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Sénégal

Pêche : Dakar et Bissau signent un accord pour une "croissance durable"

Des pêcheurs déchargent leurs pirogues à Guet Ndar, au Sénégal, le 4 février 2018. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Le Sénégal et la Guinée-Bissau ont approuvé lundi un accord permettant aux pêcheurs sénégalais de poursuivre leurs activités dans les eaux territoriale bissau-guinéennes, garantissant selon les signataires une "croissance durable" du secteur.

Face à la rareté du poisson dans leurs eaux territoriales à cause notamment d'une surexploitation de la ressource, les pêcheurs sénégalais sont de plus en plus dépendants des pays voisins comme la Mauritanie et la Guinée-Bissau.

Malgré des accords bilatéraux, des incidents entre des pêcheurs sénégalais et des garde-côtes de ces pays sont signalés depuis plusieurs années.

Nouvel accord de pêche entre le Sénégal et la Guinée-Bissau
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Le protocole signé lundi à Bissau est la prorogation d'un accord d'avril 2016 prévoyant l'octroi de 300 licences aux pêcheurs artisanaux sénégalais et de 10 licences pour la pêche au thon industrielle, ont indiqué les responsables des deux pays.

Il "offre des conditions propices à un développement harmonieux pour une croissance durable dans le secteur de la pêche" et "donne un cadre légal et sécurisé pour nos acteurs du secteurs", a commenté le ministre sénégalais de la Pêche, Oumar Guèye.

"Le succès de l'accord passera nécessairement par un fort engagement de nos autorités à propos des échanges d'informations sur les quantités de produits capturés, pour protéger et conserver notre ressource halieutique", a pour sa part estimé la ministre bissau-guinéen de la Pêche, Adiatu Djalo Nandigna.

Les deux pays ont également convenu qu'une partie des prises des pêcheurs sénégalais serait débarquée en Guinée-Bissau afin d'alimenter le marché local en produits de la mer, selon un membre de la délégation sénégalaise.

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Macky Sall annonce la fin du couvre-feu et de l’état d’urgence

Adresse à la nation du Président Macky Sall, Dakar, 31 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Le président sénégalais Macky Sall a décidé de lever la quasi-totalité des restrictions appliquées pour lutter contre le coronavirus. En plus de l'ouverture des frontières aériennes à partir du 15 juillet, l'état d'urgence et le couvre-feu ont été levées le 30 juin.

Pour beaucoup de Sénégalais, la décision du chef de l'État est paradoxale en cette période où la maladie est plus que jamais présente. Pour Younouss Sarr, la démarche présidentielle est illogique : "peut-être que Monsieur le Président sait quelque chose qu’il ne nous a pas dit. En tout cas il y a un paradoxe et ça inquiète beaucoup la population".

D'après lui, la logique voudrait qu'on durcisse les mesures barrières parce que les gens sont en train de "baisser les bras". Younouss pense même que la décision du gouvernement risque d'encourager les gens à faire fi des mesures élémentaires de prévention.

COVID-19: Macky Sall lève la quasi-totalité des restrictions
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Mouhamed Ndiaye, un étudiant de 21 ans, pense que la décision présidentielle sera "maléfique" parce que chaque jour les cas augmentent de plus en plus et la situation n’est pas encore maîtrisée. "Je ne comprends pas la décision de notre cher Président parce qu’il devait conserver l’état d’urgence et y assortir le couvre-feu, sinon si on continue comme ça nous allons droit vers l’hécatombe", prédit le jeune homme.

Pour lui, la situation sanitaire du pays n’est pas du tout comme les gens le prétendent car le système sanitaire sénégalais risque d'être submergé par la vague croissante des nouvelles contaminations. "Nous sommes un pays sous développé, nous n’avons pas totalement les moyens qu’il faut pour gérer ce genre de pandémie", conclut-il.

D'autres comme Sidy Lô s’inquiètent plus de la santé de l'économie. Pour cet homme d'affaires, la décision du président Sall était certes difficile à prendre mais inévitable. "Du moment que la crise économique ne pouvait pas continuer et au vu de la situation globale du monde on ne pouvait que s’attendre à cette décision à prendre de la part du président", analyse-t-il.

Certaines mesures restent cependant en vigueur malgré la levée de l'État d'urgence et du couvre-feu.

Le port du masque est toujours obligatoire dans les lieux publics et les transports.

Les frontières terrestres et maritimes resteront fermées jusqu'à nouvel ordre tout comme les lieux accueillant des activités de loisirs à huis-clos.

En outre, le président Sall a annoncé le recrutement de 500 médecins et 1000 agents de la santé.

Amnesty appelle les autorités congolaises à libérer le général Mokoko

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COVID-19: Macky Sall lève la quasi-totalité des restrictions

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Des Sénégalais dépossédés de leurs terres entament une grève de la faim

Les victimes de Gadaye sur le site où leurs maisons ont été démolies, au Sénégal, le 28 juin 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, l'actualité est fortement marquée par les problèmes fonciers, un sujet divise la classe politique. Un collectif a vu le jour pour défendre l'équité dans l'accès aux terres. Dans la région de Dakar, des familles se battent également dans l'anonymat pour retrouver leurs terres.

Le 18 décembre 2013, 253 familles ont perdu leurs maisons à Gadaye, dans le département de Guédiawaye, dans la région de Dakar. Sur leurs terres, un promoteur veut développer un projet immobilier.

Après une longue bataille judiciaire, les victimes ont eu gain de cause mais depuis lors, elles n'ont pas encore été réhabilitées, comme l'indique Séni Ndiaye, une des nombreuses mères de famille à avoir perdu son domicile.

"On a démoli nos maisons depuis 2013, il y a de cela 7 ans donc", rappelle la dame qui précise que la justice les a déclarés gagnant "trois fois" (1ère instance, procès en appel et pourvoi en cassation) face au promoteur qui a démoli les maisons.

"Notre terre, notre tombe"

Pour Séni Ndiaye, les papiers des jugements devaient normalement les "rétablir" dans leurs droits en leur permettant de récupérer leurs terrains, "chose qui n’a pas été faite" d'après elle.

Les victimes se sont organisées pour faire bouger les choses et, depuis, plusieurs actions ont été menées. El Hadj Wagué, président du collectif des victimes de Gadaye affirme que les populations et les victimes n'en peuvent plus et qu'elles sont prêtes à tout faire pour retrouver leurs terrains.

"Notre terre, notre tombe" est le cri du cœur choisi par le collectif des victimes qui compte continuer le combat avec une grève de la faim.

Les victimes sont déterminées à aller jusqu'au bout, "même si la police s’interpose cela ne veut pas dire que nous allons pas faire cette grève de la faim", confie le Président du collectif. "Nous allons continuer ce combat jusqu’à ce que le site soit régularisé et que les victimes disposent de leur propre bail", assure El Hadj Wagué.

Des familles sénégalaises dépossédées se battent pour retrouver leurs terrains
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Préservation du littoral

Autre la bataille foncière engagée, celle de la préservation du littoral. Dans ce combat, les populations refusent l'implication des politiciens et préfèrent s'organiser pour défendre elles-mêmes le principe d'équité foncière comme l'indique Michel Mendy, coordonnateur d'un collectif.

Il indique que le littoral fait partie du domaine public maritime qui est "protégé" par la loi sur le domaine public maritime.

L'étape la plus importante pour ce collectif est la sensibilisation des populations pour mener la bataille afin que le littoral ne soit pas accaparé par une frange de privilégiés au détriment des populations.

Face aux multiples remous notés dans le domaine foncier ces derniers temps, la direction de la surveillance et du contrôle de l'occupation du sol a arrêté plusieurs constructions sur des terres relevant du domaine public.

Le président Macky Sall a décidé de confier la très convoitée assiette foncière de l'aéroport Léopold Sedar Senghor à la Caisse des Dépôts et Consignations pour éviter toute spéculation.

Le Sénégal valide le bracelet électronique comme alternative à la prison

Le Président Macky Sall à Dakar, Sénégal, le 16 mars 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Le Sénégal devrait recourir avant la fin de l'année au bracelet électronique comme alternative à la détention pour désengorger ses prisons, après l'adoption d'un texte en ce sens par le Parlement, a indiqué mardi un responsable du ministère de la Justice.

Les députés ont approuvé le texte lundi, a-t-on appris de sources parlementaires. Le gouvernement avait donné son feu vert en mai. La loi doit à présent être promulguée par le président.

Aucune date n'a été communiquée. Mais l'application est prévue "dans les six mois", a dit à l'AFP un responsable du ministère. Les personnes condamnées pour "viol, pédophilie et trafic de drogue" sont exclues du champ d'application, a-t-il précisé.

L'introduction du bracelet est destinée à "humaniser" le milieu carcéral et offrir au condamné "une étape intermédiaire" avant qu'il ne retourne à la vie civile, a déclaré à l'AFP un député de la majorité, Djiby War.

Le Sénégal évoquait déjà l'emploi en 2018 dans des cas comme la détention provisoire.

Le recours à cette technologie a cependant suscité des réticences parmi les professionnels de la justice ou les défenseurs des droits. Les réserves portent sur la capacité du système judiciaire de ce pays pauvre à appliquer la mesure, sur l'accès inégal aux moyens de communication permettant de la mettre en oeuvre ou sur l'équité entre justiciables qui en bénéficieraient ou pas.

Les objections visent aussi l'inadéquation aux mentalités sénégalaises. Des défenseurs des droits disent en outre que le bracelet ne doit pas devenir la solution au problème de fond d'un recours disproportionné au mandat de dépôt.

La réforme doit "offrir aux juridictions pénales des options (pour) substituer à l'incarcération des mesures susceptibles de faciliter la réinsertion sociale des condamnés et le maintien de leurs liens familiaux", indiquent des documents officiels. Elle doit aussi contribuer à "désengorger les prisons".

Les défenseurs des droits humains dénoncent régulièrement les conditions de détention et la surpopulation dans les prisons sénégalaises, le placement quasi systématique sous mandat de dépôt et la durée des détentions provisoires.

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