Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

"On ne va pas se faire des bisous!", lance Tshisekedi au sujet de son alliance avec Kabila

Le président sortant Joseph Kabila, à droite, et son succésseur Félix Tshsiekedi lors de l'investiture au Palais de la nation, Kinshasa, 24 janvier 2019.

"Il y a quelques mois, ces gens-là étaient nos adversaires. On ne va pas soudainement se faire des bisous sur la bouche!", a déclaré le président Félix Tshisekedi au sujet de sa coalition avec son prédécesseur, Joseph Kabila, qui connaît des tensions ces derniers jours.

"Dans le camp Kabila, certains n'acceptent toujours pas d'avoir perdu leurs privilèges. Et dans notre propre camp, certains n'acceptent pas de se coaliser avec ceux qui étaient hier encore nos bourreaux", a dit le chef de l'Etat congolais au quotidien français Libération à l'occasion de sa visite à Paris.

"Le courant (avec Kabila, NDLR) passe bien", a déclaré M. Tshisekedi vendredi à Berlin lors d'une conférence de presse avec la chancelière Angela Merkel.

"Nous parlons aussi des problèmes de la coalition. Mais dans l'ensemble, il sait que je dirige ce pays et il se tient vraiment à sa place, celle d'un consultant quand j'en ai de temps en temps besoin et il le fait vraiment de gaieté de cœur", a ajouté le président investi le 24 janvier.

En son absence en RDC, des responsables des deux camps ont multiplié les déclarations incendiaires.

Les deux camps s'accusent mutuellement de la dégradation ponctuelle d'affiches à l'effigie de leurs deux leaders.

Une délégation gouvernementale est arrivée ce vendredi à Kolwezi (sud-est) pour calmer les esprits après des incidents entre les deux camps la semaine dernière.

Un porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a proposé "les bons offices" de la mission onusienne "pour résoudre des problèmes", si les Congolais en font la demande.

"Il faut aussi que les acteurs politiques jouent le rôle d'hommes d'Etat", a ajouté ce représentant, François Grignon, mercredi lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco.

Issu de l'opposition, le président Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre. Les forces de son prédécesseur ont gardé la majorité au parlement et dans les 26 provinces.

MM. Tshisekedi et Kabila ont mis plus de sept mois pour s'entendre sur un gouvernement de 67 membres, dont les deux tiers sont affiliés au Front commun pour le Congo (FCC) pro-Kabila.

Toutes les actualités

Incidents au centre de Paris en marge du concert de Fally Ipupa

Les pompiers se déploient sur les lieux d'un incendie près de la gare de Lyon à Paris, en France, le 28 février 2020. (REUTERS/Gonzalo Fuentes)

Des incidents avaient lieu vendredi en fin de journée à Paris en marge d'une manifestation interdite d'opposants au concert de la star congolaise Fally Ipupa à Bercy, conduisant à l'évacuation partielle d'une grande gare de la capitale française, a-t-on appris de sources concordantes.

"La police intervient pour faire cesser la manifestation", a fait savoir la préfecture de police de Paris, évoquant notamment des incendies de poubelles et de scooters, dégageant un épais nuage de fumée noire.

La partie souterraine de la gare de Lyon a été évacuée par mesure de précaution, a indiqué la compagnie ferroviaire SNCF.

Le chef du renseignement militaire congolais retrouvé mort à Kinshasa

La police congolaise et les soldats de l'ONU montent la garde après un incident survenu à la prison de Makala à Kinshasa le 2 juillet 2013. (Photo by Junior D. Kannah / AFP)

Le chef du renseignement militaire de la République démocratique du Congo, Delphin Kahimbi, nommé à l'époque de l'ancien président Joseph Kabila, est décédé vendredi, a appris l'AFP auprès de son épouse, qui évoque "une crise cardiaque".

Son décès a été confirmé par des sources militaires jointes par l'AFP.

M. Kahimbi était un des officiels congolais sous sanction de l'Union européenne (UE).

L'annonce de son décès intervient alors que l'ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa s'était félicité jeudi de l'annonce de sa suspension par des médias congolais.

La RDC à son tour touchée par les criquets ravageurs, une première depuis 1944

La RDC à son tour touchée par les criquets ravageurs, une première depuis 1944
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00

Les criquets envahisseurs font leur apparition dans la province agricole de l'Ituri en RDC

Des essaims de criquets d'une ampleur historique

Après l'Afrique de l'Est, la République démocratique du Congo est à son tour touchée par l'invasion des criquets ravageurs, une première depuis 1944. Les experts redoutent des conséquences calamiteuses pour des populations déjà fragiles. 

Les experts craignent une famine comparable à celle de 1944 lors de la dernière apparition de ces insectes ravageurs dans ce territoire à vocation agricole dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

"Un petit groupe de criquets pèlerins est arrivé le 21 février sur la rive occidentale du lac Albert près de Bunia, après avoir traversé le nord de l’Ouganda", selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Ces insectes ont été aperçus pour la première fois dans le pays le 19 février dans le territoire d'Aru, en Ituri.

"Il y a un risque qu’ils se multiplient. Ils se promènent en couple et ravagent tout ce qui est vert, même les écorces, la pelouse", alerte Jean-François Kamate, inspecteur agricole dans l'Ituri.

La présence des criquets inquiète jusque dans les deux provinces voisines du Nord et du Sud-Kivu, en proie à l'insécurité alimentaire. Déjà, des dizaines de milliers de déplacés fuient les violences des groupes armés.

Les criquets pèlerins ont déjà frappé plusieurs pays d'Afrique de l’Est, parmi lesquels l'Ouganda, le Kenya et la Somalie.

Coronavirus: Des parents d’étudiants demandent de rapatrier leurs enfants

Coronavirus: Des parents d’étudiants demandent de rapatrier leurs enfants
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:02 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG