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Pas de changement dans la coalition formant le nouveau gouvernement marocain


Le cabinet du Premier ministre Benkirane en 2012

Un blocage persistait depuis près de trois mois sur l'identité des partis devant composer l'équipe gouvernementale d'Abdelilah Benkirane.

"La prochaine majorité sera composée du parti Justice et développement (PJD), du Rassemblement national des indépendants (RNI, libéral), du Mouvement populaire (MP, conservateur) et du parti du Progrès et du socialisme (PPS, ex-communistes)", a indiqué à la presse M. Benkirane, cité par l'agence officielle MAP.

"J'ai discuté avec les secrétaires généraux de ces partis et j'attends leur réponse pour examiner les détails relatifs à la présidence du Parlement (chambre des représentants) et aux portefeuilles ministériels", a-t-il expliqué.

Après la victoire des islamistes du PJD aux législatives du 7 octobre, M. Benkirane (secrétaire général du PJD) avait été reconduit par le roi Mohammed VI à la tête du gouvernement de coalition qu'il dirige depuis cinq ans.

Abdelilah Benkirane (3 octobre 2016)
Abdelilah Benkirane (3 octobre 2016)

Les négociations pour la formation du futur gouvernement ont néanmoins butté pendant près de trois mois autour de la participation du parti de l'Istiqlal (le parti historique de l'indépendance), allié de M. Benkirane, à la future majorité. Plusieurs formations, dont le RNI et son influent président, le milliardaire Aziz Akhannouch, s'opposaient à cette participation.

Mais un déblocage s'est fait sentir ces dernières semaines après des déclarations polémiques du chef de l'Istiqlal Hamid Chabat sur la Mauritanie, qui avaient provoqué un début de crise diplomatique avec Nouakchott et avaient été unanimement condamnées à Rabat.

Le Premier ministre avait lui-même dénoncé les paroles "irresponsables" de son "allié" Chabat, dont la formation s'est retrouvée mise à l'écart de fait de la future coalition.

Avec AFP

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