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États-Unis

Trois morts en Floride pilonnée par l'ouragan Irma

Des habitants marchent près de la plage à Miami Beach, le 10 septembre 2017.

L'ouragan Irma a fait ses premières victimes dans le sud et l'ouest de la Floride avec trois personnes tuées dans accidents de voitures visiblement provoqués par les vents puissants et les pluies intenses.

Une policière de 42 ans a été tuée dimanche dans une collision frontale à 6H45 locale (10H45 GMT) près de la ville de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride. L'autre conducteur, un agent pénitencier, a également été tué.

"Elle avait travaillé dans un centre d'hébergement toute la nuit et se rendait chez elle pour chercher des provisions", a indiqué à l'AFP le shérif du comté de Hardey, Arnold Lanier.

Un autre conducteur a lui été tué samedi près de Key West, lorsque que son camion a percuté un arbre sur une route de l'archipel des Keys, le premier territoire de Floride frappé par Irma.

Le coeur de l'ouragan, où les vents et les précipitations sont les plus intenses, a frappé dimanche matin les Keys de plein de fouet avec des vents de 215km/h et commençait en milieu de journée à longer la côte ouest de la péninsule. Les effets de cet ouragan de catégorie 4, de la taille du Texas, crée des conditions dangereuses dans l'ensemble de la Floride.

Des vents à 215km/h

Le coeur de l'ouragan Irma a frappé de plein fouet dimanche l'archipel des Keys dans le sud de la Floride, apportant des vents de 215km/h et une mer déchaînée, après avoir fait 25 morts et des dégâts considérables dans les Caraïbes.

Le mur de l'oeil de l'ouragan est la partie où le vent et les précipitations sont les plus intenses.

Irma s'est renforcé dans la nuit en catégorie 4 et se déplace lentement vers la côte ouest de la Floride continentale à 15 km/h, a précisé le Centre américain des ouragans dans un communiqué à 11H00 GMT (7H00 locale).

Les autorités de Floride appellent depuis plusieurs jours les habitant de ce chapelet d'îles, très basses sur l'eau, à évacuer en raison de la marée de tempête que ne manquera pas de créer Irma à son passage et qui risque de noyer les langues de terre sous des masses d'eau.​

"Ceci est une situation extrêmement dangereuse et mortelle", a martelé le centre météo de Key West, enjoignant ceux qui n'avaient pas évacué de se mettre à l'abri "maintenant pour sauver votre vie".

"(Les Keys) sont en train d'être pilonnées (...) Cela va aller sur ma ville de Naples, Floride, et remonter tout le long de la côte ouest", a indiqué le gouverneur de Floride Rick Scott sur la chaîne Fox News, disant craindre par-dessus tout les marées de tempête, une montée brutale des eaux provoquée par la dépression.

L'oeil d'Irma devrait traverser les Lower Keys dans les heures qui viennent puis se diriger "près ou le long" de la côte ouest de la Floride, selon le NHC avertissant que les vagues pourraient dépasser 4,6 mètres, suffisamment pour recouvrir une maison.

L'archipel des Keys avait déjà été aux trois-quarts détruit par l'ouragan Donna il y a 57 ans jour pour jour, le 10 septembre 1960.

Des centaines de milliers d'habitants de la Floride se sont réfugiés dans des abris ou ont pris la route pour fuir vers le nord.Au total, 6,3 millions d'habitants - plus du quart de la population - du "Sunshine State" ont eu l'ordre d'évacuer.

Plus de 430.000 foyers et entreprises en Floride sont privés d'électricité, selon la compagnie Florida Power and Light.

Sur la côte ouest de la Floride, les personnes évacuées attendaient dans l'angoisse l'arrivée de cette dépression de la taille du Texas. Dans un refuge près de la ville de Naples (sud-ouest), on priait: "tout ce que nous voulons, c'est de rester sains et saufs", a confié Viviana Serra.

Centcom et Kennedy Space Center

Des ordres d'évacuation avaient été donnés pour la base aérienne de MacDill, quartier général du commandement central américain au Moyen-Orient (Centcom), située à Tampa que l'ouragan devrait frôler ou frapper tôt lundi. A Orlando, le Kennedy Space Center était fermé.

A Cuba, où l'ouragan est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi en catégorie 5 --la plus élevée-- avant d'être rétrogradé en catégorie 4 puis 3, Irma a "gravement affecté" les provinces de Camagüey et de Ciego de Avila, selon les autorités. Les "cayos", chapelet d'îlots touristiques bordant le littoral, demeuraient coupés du monde samedi soir.

Des vagues de sept mètres ont été enregistrées sur la côte nord. La Havane, où vivent deux millions d'habitants, a été placée en "alerte" cyclonique face au risque d'inondations.

Un sort similaire attend maintenant une bonne partie de la Floride où l'ouragan devrait remonter dimanche après-midi la côte ouest, mais il est si gigantesque que les autorités se préparent à des dégâts également sur la côte est et dans les Keys.

Des deux côtés de la péninsule, les agglomérations ressemblaient à des villes-fantômes. Magasins et restaurants étaient fermés.

Sur l'autoroute 75 le long de la côte ouest de la Floride, un flot ininterrompu de voitures filait vers le nord emportant des réfugiés de dernière minute.

Certains refusaient pourtant de partir, comme Scott Abraham, un agent immobilier qui compte rester avec sa femme et ses deux enfants dans son appartement, au 5e étage d'un immeuble donnant sur la plage. "Si j'habitais dans une maison, je serais parti", a-t-il expliqué. "Mais si on est inondés ici, ça va nous prendre au moins une semaine avant de pouvoir revenir, c'est hors de question".

Plusieurs villes ont instauré un couvre-feu nocturne à partir de samedi soir, pour réduire les pertes humaines et empêcher les éventuels pillages. Le gouverneur de Floride a averti qu'Irma serait pire que l'ouragan Andrew qui avait tué 65 personnes en 1992 et demandé que les 20,6 millions d'habitants de la Floride se préparent à partir.

"C'est une tempête d'une énorme puissance destructrice, et je demande à tous ceux qui se trouvent sur le passage de la tempête de suivre TOUTES les consignes des responsables du gouvernement", a tweeté le président américain Donald Trump.

Il passe le week-end dans la résidence présidentielle de Camp David avec son cabinet et a été dûment informé de l'avancée d'Irma et des préparatifs des secours.

Dévastation dans les Caraïbes

L'ouragan Irma a dévasté auparavant plusieurs des Caraïbes, faisant au moins 25 morts: dix dans la partie française et deux dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, quatre dans les îles Vierges américaines, six dans les Iles Vierges Britanniques et l'archipel d'Anguilla, deux à Porto-Rico, un à Barbuda.

Les îles ravagées de Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont vu avec soulagmeent un deuxième ouragan attendu, José (catégorie 4), passer samedi finalement plus loin que prévu.

Confusion, désarroi et tensions régnaient toutefois chez les habitants de Saint-Martin après le passage d'Irma. Un chaos profitant aux pilleurs, qui se sont rués dans les magasins pour emporter frigos ou téléviseurs.

Ailleurs dans les Caraïbes, les 1.600 habitants de l'île de Barbuda, dévastée par Irma en milieu de semaine et également menacée par José, avaient été évacués vers Antigua.

Avec AFP

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Trump rejette la menace d'une destitution, les démocrates débattent

Le président américain, Donald Trump, à la maison blanche, le lundi 22 avril 2019. REUTERS/Al Drago

Sûr de lui, le président américain Donald Trump affirme que le Congrès n'est "pas en mesure" de le destituer, un débat qui divise les démocrates après la publication du rapport d'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016.

Est-il inquiet face à la menace d'une procédure de destitution? "Pas du tout", a répondu lundi le républicain aux journalistes à la Maison Blanche.

"Seuls de graves délits ou infractions peuvent aboutir à une destitution", avait-il affirmé plus tôt sur Twitter. "Je n'ai commis aucun délit (pas de collusion, pas d'obstruction), donc vous n'êtes pas en mesure de me destituer".

Pourtant, l'idée fait son chemin chez les démocrates avec trois candidats à la Maison Blanche désormais favorables à une destitution, même si les chefs du parti et le premier dans les sondages, Bernie Sanders, repoussent encore cette éventualité potentiellement explosive.

Après 22 mois d'enquête, le procureur spécial Robert Mueller a conclu dans son rapport, publié jeudi, qu'il n'y avait pas eu d'entente entre l'équipe de campagne du républicain et Moscou.

Mais si M. Trump s'estime depuis totalement exonéré, ces conclusions ne l'ont pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, M. Mueller ayant montré que le président avait essayé de torpiller son enquête.

Les démocrates affirment qu'avec son rapport long de plus de 440 pages, le discret procureur spécial Robert Mueller leur a en fait laissé une feuille de route afin qu'ils poursuivent l'enquête au Congrès.

Mais si tous sont d'accord sur ce point, les opinions divergent autour de la possibilité de lancer contre Donald Trump une procédure de destitution, appelée "impeachment" aux Etats-Unis.

- Démocrates divisés -

Promettant d'agir face aux actes "sans scrupules" du milliardaire, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a tempéré lundi les espoirs de ceux qui souhaiteraient lancer une telle procédure.

Il est "important de savoir que les faits pouvant servir à obliger le président à rendre des comptes peuvent être obtenus hors des auditions organisées dans le cadre d'une destitution", a-t-elle pris soin de souligner dans une lettre aux élus démocrates de la Chambre.

Sa voix a un énorme poids: c'est à la Chambre, où les démocrates détiennent la majorité, que reviendrait de lancer le mécanisme en vue d'une destitution.

Mais c'est ensuite au Sénat, contrôlé par des républicains qui restent en grande majorité farouchement fidèles au président Trump, que se déroulerait le procès.

En l'état, il y a donc très peu de chances pour qu'une procédure de destitution aboutisse.

Mieux vaut donc que les électeurs se prononcent contre Donald Trump dans les urnes en novembre 2020, après une campagne portant avant tout sur les grands sujets qui les préoccupent, comme la santé, affirment les chefs démocrates.

Se disant "réaliste" sur cette situation, la sénatrice et candidate démocrate à la Maison Blanche Kamala Harris a pourtant annoncé lundi soir qu'elle soutenait la voie de la destitution, sur CNN.

Elle rejoint la sénatrice progressiste Elizabeth Warren qui, la première parmi les candidats, s'y était déclarée favorable dès vendredi.

Le petit candidat et ex-ministre Julian Castro soutient également cette voie.

Mais le sénateur Bernie Sanders, qui arrive en tête des sondages parmi les 19 candidats démocrates déclarés, a lui repoussé cette option lundi soir. "Au final, ce qui m'importe le plus c'est que Donald Trump ne soit pas réélu président", a-t-il expliqué sur CNN.

"Et si pendant toute l'année prochaine la seule chose dont le Congrès parle c'est +Trump Trump Trump et Mueller Mueller Mueller+ et nous ne parlons pas (...) des sujets qui concernent les citoyens ordinaires, j'ai peur que cela ne joue à l'avantage de Trump", a-t-il ajouté.

D'autres candidats démocrates ont esquivé le débat, ou affirmé, comme lui, préférer que la Chambre mène son enquête hors du cadre d'une procédure de destitution.

L'opposition n'a en tout cas pas attendu les conclusions du rapport Mueller pour multiplier les enquêtes parlementaires contre le président républicain.

Le président démocrate de la puissante commission judiciaire de la Chambre, Jerry Nadler, a ainsi annoncé lundi vouloir entendre publiquement Don McGahn, ancien conseiller juridique de la Maison Blanche, "un témoin clé des nombreux cas présumés d'entrave à la justice".

Avec AFP

La chef des démocrates repousse l'idée d'une destitution de Trump

La démocrate Nancy Pelosi donne un discours pour la journée sans femmes à Washington D.C., le 8 mars 2017.

La chef des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a tempéré lundi les espoirs des élus favorables à une procédure de destitution à l'encontre de Donald Trump après les conclusions de l'enquête russe, mettant en garde contre toute action qui pourrait apparaître trop partisane.

Après 22 mois d'enquête, le procureur spécial Robert Mueller a conclu, dans son rapport publié jeudi, qu'il n'y avait pas eu d'entente lors de la présidentielle américaine de 2016 entre l'équipe du républicain et Moscou.

Mais, si M. Trump se proclame depuis totalement exonéré, ces conclusions ne l'ont pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice.

M. Mueller a ainsi montré que Donald Trump avait essayé de torpiller son enquête, en voulant notamment le limoger.

Depuis, le débat agite les démocrates : ces conclusions justifient-elles d'ouvrir une procédure de destitution, appelée en anglais "impeachment", contre le président républicain ? Oui, affirment plusieurs parlementaires de l'aile gauche du parti, dont la sénatrice et candidate à l'élection présidentielle Elizabeth Warren.

Pour débattre de la marche à suivre, Nancy Pelosi devait organiser, à 17H00 (21H00 GMT), une conférence téléphonique avec les élus démocrates de la Chambre des représentants, où ils contrôlent la majorité.

C'est la Chambre qui serait chargée de voter une mise en accusation dans le cadre d'une procédure de destitution, puis il reviendrait au Sénat, à majorité républicaine, de faire le procès de Donald Trump.

Présidente de la Chambre, Mme Pelosi dénonce le comportement "sans scrupules" du président, dans une lettre adressée lundi aux parlementaires démocrates.

"Bien que nos opinions varient entre l'opportunité d'enquêter sur les conclusions du rapport Mueller ou de procéder directement à la destitution, nous sommes tous fermement d'accord sur le fait que nous devions avancer pour découvrir la vérité", précise-t-elle.

"Il est également important de savoir que les faits pouvant servir à obliger le président à rendre des comptes peuvent être obtenus hors des auditions organisées dans le cadre d'une destitution", prend-elle soin de souligner.

Elle conclut que "nous devons montrer aux Américains que nous avançons sans passion ou préjugés, en nous basant strictement sur la présentation des faits".

Les chefs démocrates craignent en effet de brouiller leur message électoral à l'horizon des élections présidentielles et parlementaires de 2020 avec une procédure explosive de destitution qui serait vouée à l'échec avec un Sénat républicain.

Donald Trump lui, en est convaincu : les démocrates n'ont aucune raison pour le destituer.

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