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Open Arms: Madrid hausse le ton contre Salvini et propose les Baléares comme port

Une ONG espagnole a annoncé samedi avoir secouru en Méditerranée 59 migrants en provenance de Libye, 30 juin 2018. (Twitter/ Proactiva Open Arms)

"Honte pour l'humanité": la ministre espagnole de la Défense a conspué le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, accusé de vouloir tirer profit politiquement des 107 migrants de l'Open Arms, à qui Madrid a proposé de débarquer aux Baléares.

Cette offre a néanmoins été jugée "incompréhensible" par l'ONG espagnole Proactiva Open Arms, qui a mis en avant les risques à parcourir le millier de kilomètres séparant l'île italienne de Lampedusa, près de laquelle stationne le bateau, et l'archipel espagnol des Baléares, "dans des conditions climatiques hostiles".

A bord pour certains depuis 18 jours, ces migrants risquent de battre le record des 32 personnes restées bloquées 19 jours à bord du SeaWatch3 avant leur débarquement à Malte le 9 janvier dernier.

"Ce que fait Salvini par rapport à l'Open Arms est une honte pour l'humanité", a dénoncé la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles devant la presse, en pointant du doigt des "fins exclusivement électoralistes".

Face au refus "inconcevable" de Rome d'accueillir ces migrants, Madrid avait fini par proposer dimanche au navire de débarquer à Algésiras, dans l'extrême sud de l'Espagne, ce que l'ONG a jugé "absolument irréalisable".

Le gouvernement espagnol a alors proposé les Baléares, plus proches mais toujours distantes d'un millier de kilomètres de Lampedusa.

Mais Open Arms a jugé lundi cette "décision totalement incompréhensible". "Alors que notre bateau est à 800 m des côtes de Lampedusa, les Etats européens demandent à une petite ONG comme la nôtre de faire face (...) à trois jours de navigation dans des conditions climatiques hostiles", a ajouté l'organisation espagnole dans un communiqué.

Dans une interview au média espagnol eldiario.es, le fondateur de l'ONG, Oscar Camps, a suggéré l'envoi par Madrid d'un bateau pour récupérer les migrants ou leur transfert par avion vers l'Espagne.

- "Crise psychologique" -

"Il est urgent d'en finir avec la situation inhumaine et inacceptable que vivent les personnes que nous avons sauvées en mer", a encore dit Open Arms en évoquant "une situation de grave crise psychologique à bord".

Démentant l'existence d'un quelconque accord avec l'Italie sur le choix des Baléares, comme l'a évoqué Open Arms, l'exécutif de Pedro Sanchez a assuré lundi ne pas avoir reçu de "réponse claire et directe" de la part de l'ONG sur les Baléares.

"Il ne s'agit pas d'accepter ou de ne pas accepter", a rétorqué une porte-parole d'Open Arms.

"La réponse que nous leur avons donnée est que nous ne pouvons pas garantir la sécurité de ces personnes sur notre bateau. Vu que l'Italie et l'Espagne ont assumé la responsabilité de ces personnes, qu'ils trouvent des solutions", a-t-elle ajouté.

Le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, a assuré dimanche soir que les garde-côtes italiens étaient "prêts à accompagner l'ONG vers le port espagnol".

La Commission européenne s'est félicitée pour sa part "de la bonne volonté de l'Espagne d'accepter ce débarquement" mais a appelé "tous les Etats membres et les ONG à coopérer ensemble et trouver une solution qui fonctionne et qui permette de débarquer les gens à bord de l'Open Arms dans les plus brefs délais".

Un accord entre pays européens prévoit de répartir immédiatement après leur débarquement ces migrants entre la France, l'Allemagne, le Luxembourg, le Portugal, la Roumanie et l'Espagne.

Très critique elle aussi vis-à-vis de l'Italie "qui ferme ses ports d'une manière totalement illégale et incompréhensible", la numéro deux du gouvernement espagnol Carmen Calvo a avoué ne pas comprendre non plus la position d'Open Arms. "Nous leur avons tout proposé car nous voulons que ces vies ne soient plus en danger mais que nous reste-t-il ?", a-t-elle dit.

Cette nouvelle confrontation sur la question migratoire se déroule en pleine crise politique à Rome.

M. Salvini avait accepté samedi à contrecoeur de laisser débarquer 27 migrants mineurs non accompagnés. Mais il continue de refuser le débarquement du reste des passagers.

"Pourquoi l'Open Arms ne va pas en Espagne ? En 18 jours, ils auraient pu aller et revenir trois fois d'Ibiza et de Formentera. Ils livrent une bataille politique", a-t-il accusé lundi sur Twitter.

Malgré la fermeture de Lampedusa à l'Open Arms, des migrants continuent d'arriver sur les côtes italiennes. Selon le ministère de l'Intérieur, depuis 18 jours, 479 migrants ont débarqué en Italie, dont plus d'une centaine à Lampedusa.

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La pandémie du coronavirus a fait au moins 555.000 morts dans le monde

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

Washington rompt officiellement son alliance avec l'OMS

Washington rompt officiellement son alliance avec l'OMS
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Washington se retire officiellement de l'OMS, revers pour l'Éthiopien Tedros Ghebreyesus

Le president americain Donald Trump (à g.) et le directeur général de l'OMS Dr Tedros Ghebreyesus.

Le président Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des Etats-Unis de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus, ont indiqué mardi des responsables américains.

"Le Congrès a reçu la notification que le président a officiellement retiré les Etats-Unis de l'OMS au beau milieu d'une pandémie", a écrit sur Twitter Robert Menendez, membre démocrate de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères.

La notification sera effective au terme d'un délai d'un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l'organisation onusienne.

Elle a été envoyée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "qui est le dépositaire pour l'OMS", ont-ils dit.

Les Nations unies ont également confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain.

Le porte-parole de M. Guterres a précisé que les Etats-Unis, membres fondateurs de l'OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l'organisation: respecter un délai d'un an et être à jour dans leurs contributions.

L'annonce a été fustigée par la Fédération des scientifiques américains. Elle intervient "au moment où on a le plus besoin de coopération internationale" et ce retrait "ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19", a-t-elle réagi.

Le président américain avait annoncé fin mai "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Le retrait américain constitue un véritable revers pour l'Éthiopien Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne et en sont de loin le premier bailleur de fonds. Désormais, ils vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", avait-il déclaré à la presse.

La semaine dernière, un haut responsable américain de la santé avait toutefois assuré que les Etats-Unis continuaient de travailler au jour le jour avec l'OMS.

"Je n'ai pas été rappelé, je n'ai reçu aucune instruction pour que je me retire", avait déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, et membre du conseil exécutif de l'OMS.

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