Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Orlando: tolérance zéro pour les menaces contre des musulmans. Visite d'Obama.

Hommage aux victimes de la boîte de nuit Pulse, Orlando, Floride, le 14 juin 2016. (REUTERS/Jim Young )

Les autorités d'Orlando ont assuré mercredi qu'elles ne toléreraient plus de menaces contre des musulmans après la tuerie perpétrée par un homme ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique et qui a engendré des messages de haine contre cette communauté, y compris dans la ville du tueur.

"Proférer ces menaces est non seulement mal mais, dans la plupart des cas, illégal. Il faut arrêter", a déclaré le procureur général Lee Bentley lors d'une conférence de presse.

L'attentat, le plus grave aux Etats-Unis depuis celui du 11-Septembre, a été perpétré dimanche matin dans un club gay d'Orlando par un Américain d'origine afghane, Omar Mateen, qui a été tué lors d'un échange de tirs avec la police. 49 autres personnes sont mortes et 53 ont été blessées, dont certaines sont encore dans un état grave.

"Ces menaces détournent l'attention de ce que les forces de l'ordre doivent faire", a ajouté le procureur.

Le représentant du FBI Ron Hopper a rappelé que les "violations des droits civiques sont une priorité pour le FBI", qui enquêtera "sur les incidents contre des individus (...) notamment en raison de leur race, leur religion et leur orientation sexuelle".

Mais les responsables ont refusé de s'exprimer sur des informations de presse selon lesquelles la femme de Mateen pourrait être poursuivie pour avoir eu connaissance du projet d'attaque de son mari et n'avoir pas prévenu les autorités.

Le procureur fédéral va présenter les éléments de son enquête sur cette femme devant un jury populaire, a rapporté la chaîne CNN, qui cite des sources policières non identifiées. Noor Salman aurait précédemment accompagné son mari chez un marchand d'armes ainsi que dans le club gay, où le tueur avait ses habitudes.

La femme a affirmé avoir essayé d'en parler avec son mari, mais elle n'était pas au courant d'une attaque imminente, selon CNN.

- Voyage d'Obama 'plein émotion' -

Le massacre d'Orlando a notamment mis sous le feu des projecteurs la petite communauté musulmane de Fort Pierce, où résidait l'auteur de l'attentat, au point d'en faire une cible facile.

"Allez crever, putain de sacs à merde!", a entendu un journaliste de l'AFP devant l'Islamic Center de Fort Pierce, une phrase lancée d'un pick-up.

Après les attentats de Paris en novembre et San Bernardino (Californie) en décembre, le nombre de délits présumés motivés par la haine et visant des musulmans a triplé aux Etats-Unis, selon une enquête du New York Times.

L'islamophobie y a atteint un niveau sans précédent, selon des représentants musulmans, nourrie en outre par les propos du candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump, qui veut interdire temporairement l'entrée du pays aux musulmans.

Après l'attentat d'Orlando, Donald Trump a dit vouloir élargir son interdiction aux personnes venant de pays impliqués dans le passé dans des attentats contre les Etats-Unis ou leurs alliés.

Le président Obama, qui se rend jeudi à Orlando pour un déplacement "plein d'émotion" en hommage aux victimes, a mis en garde contre la tentation de condamner toute une communauté.

"Allons-nous commencer à traiter tous les musulmans américains différemment ? Allons-nous les soumettre à une surveillance particulière ? Allons-nous les discriminer en raison de leur foi ? Jusqu'où cela ira-t-il ?", a-t-il lancé mardi lors d'une allocution passionnée.

Le président américain va à Orlando "réconforter les familles", rencontrer le personnel médical et ceux qui ont agi "héroïquement" pour sauver des vies, a indiqué son porte-parole Josh Earnest mercredi.

Pour Obama, le tueur "était un jeune homme en colère, dérangé, et instable qui a été radicalisé".

Un centre d'aide aux familles des victimes a été installé dans un stade d'Orlando.

Pour les proches, l'après attentat est "très difficile", explique Sarita Figueroa, du département des Anciens combattants.

"Certains sont encore en train d'aller chercher des affaires sur le sol (de la boîte de nuit). Des lunettes, des montres, une mallette (...). Vous apprenez que vous venez de perdre quelqu'un et vous recevez un message qui vous dit d'aller récupérer ses affaires. C'est un autre processus", raconte-t-elle.

Le drame d'Orlando suscite toujours un débat enflammé sur l'accès aux armes entre démocrates et républicains. Mais mercredi Donald Trump a semblé assouplir sa position en suggérant de ne pas vendre d'armes à feu à des personnes figurant sur des listes de surveillance anti-terroriste. Sa rivale démocrate Hillary Clinton a suggéré qu'elle pourrait "être certainement d'accord" avec lui. "Si le FBI vous surveille pour de présumés liens terroristes, vous ne devez pas pouvoir acheter une arme", a-t-elle dit.

Toutes les actualités

La famille d'un Afro-Américain tué par la police reçoit 20 millions de dollars

Un activiste de Black Lives Matter crie aux forces de l'ordre lors d'une manifestation contre le meurtre par la police de Breonna Taylor le jour de la course de chevaux du Kentucky Derby à Louisville, Kentucky, États-Unis, le 5 septembre 2020. REUTERS / Jim Urquhart

La famille d'un Afro-Américain tué par un policier alors qu'il était menotté recevra 20 millions de dollars de dédommagement au terme d'un accord passé avec les autorités, a annoncé lundi l'avocat de la famille.

William Murphy a salué un "accord historique" avec le comté du Prince George (Maryland), près de Washington, dont le montant est l'un des plus élevés pour une bavure policière aux Etats-Unis.

William Green, 43 ans, avait été touché de six balles le 27 janvier alors qu'il était dans une voiture de police, les mains menottées dans le dos. Il est décédé le lendemain de ses blessures à l'hôpital.

Il avait été arrêté par un policier, Michael Owen, pour un accident de la circulation. L'agent avait expliqué avoir tiré en état de légitime défense sur William Green alors que celui-ci tentait de prendre son arme.

Michael Owen, qui ne portait pas de caméra-piéton lors de l'incident, a été depuis licencié de la police et inculpé d'homicide.

"C'est un accord historique qui reflète la nature haineuse, brutale et insensée de ce qui est arrivé à M. Green", a commenté William Murphy lors d'une conférence de presse.

L'avocat a notamment fustigé le manque de réactivité de la police du comté alors que le policier, également Afro-Américain, avait fait l'objet de deux signalements pour violences quelques mois auparavant, selon une enquête du Washington Post.

"Il y a une tendance terrible de violence insensée, des choses dans son passé qui étaient terrifiantes", a-t-il affirmé.

La directrice du comté de Prince George, Angela Alsbrooks, a "accepté la responsabilité" de la mort de William Green.

"Quand nous sommes en faute, nous prenons nos responsabilités", a-t-elle déclaré.

Cet accord intervient deux semaines après celui passé entre la mairie de Louisville dans le Kentucky et la famille de Breonna Taylor, une jeune Afro-Américaine tuée en mars lors d'une perquisition controversée, qui a reçu 12 millions de dollars de dédommagement.

William Murphy avait déjà négocié un accord de 6,4 millions de dollars entre la ville de Baltimore et la famille de Freddie Gray, un jeune Afro-Américain mort dans des circonstances troublantes après son arrestation en 2015.

Minute Éco: restructuration de la dette angolaise et début de la Transgabonaise

Minute Éco: restructuration de la dette angolaise et début de la Transgabonaise
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

Washington fait appel d'une décision de l'OMC sur le bois canadien

Le président Donald Trump rencontre le premier ministre canadien Justin Trudeau dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le jeudi 20 juin 2019, à Washington. (Photo AP / Evan Vucci)

Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu'ils faisaient appel d'un verdict de l'OMC favorable aux Canadiens portant sur le bois de construction, au coeur d'un contentieux de longue date entre Washington et le Canada.

Mais la cour d'appel de l'Organe de règlement des différends de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnelle depuis le 11 décembre, faute de magistrats suffisants.

"Comme indiqué dans notre notification à l'ORD concernant la décision américaine de faire appel, nous sommes ouverts à des discussions avec le Canada sur la marche à suivre dans ce différend", a fait savoir lundi la représentation américaine auprès de l'OMC.

Il y a deux ans, le Canada avait déposé plainte auprès de l'OMC pour contester des droits compensateurs imposés par les Etats-Unis sur son bois d'oeuvre résineux. Il s'agissait du 9e litige engagé par Ottawa auprès de cette instance.

Depuis près de 40 ans, les Etats-Unis estiment que les prix du bois de construction canadien sont "injustement sous-évalués" et que ces marchandises sont "subventionnées".

Outre devant l'OMC, de nombreux recours judiciaires ont été effectués au cours du temps devant des juridictions des pays.

En décembre 2017, la commission américaine du commerce international (ITC) avait ainsi conclu que les industriels canadiens exportaient leur bois de construction à des prix de dumping, justifiant les pénalités imposées à la frontière.

Elle notait alors un "préjudice notable" pour les Américains.

Le Canada avait dénoncé une décision sans fondement puis avait demandé en mars 2018 à l'OMC de constituer un panel, dont les conclusions, favorables aux Canadiens, ont été publiées fin août.

Le gouvernement fédéral canadien, comme celui du Québec, s'était "réjoui" de la décision de l'OMC et a appelé les Etats-Unis à en tirer les conséquences. Mais le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, avait alors immédiatement critiqué les conclusions du rapport, estimant qu'il "protégerait les subventions massives du Canada au bois de construction".

Donald Trump n'a payé aucun impôt pendant une décennie, selon le New York Times

Le président Donald Trump s'exprime lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 23 septembre 2020, à Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

Le président américain Donald Trump n'a payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016, l'année de son élection à la Maison Blanche, puis autant en 2017, et n'a payé aucun impôt durant 10 des 15 années précédentes, selon une enquête du quotidien New York Times publiée dimanche.

M. Trump, candidat à un second et dernier mandat à la Maison Blanche, a balayé ces révélations du New York Times. Il ne s'agit rien d'autre que des "informations bidon, totalement inventées", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

Selon le quotidien new-yorkais, M. Trump a échappé à l'impôt "en grande partie car il a déclaré plus de pertes d'argent que de gains".

"J'ai payé beaucoup, et j'ai payé beaucoup d'impôts sur le revenu au niveau de l'Etat aussi, l'Etat de New York taxe beaucoup", a au contraire rétorqué sans plus de précisions M. Trump.

Selon le New York Times, au sein de la nébuleuse de sociétés dirigées par le magnat des affaires, de nombreuses d'entre elles ont déclaré des pertes importantes, dont ses clubs de golf, écornant l'image de l'entrepreneur à succès que M. Trump aime se donner.

Les déclarations fiscales de l'ex-magnat de l'immobilier devenu président sont au coeur d'une bataille judiciaire, M. Trump ayant toujours refusé de les publier contrairement à l'usage.

"Le New York Times a obtenu les informations fiscales sur plus de vingt ans concernant M. Trump et les centaines de sociétés qui composent son groupe, y compris des informations détaillées au sujet de ses deux premières années au pouvoir. Cela n'inclut pas ses déclarations d'impôt sur le revenus personnelles pour 2018 ou 2019", affirme le journal qui promet de nouvelles révélations "dans les semaines à venir".

Selon le quotidien USA Today, M. Trump a été le premier candidat de l'un des deux grands partis -- démocrate et républicain -- à l'élection présidentielle depuis quatre décennies à refuser de publier ses déclarations d'impôts.

Bataille pour la confirmation de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême

Bataille pour la confirmation de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG