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Obama dénonce la tentation du repli, Trump dans le viseur

Enrique Pena Nieto, Justin Trudeau et Barack Obama, Ottawa, Ontario, Canada, le 29 juin 2016. (REUTERS/Chris Wattie)

Barack Obama a mis en garde mercredi contre la tentation du repli, "mauvais remède" face aux inquiétudes "légitimes" liées à la mondialisation, visant - sans jamais le nommer- le candidat Donald Trump.

"Même si nous le voulions, nous ne pouvons nous couper du reste du monde", a lancé, très applaudi, le président américain depuis le Parlement canadien à Ottawa.

Tout au long de l'histoire, "il y a eu des périodes durant lesquelles les sentiments anti-immigration ont été exploités par des démagogues", a-t-il affirmé à l'issue du sommet dit des "Trois amigos" avec les dirigeants canadien et mexicain.

Trump, candidat républicain à la présidentielle du 8 novembre, a promis de construire un mur à la frontière du Mexique et menace de remettre en cause l'accord de libre-échange qui unit les trois grands pays d'Amérique du Nord (Alena, ou Nafta en anglais).

L'augmentation des inégalités et la stagnation des salaires est source d'angoisses et certains politiques "exploitent cette colère et cette peur", a encore souligné M. Obama.

Prononçant un plaidoyer pour la coopération régionale et les accords de libre-échange, M. Obama a en particulier insisté, dans une allusion à peine voilée au magnat de l'immobilier, sur les liens entre les Etats-Unis et le Mexique, "notre voisin, notre ami".

Le président américain, qui fera campagne la semaine prochaine avec la démocrate Hillary Clinton, a aussi mis en garde contre la nostalgie d'une époque révolue qui pousse à des raisonnements erronés.

"Ce pays perd ses emplois et son argent parce que nous avons des gens stupides qui font de mauvais accords (de libre-échange)", lançait, presque au même moment, Donald Trump lors d'un rassemblement à Bangor, dans le Maine (nord).

En écho aux propos de M. Obama, le président mexicain Enrique Peña Nieto a souligné que l'isolationnisme n'était "pas la voie vers le progrès", tout en se refusant à critiquer directement Donald Trump comme il l'avait fait par le passé.

Dans la même veine, Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a mis en exergue les efforts communs des trois pays sur le climat "preuve que la coopération paye et que travailler ensemble est mieux que chacun dans son coin".

- Priorité au climat -

Pour Donald Trump, l'Alena est la source de tous les maux des travailleurs américains.

"Si (le Canada et le Mexique) ne veulent pas d'une renégociation (...), j'indiquerai que l'Amérique entend se retirer de l'accord", avait-il affirmé mardi.

Six jours après le séisme du vote des Britanniques en faveur du Brexit dont l'onde de choc s'est propagée des deux côtés de l'Atlantique, M. Obama a aussi exprimé sa confiance dans la stabilité du système financier mondial.

Reconnaissant que la perspective d'un Brexit suscitait de "réelles inquiétudes" sur la croissance mondiale à long terme, il a jugé que toutes les parties en Europe avaient les moyens d'assurer une transition sans heurts.

Les Etats-Unis, le Canada et le Mexique ne craignent-ils pas que le Brexit n'affaiblisse, par ricochet, leur accord de libre-échange, qui rassemble près de 500 millions d'habitants, ou ne suscite des interrogations sur son bien-fondé ?

M. Obama a mis en garde contre "les comparaisons simplistes" entre ce qui s'est passé au sein de l'Union européenne et les relations entre les trois grands pays d'Amérique du Nord.

Ces derniers ont par ailleurs annoncé un renforcement de leurs efforts dans la lutte contre le changement climatique.

Avec un objectif pour l'ensemble du sous-continent nord-américain : produire, d'ici 2025, 50% (contre 37% en 2015) de leur électricité grâce à des "énergies propres" (renouvelables + nucléaire).

"L'accord de Paris a été un tournant pour notre planète", ont-ils souligné dans un communiqué commun, jugeant que l'Amérique du Nord avait les capacités et les ressources nécessaires pour faire preuve de leadership sur ce dossier.

Réaffirmant leur engagement à ratifier le texte cette année, ils ont appelé tous les pays à soutenir sa mise en application dès 2016.

Le Mexique a par ailleurs rejoint l'engagement, déjà pris par les Etats-Unis et le Canada, de réduction des émissions de méthane (puissant gaz à effet de serre) de 40 à 45% d'ici 2025.

"Le changement climatique n'est plus une abstraction. Ce n'est plus un problème que nous pouvons remettre à demain", a affirmé M. Obama devant le Parlement canadien.

Avec AFP

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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