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Performances mitigées pour le marché automobile américain en décembre

Une voiture de la marque Chevrolet à Richmond, le 26 avril 2017.

Les principaux constructeurs automobiles aux États-Unis ont publié mercredi des chiffres de vente mitigés pour le mois de décembre, au cours duquel ils ont dû consentir d'importants rabais pour réduire les stocks des concessionnaires avant la fin de l'année.

En rythme annualisé corrigé des variations saisonnières, les ventes de véhicules légers ont diminué, à 17,9 millions d'unités en décembre, contre 18,2 millions un an auparavant, selon le consultant Autodata. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur des ventes encore inférieures, de 17,5 millions.

Mais les investisseurs ont ignoré ces chiffres moroses pour parier sur les ventes de SUV et de pick-ups, qui ont continué à bénéficier de l'engouement des consommateurs tout au long de l'année et sur lesquels les constructeurs réalisent de plus fortes marges que sur les voitures compactes et les berlines.

A Wall Street, General Motors a pris 2,44%, Ford Motor 0,79% et Fiat Chrysler 4,12%.

Pourtant, après plusieurs années de hausse, les experts du secteur s'attendent à une contraction des ventes en 2018 du fait de la saturation du marché et de conditions de crédit moins favorables, sur fond de hausse des taux d'intérêt.

General Motors, le premier constructeur américain, a bénéficié en Bourse de la révision en baisse de ses stocks d'invendus, à 63 jours de ventes, au lieu d'environ 70 jours.

GM a dans le même temps annoncé une baisse de 3,3% de ses ventes en décembre sur un an, à 308.539 unités, du fait d'un recul de ses ventes de flottes aux agences de location et aux administrations. Les ventes aux particuliers, qui dégagent de meilleures marges, ont progressé pour leur part de 1,8%.

Sur l'ensemble de l'année, les ventes de GM ont baissé de 1,3% à 3.002.241 unités. Le prix de vente moyen a été de 35.400 dollars (près de 29.500 euros), à comparer à une moyenne de 31.600 pour le marché dans son ensemble, selon le groupe.

Pour 2018, le constructeur de Detroit dit tabler sur un marché automobile américain inférieur à 17 millions. Selon Autodata, les ventes totales de 2017 sont à 17,23 millions, en baisse de 2% par rapport au record de 17,55 millions de 2016.

"Cette année, beaucoup de consommateurs vont toucher un chèque à cause de la réforme fiscale", a dit le chef économiste de GM, Mustafa Mohatarem, dans un communiqué. "Cela va soutenir l'économie et maintenir les ventes de voitures à des niveaux élevés même avec de nouvelles hausses des taux d'intérêt."

Ford fait état de son côté d'une croissance de 0,9% de ses ventes en décembre, à 242.049 unités, due à une progression de 17% de ses ventes de flottes.

Le numéro deux américain a vu ses ventes au détail baisser en revanche de 4% et ses ventes lucratives de pick-ups ont diminué de 1% par rapport à décembre 2016.

Sur l'ensemble de 2017, les ventes de Ford ont décru de 1,1% à 2.586.715 unités.

Fiat Chrysler Automobiles NV (FCA) a annoncé pour sa part une baisse de 11% de ses ventes le mois dernier aux Etats-Unis, à 171.946 unités, avec un recul de 3% des ventes au détail. Les ventes de flotte ont chuté de 42%, reflétant la stratégie du groupe italo-américain de mettre le frein sur cette activité peu rentable.

Pour l'ensemble de 2017, la baisse est de 8,2% à 2.059.376 unités.

Du côté des constructeurs japonais, Toyota a annoncé un recul de 8,3% de ses ventes mensuelles, à 222.985 unités, pour une baisse de 0,6% sur l'ensemble de l'année, à 2.434.515 unités. Honda a vu ses ventes baisser de 7% en décembre et Nissan a accusé un repli encore plus marqué, de 9,5% à 138.226 unités, le mois dernier.

Avec Reuters

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Au Mur des Lamentations, Pompeo offre à Netanyahu une image symbolique

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant le Mur des Lamentations

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est devenu jeudi le premier haut responsable américain à visiter le Mur des Lamentations avec un Premier ministre israélien, une image symbolique et un coup de pouce à Benjamin Netanyahu, engagé dans une bataille incertaine pour sa réélection.

L'administration américaine de Donald Trump semble vouloir mettre tout son poids dans la balance pour soutenir le Premier ministre d'Israël à l'approche des élections législatives du 9 avril.

En plein déplacement de son secrétaire d'Etat, M. Trump s'est prononcé sur Twitter pour la reconnaissance de "la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée en 1967 par Israël puis annexée.

"Merci président Trump!", a aussitôt réagi Benjamin Netanyahu sur Twitter, en saluant une décision "courageuse".

Le chef du gouvernement israélien avait encore réclamé la veille, en présence de Mike Pompeo, que la communauté internationale fasse ce pas au nom de sa sécurité. Reconnaître formellement l'annexion du Golan serait une nouvelle entorse à la tradition diplomatique américaine et au consensus international.

Mike Pompeo a en tout cas rompu avec la pratique lors de sa visite à Jérusalem. Devant les caméras, il s'est recueilli avec Benjamin Netanyahu face au Mur des Lamentations, le site de prière le plus sacré pour les juifs. Les deux hommes ont ensuite, chacun à leur tour, glissé leur prière inscrite sur un petit papier entre les pierres de l'imposante muraille.

"Il est important" et "symbolique qu'un haut responsable américain s'y rende avec un Premier ministre d'Israël", a expliqué le chef de la diplomatie américaine, évoquant un "lieu très important pour de nombreuses religions".

- Une aura -

Mais ce geste apparaît surtout comme une nouvelle étape dans la révision de la position américaine à l'égard de Jérusalem engagée par Donald Trump, qui avait lui-même été en 2017 le premier président des Etats-Unis en exercice à se rendre au Mur des Lamentations.

Ce site se trouve en effet à Jérusalem-Est, dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer.

La communauté internationale juge illégale cette annexion, et renvoie le statut final de la Ville sainte à des négociations de paix.

Mais Donald Trump a lui reconnu unilatéralement fin 2017 Jérusalem comme capitale d'Israël, ce qui lui vaut les remontrances de nombreux autres pays, la colère des Palestiniens, mais aussi une aura particulière auprès des Israéliens.

Le sort de la ville est une des clés de toute résolution du conflit israélo-palestinien, puisque l'Etat hébreu la considère comme sa capitale "indivisible" alors que les Palestiniens revendiquent sa partie orientale comme capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Netanyahu à Washington -

Tous ces gestes américains "devraient être accompagnés de déclarations montrant que les Etats-Unis envisagent aussi qu'à l'issue d'éventuelles négociations, la capitale d'un Etat palestinien puisse voir le jour dans Jérusalem-Est", estime Dan Shapiro, ambassadeur en Israël de l'ex-président Barack Obama. Ce qui n'est pas le cas.

Aaron David Miller, ancien diplomate américain, juge que la visite Pompeo-Netanyahu au Mur des Lamentations vise à montrer clairement "que cette administration est la plus pro-israélienne de l'histoire".

"A moins de trois semaines des élections israéliennes, pas besoin d'être un grand spécialiste du Moyen-Orient pour comprendre que l'administration fait tout son possible, en surfant sur la popularité de Trump en Israël, pour démontrer que Netanyahu est indispensable", dit à l'AFP cet expert du cercle de réflexion Wilson Center à Washington.

Le Premier ministre israélien, au pouvoir depuis une décennie, multiplie de son côté les occasions de s'afficher auprès des dirigeants américains, et se rendra la semaine prochaine à Washington auprès du locataire de la Maison Blanche. Ce nouveau voyage sera aussi l'occasion pour Benjamin Netanyahu de s'afficher à la grand-messe du puissant lobby pro-Israël Aipac.

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