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Opération de lutte contre l'immigration clandestine en cours à Mayotte


La police anti-émeute encadre une manifestation à Mamoudzou dans le territoire français d'outre-mer de Mayotte, le 20 février 2018.
La police anti-émeute encadre une manifestation à Mamoudzou dans le territoire français d'outre-mer de Mayotte, le 20 février 2018.

Une vaste opération de lutte contre l'immigration clandestine était en cours jeudi matin à Mayotte, une île française de l'océan indien paralysée depuis près d'un mois par des barrages et des manifestations contre l'insécurité, a constaté l'un journaliste sur place.

Malgré un accord de sortie de crise conclu avec l'Etat français par des négociateurs mais rejeté par la base, onze points de barrages persistaient sur l'île.

Mayotte est secouée depuis quatre semaines par un mouvement de contestation qui réclame des mesures contre l'insécurité et l'immigration clandestine en provenance de l'Etat pauvre des Comores, à 70 km de là.

>> Lire aussi : La grève générale continue malgré un accord de sortie de crise à Mayotte

Jeudi matin, les gendarmes ont entamé une série de contrôles au nord de Mamoudzou, chef-lieu de l'île, et 42 étrangers en situation irrégulière avaient déjà été interpellés vers 07H30 GMT, selon un premier bilan officiel.

Arrivée sur l'île en début de semaine, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé lundi une première série de mesures pour la sécurité et contre l'immigration irrégulière. Mardi, au bout de cinq heures de négociations avec l'intersyndicale et le collectif initiateurs du mouvement, 15 mesures supplémentaires réclamées par ce collectif ont été, selon lui, acceptées par le gouvernement.

Parmi elles, la lutte contre les attestations d'hébergement et de paternité de complaisance, la mise en place de navires supplémentaires contre l'immigration clandestine, la reconnaissance des associations luttant contre l'insécurité, la lutte contre l'habitat clandestin et le démantèlement des bandes.

Un des porte-parole de ce mouvement, Fatihou Ibrahime, avait alors salué "des avancées réelles" et indiqué que l'intersyndicale proposerait aux manifestants la levée des barrages.

>> Lire aussi : Des heurts devant le service des migrations à Mayotte

Mais ceux-ci sont maintenus et la grève générale se poursuit, ont annoncé mercredi les organisateurs, estimant que "des points manquaient" dans l'accord de principe trouvé avec Mme Girardin, notamment en matière de sécurité,

Avec AFP

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