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Crimes/enquêtes

Ouverture d'une enquête sur la mort de sept Mauritaniens au Mali

Un convoi de véhicules de la Coalition du peuple de l'Azawad (CPA) en patrouille près de la frontière Mali-Mauritanie pour protéger les populations locales confrontées à l'insécurité liée aux troubles causés par les bandits, à Soumpi, le 22 janvier 2020.

Le gouvernement malien a annoncé samedi l'ouverture d'une "enquête transparente et diligente" sur un incident sécuritaire ayant coûté la vie à sept Mauritaniens lundi près de Nara, localité frontalière avec la Mauritanie.

"Le gouvernement du Mali, à la suite d'une séance de travail avec une délégation mauritanienne, a décidé d'ouvrir une enquête transparente et diligente dont les résultats seront partagés avec la partie mauritanienne", a annoncé dans un communiqué Abdoulaye Maïga, le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation.

Selon des médias mauritaniens, les victimes sont des éleveurs qui se rendaient au Mali pour y rejoindre leur troupeau en quête de pâturage.

"Le gouvernement décline toute responsabilité et souligne qu'à ce stade aucun élément ne met en cause" l'armée malienne, a souligné M. Maïga, assurant que "toutes les mesures seront prises pour arrêter et traduire en justice les auteurs de ces actes tragiques".

Une délégation ministérielle malienne termine sa visite en Mauritanie
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La présidence mauritanienne avait annoncé vendredi dans un communiqué l'envoi d'une délégation à Bamako pour "faire la lumière" sur la mort de ces Mauritaniens.

Cette décision faisait suite à une manifestation organisée le même jour à Nouakchott, la capitale, par des habitants du département de Adel Bégrou (1.100 km à l'ouest de Nouakchott), localité d'origine des victimes, à la frontière avec le Mali.

Les manifestants voulaient ainsi appeler le gouvernement à assurer la sécurité des citoyens et à faire la lumière sur cette affaire.

Cet incident coïncide avec la tentative des autorités maliennes de la transition d'obtenir le soutien de la Mauritanie pour briser l’embargo de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a achevé mardi une visite en Mauritanie.

"Face à l'adversité à laquelle notre pays fait face, le gouvernement trouve troublante la survenue de cet incident", a ajouté le communiqué.

La Cédéao et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont pris une batterie de mesures économiques et diplomatiques à l'encontre du Mali pour sanctionner les velléités de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années.

La fermeture des frontières mais aussi un embargo sur les échanges commerciaux et les transactions financières hors produits de première nécessité sanctionnent l'engagement révoqué par les colonels d'organiser le 27 février des élections présidentielle et législatives qui auraient ramené des civils à la tête du pays plongé dans une grave crise sécuritaire et politique.

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Ouverture d'une enquête sur les activités de Castel avec des groupes armés centrafricains

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Des hommes armés dynamitent un pont sur un important axe routier au Burkina

Des soldats burkinabé patrouillent sur la route de Gorgadji dans la région du Sahel, Burkina Faso, le 3 mars 2019.

Des individus armés ont dynamité dans la nuit mercredi à jeudi un pont à Naré, localité située entre Kaya et Dori sur l'un des principaux axes routiers reliant Ouagadougou au nord du pays, accentuant un blocus déjà en cours sur d'autres tronçons.

"Le pont de Naré a effectivement subi d'importants dommages après avoir été dynamité par des hommes armés non identifiés", a déclaré une source sécuritaire.

"Depuis ce matin il y a un long convoi de camions de part et d'autre de l’infrastructure qui a été saboté mais tout est mis en œuvre pour le passage", a expliqué cette source, précisant que des "dispositions sécuritaires ont été prises pour sécuriser la zone où il y a naturellement une concentration de personnes et de leurs biens".

Selon un habitant de Kaya, joint par l'AFP depuis Ouagadougou, "des camions qui avaient quitté la ville pour Dori ont dû rebrousser chemin tandis que des voyageurs ont du rejoindre à pied d'autres véhicules de l'autre côté du pont pour ralier Dori".

La route nationale numéro 3 est le principal axe reliant Ouagadougou à Dori, chef lieu de la région du Sahel. La nationale numéro 2 qui relie Ouahigouya à Dori via Djibo est sous blocus jihadiste depuis plusieurs mois, tout comme l'axe Kongoussi-Djibo.

Plusieurs autres communes du nord et de l'est comme Titao ou Madjoari sont placées sous blocus par des jihadistes.

L'armée parvient parfois à y faire parvenir des convois de ravitaillement.

"Il s'agit d'un plan savamment orchestré par les groupes terroristes pour mettre sous blocus, isoler les populations et faire échouer les tentatives de ravitaillement de ces localités d'une part et d'autre part, rendre difficile l'évacuation de ces zones pour d'éventuelles opérations militaires", a expliqué à l'AFP, Drissa Traoré, analyste politique.

Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences, attribuées à des mouvements armés jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait des milliers de morts et 1,9 million de déplacés.

Plus de 40% du territoire sont hors du contrôle de l'Etat, selon des chiffres officiels.

Fin janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, accusé d'avoir été incapable d'enrayer la violence jihadiste, et fait du rétablissement de la sécurité sa "priorité".

Au moins 4 employés chinois enlevés dans une attaque d'un site minier au Nigeria

Des ouvriers travaillent dans une mine qui contiendrait de l'or, à Minna au Nigeria, 23 juin 2013.

Des hommes lourdement armés ont attaqué mercredi une mine dans le centre du Nigeria tuant des membres du personnel de sécurité et enlevant des travailleurs, dont au moins quatre Chinois, ont indiqué jeudi les autorités locales dans un communiqué.

Des gangs criminels lourdement armés, appelés localement "bandits", mènent des raids contre des villages du nord-ouest et du centre du Nigeria pour kidnapper ou tuer des habitants depuis des années, mais leurs attaques ont récemment pris de l'ampleur.

Ces "bandits" ciblent également les projets d'infrastructure et les sites miniers, enlevant notamment des travailleurs étrangers pour obtenir des rançons. Des dizaines d'employés chinois ont ainsi été pris pour cible ces dernières années. Ils sont le plus souvent libérés après le paiement d'une rançon.

Mercredi après-midi, ces hommes armés ont attaqué une mine située dans le village d'Ajata Aboki, dans la zone de Shiroro, dans l'est de l'Etat du Niger, a déclaré le responsable régional de la sécurité, Emmanuel Umar.

"Des personnes employées sur ce site minier dont quatre ressortissants chinois, ont été enlevées", a-t-il ajouté, précisant que leur nombre exact restait à déterminer.

Des agents de sécurité ont affronté les assaillants, faisant des morts des deux côtés, mais leur nombre exact reste également à déterminer, ont ajouté les autorités.

Elles ne précisent pas la matière première extraite dans cette mine, ni le nom de l'entreprise en charge de son exploitation.

Un climat de violence quasi-généralisée règne dans le nord du pays le plus peuplé d'Afrique, en proie à des bandes criminelles à l'ouest, et jihadistes à l'est, qui multiplient attaques et enlèvements, à moins d'un an de l'élection présidentielle.

Le président Muhammadu Buhari termine son deuxième mandat en février 2023, critiqué de tout part pour son incapacité à endiguer l'insécurité.

Ces dernières années, les violences perpétrées par les "bandits" sont en hausse: ces gangs criminels ont tué plus 2.600 civils en 2021, soit une augmentation de plus de 250% par rapport à 2020, selon des chiffres de l'ONG Acled.

Les "bandits" sont motivés par l'argent et non par une idéologie, et relâchent souvent leurs otages après le paiement d'une rançon. Mais des analystes s'inquiètent d'éventuels rapprochements avec les groupes jihadistes du nord-est.

Comparution de 20 Massaï après la mort d'un policier tanzanien

Les Massaï ont accusé le gouvernement de tenter de les forcer à quitter leurs terres pour organiser des safaris et des parties de chasse.

Une vingtaine de Massaï ont comparu jeudi devant un tribunal tanzanien après avoir été inculpés pour le meurtre d'un policier lors d'une manifestation contre un programme de relocalisation visant à protéger la faune de la célèbre réserve naturelle de Ngorongoro.

La salle du tribunal d'Arusha était bondée de Massaï pour cette audience, au cours de laquelle les procureurs ont fait passer le nombre des accusés de 20 à 25. Les procureurs ont également modifié les charges pesant contre eux pour inclure à la fois les crimes de meurtre et de complot.

Le procès a été reporté au 14 juillet alors que l'enquête se poursuit.

"Tous les suspects ont conspiré pour tuer des policiers et d'autres agents du gouvernement qui étaient impliqués dans le marquage de la zone protégée dans le district de Ngorongoro", a déclaré l'avocat de l'Etat, Upendo Shemkole, devant le tribunal d'Arusha.

Des heurts ont opposé à Loliondo, à 125 kilomètres au nord de Ngorongoro, des policiers et des Massaï qui s'opposaient à la pose de "balises" séparant zones d'habitat humain et d'animaux sauvages, le 10 juin dernier.

Un policier a été tué dans ces incidents selon les autorités et des experts de l'ONU. Ces derniers ont également fait état de 30 blessés après des tirs à balles réelles des forces de sécurité.

Les Massaï ont accusé le gouvernement de tenter de les forcer à quitter leurs terres pour organiser des safaris et des parties de chasse.

Le gouvernement affirme vouloir protéger de toute activité humaine 1.500 km2 sur les 4.000 km2 de cette zone proche du parc du Serengeti.

De premières familles de Massaï ont quitté la réserve de Ngorongoro, dans le cadre de ce programme de relocalisation volontaire, qui est qualifié d'"expulsions" par des militants des droits de l'homme.

Les Massaï vivent depuis plus d'un siècle dans le cratère de Ngorongoro, site classé au patrimoine mondial de l'Unesco situé dans le nord de la Tanzanie.

Mais les autorités estiment que leur population croissante est devenue une menace pour la faune sauvage et ont lancé un programme de relocalisation volontaire.

Dans un communiqué récent, des experts de l'ONU se sont toutefois dits "préoccupés par les projets de la Tanzanie visant à déplacer près de 150.000 Massaï de Ngorongoro et de Loliondo sans leur consentement libre, préalable et éclairé".

Le chanteur américain R. Kelly, coupable de crimes sexuels, condamné à 30 ans de prison

Le chanteur R. Kelly s'en va après avoir comparu lors d'une audience au palais de justice pénale de Leighton à Chicago, le 17 septembre 2019.

La star américaine déchue du R&B, R. Kelly, reconnue coupable en septembre 2021 à New York d'avoir dirigé pendant des années un "système" d'exploitation sexuelle de jeunes, dont des adolescentes, a été condamnée mercredi à 30 ans de prison.

Cette lourde peine contre le chanteur de 55 ans a été prononcée par le tribunal fédéral de Brooklyn, là où son procès il y a neuf mois avait levé le voile sur les crimes sexuels au sein de la communauté noire aux Etats-Unis.

D'après des journalistes présents à l'audience, le chanteur mondialement connu pour son tube "I Believe I Can Fly" n'a pas dit un mot à l'énoncé du verdict.

Dans leur dernier réquisitoire, les procureurs fédéraux réclamaient au moins 25 années de réclusion criminelle en raison du "danger" que représenterait R. Kelly, de son vrai nom Robert Kelly, pour ses victimes et pour l'opinion publique.

Le parquet américain a estimé qu'il était "un impudent, un manipulateur, dans le contrôle et la coercition, ne montrant aucun signe de remords ou de respect de la loi".

"Prédateur"

Durant les six semaines de procès en août et septembre derniers, le chanteur déchu avait été dépeint par l'accusation en "criminel, prédateur".

Neuf femmes et deux hommes l'avaient accusé d'avoir abusé d'eux sexuellement, décrivant des viols, des prises de drogues forcées, des situations d'emprisonnement ou encore des faits de pédopornographie.

L'homme, qui a raconté avoir été violé quand il avait huit ans, a été reconnu coupable fin septembre 2021 de tous les chefs d'inculpation: extorsion, exploitation sexuelle de mineur, enlèvement, trafic, corruption et travail forcé, sur une période allant de 1994 à 2018.

R. Kelly a toujours nié les faits.

Tout au long de son procès, l'ex-étoile afro-américaine du R&B était restée mutique, et n'avait pas manifesté d'émotion particulière à l'énoncé de sa culpabilité, se contentant de baisser la tête et de fermer les yeux.

Déjà en détention et dans l'attente d'un autre procès fédéral à Chicago en août, R. Kelly espérait via ses avocats une peine maximale à New York de 17 ans de réclusion.

#MeToo pour les femmes noires

Ce procès a été considéré comme une étape majeure du mouvement #MeToo: c'était la première fois que la majorité des plaignantes étaient des femmes noires et qu'elles accusaient un artiste noir.

Pour Kenyette Barnes, à l'origine du mot-dièse #MuteRKelly ("Faites taire R. Kelly") en 2017 - la même année que le mouvement mondial #MeToo déclenché par la chute du tout-puissant producteur de Hollywood Harvey Weinstein - la justice américaine a permis pour la première fois de donner écho "au sang, à la sueur et aux larmes des femmes noires" que la société américaine ne voulait jusqu'à présent pas voir.

Bien avant que les violences sexuelles ne soient un sujet pour les médias et les réseaux sociaux aux Etats-Unis, des femmes afro-américaines bataillaient pour alerter les autorités et l'opinion publique. Mais pour une partie de la société, "les femmes noires ne sont ni susceptibles d'être violées, ni crédibles", dénonçait en septembre Mme Barnes.

Le procès avait mis au jour le "système" de R. Kelly pour attirer de très jeunes femmes et les agresser sexuellement, avec la complicité de son entourage, comme dans une sorte d'entreprise mafieuse, selon l'accusation. Nombre de victimes avaient raconté leur rencontre avec leur idole lors de concerts après lesquels on leur glissait un petit papier avec les coordonnées du chanteur.

Droguées et violées

Il ferait quelque chose pour leur carrière musicale, leur promettait-on.

Au lieu de cela, elles se faisaient "endoctriner" dans le milieu "sordide" de R. Kelly, étaient forcées à des rapports sexuels et maintenues dans ce "système" par des "mesures coercitives", selon l'accusation.

Six femmes ont été les principales accusatrices, dont certaines ont affirmé avoir été droguées pour être violées, séquestrées, forcées d'avorter et contaminées par des maladies sexuellement transmissibles.

Pour l'avocate Gloria Allred, qui représente trois des six plaignantes, le verdict contre R. Kelly - au lendemain des 20 ans de prison prononcés par le tribunal de Manhattan contre l'ex-mondaine britannique Ghislaine Maxwell pour trafic sexuel de mineures - doit servir d'exemple pour les célébrités qui se servent de leur "notoriété pour faire de leurs fans des proies".

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