pouvoir législatif et rédiger une nouvelle Constitution, se fait toujours attendre. Mahamat Déby et les 14 autres généraux continuent d'exercer l'essentiel des pouvoirs et l'opposition la plus critique ne parvient pas à mobiliser la rue, ou n'ose pas. Pas plus que sous le maréchal Idriss Déby.

Ce dernier a été tué, selon le CMT, lors de combats dans le nord entre l'armée et les rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (Fact), qui avaient lancé une offensive le 11 avril, jour de la présidentielle, mais qui ont été rapidement repoussés selon N'Djamena et des sources militaires dans la région.

Sur le plan militaire, c'est le calme. Mahamat Déby accuse les rebelles tchadiens d'être des mercenaires en Libye et d'être "entraînés par des forces étrangères". Le Togo a bien tenté dès juin une médiation entre N'Djamena et différents groupes rebelles, en vain jusqu'à présent. "En plus du FACT, il y avait deux autres groupes armés représentés mais il n'y a pas eu de suite depuis", assure à l'AFP un responsable rebelle qui a participé à ces "rencontres" et requiert l'anonymat.

De toute façon, les groupes ont posé comme préalable "la libération des prisonniers et le fait que nous ne reconnaissions par les nouvelles autorités", ajoute-t-il. Les positions du pouvoir et de la rébellion semblent pour l'heure inconciliables.

Sur le plan politique, l'UA a bien exigé que la transition ne dépasse pas 18 mois avant des élections - et la France le demande également - mais dans une interview en juin au magazine Jeune Afrique, Mahamat Déby, tout en affirmant que "le CMT n'a pas vocation à confisquer le pouvoir", n'a pas exclu une prolongation si les conditions ne sont pas réunies pour des scrutins: "la première est que nous, Tchadiens, soyons capables de nous entendre" et "la seconde est que nos partenaires nous aident à financer le dialogue et les élections".

Ce qu'Emmanuel Macron a dit à N'Djamena
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"Chantage"

Le président français Emmanuel Macron a été le seul chef d’État occidental à s'être rendu aux obsèques du maréchal Déby et à s'afficher alors au côté de Mahamat, qu'il a ensuite reçu à Paris le 5 juillet pour lui "réitérer son soutien à la transition" et promettre "une nouvelle aide budgétaire" à son ancienne colonie.

"Le Tchad a vraiment besoin d'argent, et sur le modèle d'Idriss Déby, le CMT sait utiliser le fait que le pays déploie des forces à l'étranger pour faire du chantage à la France", estime Jérôme Tubiana, chercheur français spécialiste du Tchad, qui pointe aussi la responsabilité de l'Union africaine. "L'UA aurait pu être un moyen de pression sur les nouvelles autorités, mais elle a décidé de fermer les yeux", estime M. Tubiana dans un entretien avec l'AFP.

La réception de Mahamat Déby à l'Elysée a eu lieu trois jours avant un sommet entre la France et les pays du G5-Sahel, coalition anti-jihadiste dont l'armée tchadienne est le fer de lance, au cours duquel Paris a réitéré sa décision de retirer progressivement ses troupes de la région dans le cadre de son opération Barkhane en espérant une montée en première ligne des armées des pays sahéliens.

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