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Obama : la lutte contre l'EI s'intensifie mais il faut aller plus vite

Le président Barack Obama au Pentagone, le lundi 14 décembre 2015 (AP Photo / Evan Vucci)

Barack Obama a souligné lundi que les efforts militaires des Etats-Unis et de leurs alliés contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie s'étaient intensifiés tout en reconnaissant que les progrès contre les djihadistes devaient être "plus rapides".

"Nous les frappons plus fortement que jamais", a déclaré le président américain depuis le Pentagone où il a avait réuni son Conseil de sécurité nationale. "Plus ils seront affaiblis, plus il deviendra difficile pour (les membres de) l'EI de faire leur propagande à travers le monde", a-t-il ajouté.

Huit jours après une allocution solennelle prononcée dans le Bureau ovale, M. Obama a annoncé que le secrétaire à la Défense Ashton Carter se rendrait dès ce lundi au Proche-Orient "pour travailler avec les partenaires de la coalition afin d'obtenir plus de contributions militaires".

"Cela continue d'être un combat difficile", a-t-il reconnu, soulignant que les djihadistes utilisaient "des hommes, des femmes et des enfants sans défense comme boucliers humains".

M. Obama, qui peine à convaincre les Américains du bien-fondé de sa stratégie contre l'EI, a longuement insisté sur les progrès enregistrés sur le terrain au cours des dernier mois.

"L'EI a perdu plusieurs milliers de km2 de territoires qu'ils contrôlaient en Syrie (...) En de nombreux endroits, ils ont perdu leur liberté de manoeuvre car ils savent que s'ils rassemblent leurs forces, nous les éliminerons", a-t-il souligné. "Depuis l'été, l'EI n'a pas réussi une seule opération d'envergure, que ce soit en Irak ou en Syrie", a-t-il ajouté.

"Cependant, nous sommes conscients du fait que les progrès doivent être plus rapides", a-t-il ajouté, soulignant que d'innombrables Irakiens et Syriens vivaient sous le règne de la "terreur".

La coalition internationale menée par les Etats-Unis mène des frappes aériennes en Irak et Syrie, s'efforçant notamment de désorganiser le groupe EI en éliminant ses hauts responsables. "Les dirigeants de l'EI ne peuvent se cacher", a averti M. Obama.

Selon un récent sondage CNN/ORC, plus de deux Américains sur trois (68%) jugent que la réponse militaire face à l'EI n'a pas été assez agressive et 60% des personnes interrogées désapprouvent la façon dont le président fait face à la menace terroriste.

Avec AFP

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IndyCar: une équipe féminine au départ des 500 Miles

Le suédois Felix Rosenqvist lors d'une séance d'essais pour la course automobile IndyCar Classic, le 22 mars 2019, à Austin, Texas. (Photo AP/Eric Gay)

Paretta Autosport, une nouvelle écurie dirigée par une femme, Beth Paretta, fera ses début dans le championnat IndyCar, à l'occasion des 500 Miles d'Indianapolis le 30 mai, avec la pilote suisse Simona De Silvestro aux commandes.

L'inclusion de cette nouvelle équipe dans le paddock constitue "le début d'un engagement en faveur de l'équité entre les genres dans le sport, pour encourager les femmes à travailler dur afin qu'elles puissent gagner leur place à la table des opérations ou sur la grille", a déclaré Beth Paretta.

"L'IndyCar a été un leader et un endroit bienveillant pour les femmes pendant de nombreuses années en raison du travail acharné de beaucoup de femmes et d'hommes avant nous, mais maintenant nous avons un engagement plus fort (...) pour nous assurer que les opportunités se poursuivent à l'avenir", a-t-elle ajouté.

Ce n'est pas la première fois que Paretta tente d'engager une équipe féminine au départ de cette prestigieuse course. En 2016, alors directrice de Grace Autosports, elle avait espéré y parvenir avec la pilote Katherine Legge, mais n'avait finalement pas pu obtenir une voiture suffisamment compétitive.

Cette fois, Paretta Autosport s'alignera avec une Chevrolet numéro 16 sur le célèbre ovale, en bénéficiant du soutien technique de Roger Penske Racing, l'équipe dirigée par celui qui est aussi le propriétaire de l'IndyCar.

Simona De Silvestro, 32 ans, sera au volant. Elle qui a déjà pris le départ de cette épreuve à cinq reprises et dont le meilleur résultat est une 14e place, en 2010, année de ses débuts en IndyCar. En 69 courses de 2010 à 2015, son seul podium fut une deuxième place à Houston en 2013.

"Je suis très enthousiaste à l'idée d'avoir cette incroyable opportunité de revenir à Indianapolis avec Paretta Autosport cette année. Faire partie de cet objectif oeuvrant à la diversité et à l'inclusion des femmes en IndyCar et dans les sports motorisés en général, est très important pour moi", a déclaré la Suissesse.

Sarah Thomas deviendra la première femme à arbitrer un Super Bowl

L'arbitre de NFL Sarah Thomas lors du match des Broncos de Denver contre les Bengals de Cincinnati en seconde période au Paul Brown Stadium, le 2 décembre 2018 à Cincinnati dans l'Ohio. (Reuters/Aaron Doster)

La Ligue nationale de football américain (NFL) a annoncé mardi son équipe d'arbitres pour le prochain Super Bowl, avec parmi eux Sarah Thomas, la première femme à officier lors de cette grand-messe annuelle du sport nord-américain.

En 2015, Sarah Thomas était déjà devenue la première femme arbitre à plein temps en NFL, avant de devenir en 2019 la première femme à officier lors d'un match de playoffs.

"Sarah Thomas entre à nouveau dans l'histoire", a déclaré dans un communiqué Troy Vincent Sr., un haut-responsable de la NFL, qui vante ses "performances d'élite" et son "engagement envers l'excellence".

Le 55e Super Bowl aura lieu à Tampa, en Floride, le 7 février. Les champions en titre, les Kansas City Chiefs, sont candidats à leur propre succession, et affronteront les Buffalo Bills en finale de conférence dimanche pour une place au Super Bowl.

Dans l'autre finale de conférence, les Green Bay Packers recevront eux les Tampa Bay Buccaneers menés le quarterback superstar Tom Brady.

Donald Trump gracie 73 personnes, dont Steve Bannon

L'ancien stratège de la Maison Blanche Steve Bannon arrive pour témoigner au procès de Roger Stone, au tribunal fédéral de Washington, le 20 août 2020.

Peu avant la fin de ses fonctions, le président américain sortant Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé mercredi la Maison Blanche.

Le communiqué de la Maison Blanche indique que "le président Donald J. Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres". Ni M. Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.

M. Bannon, 66 ans, avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain.

Il a obtenu la clémence du président alors qu'il était accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière Etats-Unis-Mexique.

"M. Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il esr connun pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, M. Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui.

La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison.

Ces derniers mois, M. Trump, qui doit s'envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Crtains avaient été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

Pour Biden et Harris, une investiture sans précédent

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YouTube prolonge d'une semaine la suspension du compte de Donald Trump

Le logo de YouTube

Le site YouTube, propriété de Google, a annoncé mardi, à la veille de l'investiture de Joe Biden, qu'il prolongeait d'une semaine la suspension de la chaîne du président américain sortant Donald Trump.

"Compte tenu des préoccupations concernant de potentiels actes de violence, la chaîne de Donald J. Trump ne pourra pas mettre en ligne de nouvelles vidéos ou des vidéos en direct pour une période supplémentaire minimum de sept jours", a indiqué le groupe dans un message transmis à l'AFP.

"Les commentaires continueront d'être désactivés indéfiniment sous les vidéos de la chaîne", a-t-il ajouté.

YouTube avait suspendu pour une première fois le 13 janvier la chaîne du locataire de la Maison Blanche, qui comptait 2,77 millions d'abonnés, et ce pour sept jours. Le groupe avait alors également supprimé une vidéo en estimant qu'elle enfreignait sa politique de lutte contre l'incitation à la violence.

La plateforme avait pris cette décision après des mesures plus radicales d'autres réseaux sociaux. La pression de la part d'ONG était en train de monter, certaines menaçant même Google d'appeler à un boycott publicitaire, comme elles l'avaient fait contre Facebook cet été.

Après la violente invasion du Capitole américain par une foule de partisans de Donald Trump le 6 janvier, les géants des technologies ont choisi d'appliquer leurs règles beaucoup plus strictement que par le passé.

Facebook et Instagram ont suspendu temporairement puis indéfiniment le profil du président sortant tandis que Twitter a définitivement supprimé son compte. Snapchat et Twitch ont réagi d'une façon similaire.

Apple, Google et Amazon ont banni d'internet le réseau social conservateur Parler, prisé des fans du milliardaire républicain, en l'excluant de leurs services d'hébergement.

Toutes ces entreprises veulent absolument éviter de faciliter d'éventuels débordements et violences pendant la cérémonie d'investiture de Joe Biden, prévue à 12H00 mercredi (17H00 GMT).

Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par les autorités, et Airbnb a annulé toutes les réservations prévues à Washington cette semaine.

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