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La visite de Netanyahu est une "preuve du lien extraordinaire" pour Obama

Le président Barack Obama reçoit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le bureau Oval de la Maison Blanche, 9 novembre 2015. (AP Photo/Andrew Harnik)

Le président américain a reçu le Premier ministre israélien à Washington.

Benjamin Netanyahu a, pour sa part, salué la rencontre comme une occasion de renforcer "l'amitié, qui est forte, et l'alliance, qui est forte", entre les deux pays.

Les deux personnalités ont mis plutôt en avant la solidité des liens entre les Etats-Unis et Israël, après des mois de tensions sur le dossier nucléaire iranien et en dépit de relations personnelles difficiles.

Ce face-à-face entre les deux hommes était le premier depuis la conclusion d'un accord avec Téhéran sur son programme nucléaire controversé, pièce maîtresse de la politique étrangère de M. Obama qualifiée d'"erreur historique" par M. Netanyahu.

Martelant sa conviction que l'Etat hébreu avait non seulement le droit mais aussi l'obligation de se défendre", M. Obama a vivement condamné la vague de violence dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem qui fait craindre une nouvelle intifada.

"Nous condamnons de la manière la plus ferme qui soit les violences palestiniennes contre des citoyens israéliens innocents", a-t-il déclaré.

Depuis le 1er octobre, les violences ont fait 75 morts côté palestinien, dont un Arabe Israélien, et dix côté israélien dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël. Une grande majorité des Palestiniens tués l'ont été car ils projetaient ou menaient des attaques selon Israël.

Le président américain a souligné qu'il entendait évoquer avec M. Netanyahu la mise en place de l'accord sur le nucléaire iranien, reconnaissant que "le profond désaccord" avec ce dernier sur ce sujet n'était "un secret pour personne".

De son côté, le Premier ministre israélien a affiché sa détermination à trouver une solution au conflit israélo-palestinien.

"Nous n'avons pas abandonné nos espoirs de paix, nous ne le ferons jamais", a-t-il lancé, affirmant son engagement en faveur d'une solution à "deux Etats" caractérisée par "un Etat palestinien démilitarisé qui reconnaisse l'Etat juif".

Avec AFP

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Les féministes américaines pleurent la juge Ginsburg de la Cour suprême

Une femme allumant une bougie sur les marches de la Cour suprême à Washington, en hommage à la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. (Reiters/Joshua Roberts)

Dès l'annonce de son décès, vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, les associations de défense des droits des femmes ont pleuré la perte de leur idole, une source d'inspiration pour des millions de femmes.

Devant le siège de la Cour suprême à Washington, où les deux drapeaux américains situés de chaque côté du batiment étaient en berne, des centaines de personnes, dont de très nombreux jeunes, sont venues lui rendre hommage en y déposant des fleurs et des bougies.

"Ce soir nous honorons son héritage, mais demain nous allons devoir nous battre pour préserver les idéaux qu'elle a défendus toute sa vie", a mis en garde Alexis McGill Johnson, présidente de l'organisation Planned Parenthood.

"Ruth Bader Ginsburg était une icône, une pionnière, une héroïne, une légende", son exemple "doit nous inspirer dans les dures journées qui s'annoncent", a renchéri Shaunna Thomas, directrice du groupe féministe UltraViolet.

Cette juriste brillante à la détermination inébranlable fut la seconde femme à entrer à la Cour suprême quand le président Bill Clinton l'a nommée en 1993, mais elle n'avait pas attendu cet honneur pour faire avancer la cause des femmes.

Échaudée par l'exemple de sa mère, empêchée de faire des études parce qu'elle était une fille, Ruth Bader Ginsburg avait été snobée par les cabinets d'avocats new-yorkais quand elle est sortie en 1959 de la prestigieuse université Columbia, pourtant major ex-aequo de sa promotion.

"J'avais trois choses contre moi. Un, j'étais juive. Deux, j'étais une femme. Mais, le plus grave, c'était que j'étais la mère d'un enfant de 4 ans", expliquera-t-elle plus tard, sans illusion.

Elle s'engage alors dans la lutte contre les lois qui, à l'époque, autorisent les discriminations "sur le fondement du sexe", aussi bien en matière salariale que de bénéfices sociaux ou de recrutement.

-Hommages de la classe politique-

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection, a été informé à la fin d'un meeting de campagne dans le Minnesota. Il a salué une "vie exceptionnelle", avant de la qualifier quelques heures plus tard de "colosse du Droit".

"Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée", a souligné son rival démocrate, Joe Biden, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. elle "s'est battue jusqu'au bout", "avec une foi inébranlable en notre démocratie et ses idéaux", a déclaré l'ancien président Barack Obama.

"Chaque femme, chaque fille, chaque famille en Amérique a bénéficié de son intelligence éclatante", a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi. "On a perdu une géante dans l'histoire du pays", a renchéri la benjamine de la Chambre et représentante de l'aile gauche du parti, Alexandria Ocasio-Cortez.

Mêmes louanges à l'autre bout de l’échiquier politique. C'était "une championne du Droit" pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, une juriste "brillante", "admirée" et "influente" selon le ministre de la Justice Bill Barr. Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, s'est même dit "triste" de son décès.

Le président Donald Trump, chargé de nommer les juges de la Cour suprême, a prévenu samedi qu'il comptait user de son pouvoir "sans délai", sans doute avant l'élection du 3 novembre où il brigue un second mandat. Il a déjà publié une sélection de candidats, des magistrats très conservateurs.

Selon la Constitution, une fois qu'il aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, même s'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale.

Selon la radio NPR, la juge "RBG" avait elle-même confié ses dernières volontés à sa petite fille, Clara Spera. "Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", lui a-t-elle dicté quelques jours avant sa mort.

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