Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Nouveau sauvetage pour l'Ocean Viking, Richard Gere en soutien aux "réfugiés" de l'Open Arms

Quelques migrants secourus mobilisés sur le navire humanitaire en mer depuis 10 jours dans la Méditerranée, débarquent à Valletta, Malta le 13 avril 2019.

Le navire humanitaire Ocean Viking, affrêté par SOS Méditerranée et MSF, a secouru samedi 80 migrants, s'ajoutant aux 85 de la veille, tandis que l'Open Arms d'une ONG espagnole bataillait avec Malte et l'Italie pour débarquer 121 migrants, en mer depuis neuf jours, "proches du point de rupture".

Les 80 migrants embarqués sur l'Ocean Viking sont presque tous Soudanais et pour moitié des mineurs dont une forte proportion ayant entre 13 et 15 ans, et, selon MSF, leur embarcation était partie de Libye jeudi soir.

C'est la deuxième opération de secours conduite en 24 heures par l'Ocean Viking, où se trouve une journaliste de l'AFP. Le sauvetage de vendredi avait déjà permis de récupérer 85 personnes dont cinq femmes et quatre enfants.

Le canot pneumatique blanc sur lequel ils se trouvaient a été repéré grâce à un avion effectuant des survols sur la zone, selon le chef de mission de MSF, Jay Berger.

Environ 170 personnes, toutes originaires d'Afrique sub-saharienne, se trouvent désormais à bord du bateau humanitaire qui a quitté Marseille, dans le sud de la France, dimanche dernier.

- "Clandestins non identifiés" -

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, qui a fait éclater jeudi la coalition populiste en Italie et mène déjà campagne en vue de probables élections à l'automne, a adressé un courrier au gouvernement de la Norvège, dont le navire Ocean Viking bat pavillon.

"L'Italie n'est pas juridiquement tenue, ni disposée à accueillir les immigrés clandestins non identifiés, se trouvant à bord de l'Ocean Viking", a-t-il écrit.

Il a de la même manière interdit au navire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms de débarquer en Italie les migrants qui sont à son bord.

Samedi, Malte a "proposé de transférer 39 migrants à bord d'un navire des forces militaires, et de les débarquer sur le sol maltais, car ils ont été récupérés dans la zone de secours de compétence de Malte".

Mais La Valette ne veut pas accueilir 121 autres personnes hébergées sur l'Open Arms, après avoir été sauvées il y a neuf jours, au motif qu'elles ont été "interceptées dans une zone dont ni Malte ni l'autorité de coordination compétente n'est responsable".

Pour le fondateur de Proactiva Open Arms, Oscar Camps, cette position "a provoqué un sérieux problème de sécurité à bord. Le niveau d'anxiété de ces personnes est insoutenable".

- "Pas des migrants, des réfugiés" -

L'acteur américain Richard Gere, venu soutenir l'Open Arms, a pris la défense des ONG et des migrants samedi lors d'une conférence de presse à Lampedusa.

"La plupart des gens en parlent comme de migrants mais pour moi ce sont des réfugiés en fuite", a déclaré la star américaine Richard Gere, assise aux côtés de dirigeants de l'ONG Proactiva.

"Ce sont 121 histoires différentes, ce sont des gens extraordinaires, ils sont si forts, ils ont vécu des horreurs, un enfer, la torture, les viols, l'emprisonnement", a ajouté l'acteur, en disant n'"en avoir rien à faire de la politique" et "vouloir seulement aider des gens en détresse".

Il a fait allusion à la "très bizarre situation politique" américaine "avec un président qui place beaucoup d'énergie dans la déshumanisation". "Nous avons nos réfugiés venant du Honduras, du Salvador, du Nicaragua, du Mexique, c'est très similaire à ici". Mais "partout sur la terre, il faut arrêter de diaboliser les êtres humains", a plaidé l'acteur.

Vendredi, il était monté sur l'Open Arms pour rencontrer l'équipage et les migrants dont une trentaine sont mineurs et leur apporter de l'eau et de la nourriture. Les migrants sont "en bonne forme mais ils se rapprochent du point de rupture", avait-il souligné.

Une situation confirmée par M. Camps samedi: "le plus important c'est la santé de ces personnes et chaque jour qui passe, la situation se détériore".

"Aucun décret, aucune amende, ni code de conduite ne nous empêchera de protéger les vies humaines en mer", a-t-il ajouté, avant de renouveler ses critiques envers Malte. "On ne peut pas évacuer 39 personnes et dire aux 121 autres qu'elles ne peuvent pas débarquer, ce n'est ni juste ni logique".

Toutes les actualités

Un commandant américain limogé après avoir alerté sur le Covid-19 à bord d'un porte-avions nucléaire

Le USS Theodore Roosevelt à l'entrée du port de Da Nang, au Vietnam, le 5 mars 2020. (Photo: Reuters)

Le commandant du porte-avions nucléaire américain USS Theodore Roosevelt, qui avait lancé un appel aux accents dramatiques pour faire évacuer son navire contaminé par le coronavirus, a été démis de ses fonctions, a annoncé jeudi le secrétaire à l'US Navy, Thomas Modly.

"Nous ne sommes pas en guerre. Il n'y a aucune raison que des marins meurent", avait écrit le capitaine de vaisseau Brett Crozier dans une lettre à sa hiérarchie publiée mardi par le San Francisco Chronicle.

"Nous ne sommes peut-être pas en guerre dans le sens traditionnel du mot, mais nous ne sommes pas non plus complètement en paix", a noté M. Modly au cours d'une conférence de presse. "Et nous demandons à nos commandants de faire preuve de jugement, de maturité, de leadership et de calme sous la pression."

Or le commandant Crozier a "fait preuve d'un très mauvais jugement en période de crise", a-t-il jugé.

Il sera remplacé par son prédécesseur immédiat, le vice-amiral Carlos Sardiello, qui lui avait transmis le commandement du Theodore Roosevelt en novembre dernier et qui connait donc parfaitement le navire.

"Le commandant Crozier a laissé la complexité du défi posé par l'épidémie de Covid à bord prendre le dessus sur son professionnalisme, au moment où le plus urgent était d'agir avec professionnalisme", a estimé M. Modly.

"Je ne doute absolument pas que le commandant Crozier ait fait ce qu'il croyait nécessaire pour le bien-être de son équipage", a-t-il poursuivi.

Mais cette lettre et l'écho qu'elle a recueilli ont "alarmé inutilement les familles de nos marins", a-t-il regretté. Elle a aussi "semé le doute sur les capacités et la sécurité opérationnelles du navire, ce qui aurait pu encourager nos adversaires à en profiter".

"C'est pour ces raisons que j'ai perdu confiance dans sa capacité à continuer à commander ce navire de guerre alors qu'il combat ce virus pour remettre l'équipage sur pied", a-t-il conclu.

Le secrétaire à l'US Navy a souligné que ce n'était pas le fait que le commandant du porte-avion ait lancé une alerte qui méritait son limogeage, mais le fait qu'il ait envoyé un e-mail aussi alarmiste au commandement régional avec une trentaine de personnes en copie.

C'est ce qui a apparemment permis que la lettre soit parvenue au San Francisco Chronicle, a-t-il ajouté sans accuser directement le commandant de l'avoir fait fuiter lui-même.

L'US Navy a commencé à évacuer les trois quarts de l'équipage du Theodore Roosevelt, un porte-avions nucléaire immobilisé à Guam depuis le 28 mars.

Les marins malades ou testés positifs seront placés en quarantaine sur la grande base navale américaine de Guam, qui abrite plusieurs milliers de marins et leurs familles, et ceux qui ne sont pas atteints par le coronavirus dans des hôtels de l'île, pour donner plus d'espace au millier de marins restant à bord et leur permettre de respecter une certaine distanciation sociale.

Le nombre de marins testés positif au Covid-19 est désormais de 114 et "il y en aura probablement des centaines", a indiqué M. Modly, soulignant qu'aucun des marins n'était gravement malade.

Le coronavirus représente un dilemme pour l'armée américaine, qui est fortement mobilisée aux Etats-Unis, où elle participe aux efforts du gouvernement fédéral pour lutter contre l'épidémie, mais qui veut rester opérationnelle pour continuer à démontrer la puissance militaire des Etats-unis à l'étranger.

Sorties alternées des hommes et des femmes pour lutter contre le virus au Pérou

Des employés fabriquent des masques dans une entreprise textile du quartier Gamarra à Lima, au Pérou, le 4 mars 2020. (AP Photo / Martin Mejia)

Le Pérou a renforcé jeudi les restrictions des déplacements dans le cadre de la lutte contre le coronavirus en interdisant que les hommes et les femmes sortent ensemble dans les rues et en imposant des sorties alternées selon le genre.

En vertu de cette mesure insolite, annoncée par le président péruvien Martin Vizcarra, les personnes de sexe masculin ne pourront désormais sortir de leur domicile que le lundi, le mercredi et le vendredi, tandis que les femmes, elles, ne seront autorisées à le faire que le mardi, le jeudi et le samedi. Le dimanche, personne n'aura le droit de sortir.

"Il nous reste dix jours, faisons cet effort supplémentaire pour contrôler cette maladie", a déclaré le président au cours d'une conférence de presse. Il a précisé que la mesure serait en vigueur jusquau 12 avril, date prévue pour la fin du confinement en vigueur au Pérou depuis le 16 mars.

A la date de jeudi, le Pérou comptait 1.414 cas confirmés de contamination par le Covid-19 et 55 morts. Le premier décès avait été enregistré le 6 mars.

M. Vizcarra a déclaré que la nouvelle mesure visait à réduire de moitié le nombre des personnes circulant dans les rues à un moment donné, car les restrictions déjà appliquées n'étaient pas suffisantes. "Les mesures de contrôle (en vigueur) ont donné de bons résultats, mais pas ceux qui étaient espérés", a-t-il dit.

Cette alternance entre hommes et femmes ne s'appliquera pas aux employés des services essentiels qui fonctionnent pendant l'état d'urgence sanitaire, marchés, banques, pharmacies et hôpitaux.

M. Vizcarra a souligné que les militaires et les policiers qui patrouillent dans les rues devraient dans ces circonstances particulières respecter les homosexuels et les transsexuels. "Les forces armées et la police ont des instructions de ne pas avoir d'attitudes homophobes", a-t-il déclaré.

Le maire de New York demande à la population de se couvrir le visage à l'extérieur

Le maire Bill de Blasio lors d'une conférence de presse sur la propagation du coronavirus à New York, États-Unis, le 24 mars. 2020. (Photo: REUTERS / Caitlin Ochs)

Le maire de New York Bill de Blasio a demandé jeudi aux habitants de la ville de se couvrir le visage lorsqu'ils sortent de chez eux, une première dans la ville la plus touchée par le coronavirus aux Etats-Unis.

"Ca peut être une écharpe, quelque chose que vous avez fabriqué chez vous, un bandana", a expliqué l'édile lors d'un point de presse, mais cela "n'a pas besoin d'être un masque de professionnel".

Au contraire, a-t-il martelé, "nous ne voulons pas que vous utilisiez les masques dont ont besoin les personnels d'urgence et les soignants", et dont il n'est pas certain qu'ils pourraient être disponibles en quantité suffisante jusqu'à la fin de la pandémie.

New York a enregistré 1.562 morts du coronavirus depuis le début de la pandémie, selon des chiffres publiés jeudi en fin de journée par les autorités sanitaires de la ville, et approche des 50.000 cas positifs (49.707).

Le maire a expliqué que la décision de demander aux habitants de se couvrir le visage avait été prise sur la base d'une étude publiée par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), autorité de santé nationale aux Etats-Unis.

Cette étude met en évidence des cas de transmission du virus à Singapour par des personnes asymptomatiques.

L'étude indique que la transmission pourrait notamment intervenir par la seule respiration.

"Il a été montré que la parole et d'autres activités vocales, comme le chant, peuvent générer des particules dans l'air, avec une propension liée au niveau sonore", expliquent les auteurs de l'étude, publiée mercredi.

Lors de son point de presse quotidien, Donald Trump n'a pas clairement donné comme consigne de se protéger le visage, laissant le choix aux Américains.

"Je ne pense pas que ce sera obligatoire", a-t-il dit des recommandations données par certains élus locaux, "parce que certains ne veulent pas."

"Nous ne voulons pas que les gens se sentent artificiellement protégés", a prévenu le Dr Deborah Birx, en charge de la coordination de la lutte contre le coronavirus à la Maison Blanche.

"C'est un complément", aux recommandations déjà formulées, à savoir notamment la distanciation sociale et le lavage fréquent des mains, a expliqué la responsable.

Coronavirus: le Zaandam et ses passagers malades autorisés à accoster en Floride

Le bateau de croisière MS Zaandam, à Panama City, Panama, le 27 mars 2020. REUTERS / Erick Marciscano

Le navire de croisière Zaandam, qui a erré pendant des jours après avoir été rejeté par plusieurs ports parce qu'il transportait des passagers atteints du coronavirus, a été autorisé jeudi à accoster en Floride, où les personnes les plus malades pourront être soignées.

"Les garde-côtes, le département à la Sécurité intérieure, les responsables de la santé et le comté de Broward sont parvenus à la décision d'autoriser les navires de croisière Zaandam et (son adjoint) Rotterdam à accoster à Port Everglades", dans la région de Fort Lauderdale, a annoncé sur Twitter le maire de cette ville, Dean Trantalis.

"Je suis très heureux de pouvoir partager cette bonne nouvelle avec vous (...). Votre voyage de retour à la maison peut bientôt commencer", a dit aux passagers le capitaine du Rotterdam, Bas Van Dreumel, selon un message audio transmis à l'AFP par l'un d'entre eux.

"Ce fut un long périple", a ajouté le capitaine.

Le sort du Zaandam, qui a quatre morts à son bord, a fait l'objet de difficiles négociations en Floride.

Le gouverneur de cet Etat où résident de nombreux retraités, Ron DeSantis, s'était d'abord opposé à son arrivée, affirmant qu'il ne voulait pas se voir "refourguer" des malades qui épuiseraient les ressources locales face au Covid-19.

Il a ensuite fait marche arrière, disant à la chaîne Fox News qu'il ne s'était pas rendu compte que des Américains se trouvaient à son bord.

Et le président américain Donald Trump a reconnu la nécessité d'évacuer les passagers. "Nous devons aider les gens. Ils sont dans le pétrin", a-t-il lancé, annonçant par ailleurs que les Britanniques et les Canadiens parmi eux seraient évacués.

L'épidémiologiste Anthony Fauci, chargé de conseiller la Maison Blanche sur le coronavirus, a lui aussi pesé sur le sujet.

"Il faut prendre soin des gens malades. On a juste l'obligation de le faire. Et le plus vite possible", a dit l'expert, en appelant à l'évacuation des personnes saines.

- Bus désinfectés -

Jeudi matin, une sortie de crise s'était profilée: un responsable local, Michael Udine, avait indiqué sur Twitter qu'une commission avait approuvé de manière "conditionnelle" le plan de débarquement proposé par Carnival, propriétaire de la compagnie de croisières Holland America.

La compagnie exploite le Zaandam et le navire envoyé à sa rescousse avec notamment des vivres, du personnel et des tests de dépistage du Covid-19, le Rotterdam. Quelque 400 passagers sains ont été transférés du Zaandam vers le Rotterdam.

Quatre personnes sont mortes sur le Zaandam. Les causes de leur décès n'ont pas été divulguées et depuis le 22 mars, plus de 200 passagers et membres d'équipage ont eu des symptômes similaires à ceux de la grippe, selon la compagnie Holland America.

Neuf personnes à bord ont été testées positives au nouveau coronavirus, selon Carnival.

"Nous avons un hôpital qui a la capacité d'accueillir certaines des personnes gravement malades", a dit le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, dont l'Etat compte plusieurs milliers de personnes atteintes du virus. Ces passagers très malades seraient moins de 10 selon la compagnie.

Les deux navires transportent 1.243 passagers, dont 305 Américains et 257 Canadiens, et 1.247 membres d'équipage.

Selon le plan de débarquement, environ 1.200 personnes qui ne sont pas malades pourraient rentrer chez elles en avion. Elle seraient transportées dans des véhicules "désinfectés, avec des contacts limités entre personnes, et elles porteraient des masques", a expliqué Holland America mercredi.

"Les ressortissants étrangers seront transportés par bus vers l'aéroport, mais ils n'iront pas à l'intérieur de l'aéroport. Ils iront directement dans l'avion", a précisé M. DeSantis.

D'après l'une des responsables du comté de Broward, Barbara Sharief, le débarquement des 1.200 personnes saines pourrait prendre jusqu'à quatre jours.

Quelque 45 personnes présentant des symptômes légers resteraient à bord à l'isolement jusqu'à guérison, selon le plan.

Le Zaandam, qui a quitté Buenos Aires le 7 mars, devait finir son voyage au Chili le 21 mars, mais a dû changer de trajectoire à cause du virus.

Bilan du coronavirus: 1 million de cas et plus de 50.000 morts

Bilan du coronavirus: 1 million de cas et plus de 50.000 morts
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:30 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG