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L'opposant Mawarire de nouveau interpellé au Zimbabwe

  • VOA Afrique

Le pasteur du Zimbabwe Evan Mawarire parle lors d'une interview à Johannesburg, Afrique du sud, le 19 juillet 2016.

La police zimbabwéenne a interpellé lundi le pasteur Evan Mawarire, l'un des leaders de la contestation anti-Mugabe, accusé d'avoir soutenu publiquement des étudiants en médecine en grève.

"J'ai été arrêté, je suis à la station de police d'Avondale", un quartier du nord de la capitale, Harare, a déclaré le pasteur dans une vidéo de 42 secondes publiée sur Facebook.

"J'ai été interpellé car je me suis adressé à des étudiants qui protestent contre l'augmentation de leurs frais de scolarité. Je n'ai rien fait de mal".

Contactés par l'AFP, sa soeur, Teldah Mawarire, et son avocat, Harrison Nkomo, ont tous deux confirmé l'interpellation.

Le pasteur avait déjà été arrêté en février à son arrivée à l'aéroport de Harare alors qu'il rentrait de plus de six mois d'exil. Il avait été libéré une semaine plus tard contre le versement d'une caution et l'obligation de se présenter deux fois par semaine à la police.

Les étudiants en médecine manifestaient lundi sur le campus de l'université de Harare pour s'opposer au doublement de leurs frais de scolarité.

"C'était une manifestation pacifique contre cette augmentation qui intervient à deux semaines de leurs examens", s'est plaint Allister Pfunde, président de l'association nationale des étudiants. "La majorité de ces étudiants ne peut se payer de logement décents et de vrais repas, mais les autorités trouvent toujours cela correct d'alourdir leur fardeau".

L'université a réagi en ordonnant l'expulsion du campus des manifestants, les accusant notamment d'avoir jeté des pierres sur des bâtiments.

Le pasteur Mawarire, qui n'est affilié à aucun parti politique, avait lancé début 2016 sur les réseaux sociaux une campagne de protestation contre le gouvernement baptisée "#CeDrapeau".

Ses vidéos, où il apparaissait avec le drapeau zimbabwéen en écharpe pour dénoncer les conditions de vie de la population avaient déclenché une grande vague de grèves et de manifestations dans le pays.

Le mouvement s'était peu à peu éteint face à la brutale répression du régime du président âgé de 93 ans.

Avec AFP

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