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Obama dénonce la rhétorique dangereuse de Trump sur les musulmans

Le président Barack Obama, 14 juin 2016,

Le président américain a dénoncé mardi avec une virulence inédite les propos de Donald Trump sur les musulmans, mettant en garde contre un état d'esprit dangereux et appelant les dirigeants républicains au sursaut. "Jusqu'où cela ira-t-il ?", s’est interrogé Barack Obama.

"Jusqu'où cela ira-t-il ?": le président américain Barack Obama a dénoncé mardi avec une virulence inédite les propos de Donald Trump sur les musulmans, mettant en garde contre un état d'esprit dangereux et appelant les dirigeants républicains au sursaut.

Dans la foulée de la fusillade d'Orlando, qui a fait 49 morts, le magnat de l'immobilier, candidat à la Maison Blanche, a notamment proposé de suspendre l'immigration en provenance de régions du monde "ayant un passé avéré de terrorisme", sans donner de précisions sur la portée exacte d'une telle initiative.

Jugeant que M. Obama n'était "pas assez dur, ou pas assez intelligent", le candidat a insinué -- en mettant en doute ses motivations -- qu'il avait d'éventuelles sympathies pour l'idéologie islamiste.

"Allons-nous commencer à traiter tous les musulmans américains différemment ? Allons-nous les soumettre à une surveillance particulière ? Allons-nous les discriminer en raison de leur foi ? Jusqu'où cela ira-t-il ?", a réagi M. Obama, dans une allocution passionnée, à l'issue d'une réunion avec les principaux membres de son équipe de sécurité, parmi lesquels le directeur du FBI James Comey.

"J'ai entendu ces suggestions durant la campagne. Les responsables républicains sont-il d'accord avec cela ?", a-t-il encore dit, sans jamais citer Donald Trump nommément, à moins de cinq mois de l'élection présidentielle du 8 novembre qui désignera son successeur.

Presque simultanément, la candidate démocrate Hillary Clinton prononçait, depuis Pittsburgh (Pennsylvanie), un discours à la tonalité très similaire: "Ce que dit Donald Trump est honteux", a-t-elle lancé, jugeant inadmissible de suggérer que "le président Obama est du côté de terroristes". "Les responsables républicains vont-ils tenir tête à leur candidat ?", s'est-elle interrogée.

Loin de provoquer l'union nationale, la fusillade d'Orlando, perpétrée au nom du groupe Etat islamique dans un bar gay d'Orlando, a creusé un peu plus le fossé qui sépare les deux candidats à la Maison Blanche.

Omar Mateen, 29 ans, a attaqué le Pulse, boîte de nuit très en vogue, dimanche au petit matin avec un fusil semi-automatique et une arme de poing avant d'être abattu par la police.

Dangereuses "approximations"

Comme il l'avait déjà fait lors des attentats de San Bernardino en décembre, M. Trump a mis ce massacre sur le compte du laxisme des autorités et de l'ouverture des frontières au nom de ce qu'il appelle le "politiquement correct".

A l'inverse, Hillary Clinton en a appelé à "l'esprit du 12 septembre", ce sentiment d'unité nationale ayant suivi les attentats de 2001. La candidate a taclé son adversaire, sans le nommer, en critiquant sa proposition de fermer les frontières aux musulmans ou de surveiller la communauté musulmane. Elle a souligné avec force que les Etats-Unis étaient le "pays du +nous+, pas du +moi+", une allusion évidente au milliardaire new-yorkais.

Dans la foulée de la fusillade sanglante d'Orlando, M. Trump a une nouvelle fois vivement critiqué le président pour son refus d'utiliser le terme d'"islam radical".

"En quoi utiliser cette formule permettrait d'obtenir des résultats ? Est-ce que cela rendrait le groupe EI moins déterminé à essayer de tuer des Américains ?", s'est interrogé M. Obama. "Appeler une menace par un nom différent ne la fait pas disparaître! C'est une distraction politique!".

"Nous voyons à quel point ce genre de mentalité et de raisonnement peut être dangereux", a-t-il encore dit.

"Nous voyons où cette rhétorique et ces approximations sur l'identité de ceux que nous combattons peut nous mener", évoquant "des propositions du probable candidat républicain à la présidence des Etats-Unis qui veut interdire à tous les musulmans de venir en Amérique".

"Cela donne aux musulmans américains le sentiment que leur gouvernement les trahit. Cela trahit les valeurs même de l'Amérique", a-t-il conclu.

Barack Obama, qui se rendra jeudi à Orlando pour rendre hommage aux victimes, a apporté mardi son soutien à la communauté homosexuelle dans son ensemble: "Je tiens à rappeler que vous n'êtes pas seuls".

Avec AFP

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

Deux policiers ont été blessés à Louisville dans le Kentucky

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Sanctions américaines contre des proches de Vladimir Poutine

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Deux policiers blessés par balle à Louisville dans l'État du Kentucky

La police et les manifestants convergent lors d'une manifestation, le mercredi 23 septembre 2020, à Louisville, Kentucky. (AP Photo/John Minchillo)

Deux policiers ont été blessés par balle et un suspect a été interpellé dans la ville américaine de Louisville, où se déroulait mercredi soir une manifestation antiraciste liée à la mort de l'Afro-Américaine Breonna Taylor en mars, a indiqué la police.

"Deux agents de police ont été blessés par balle. Ils sont en train d'être soignés à l'hôpital University", a précisé le chef par intérim de la police de Louisville, Robert Schroeder, lors d'une conférence de presse, ajoutant que leur état était stable et que leur vie n'était a priori pas menacée.

Les noms des agents ou du suspect n'ont pas été communiqués.

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