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Pays-Bas : des hackers russes s'en prennent aux sites gouvernementaux


Des données informatiques affichées sur un écran lors d'une tournée médiatique à l'occasion de l'ouverture officielle du Centre de cybercriminalité au siège d'Europol à La Haye, aux Pays-Bas, 11 janvier 2013.

Des hackers russes, dont certains accusés de s'être ingérés dans l'élection présidentielle américaine, s'en sont pris à des sites gouvernementaux aux Pays-Bas, selon un journal néerlandais citant des experts en matière de sécurité.

Les sites de plusieurs ministères ainsi que les services du Premier ministre ont été victimes de centaines de tentatives d'attaques de hackers ces derniers temps, avant les élections législatives du 15 mars, avait déclaré le chef des services secrets néerlandais Rob Bertholee dans une interview vendredi à la télévision NOS.

La Russie, la Chine et l'Iran semblent être derrière certaines de ces attaques, a-t-il précisé, y voyant "une menace pour notre démocratie".

Parmi eux, selon très respecté quotidien Volkskrant citant des experts, figurent notamment deux groupes, connus comme APT29 et APT28, qui sont liés au gouvernement russe et ont été nommés par le FBI et les services de sécurité intérieure américains comme étant derrière "des cyberactivités nuisibles" contre des sites gouvernementaux américains.

L'attaque sur les services du Premier ministre néerlandais ne semble pas avoir abouti, ajoute le quotidien.

Mercredi, les autorités néerlandaises ont annoncé qu'elles renonçaient au système, vieux de dix ans, de vote électronique, après un rapport parlant de sa vulnérabilité, et que les millions de vote du 15 mars seraient comptés à la main.

Les attaques de hackers présentent un danger double, a encore expliqué M. Bertholee. "Ils peuvent s'ingérer dans le travail du parlement et influencer le processus de décision du gouvernement. Et ils peuvent également voler des secrets économiques et nuire aux milieux d'affaires néerlandais".

Avec AFP

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