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Nouvelle manifestation de suprémacistes à Charlottesville


Les suprémacistes blancs lors du dernier rassemblement de Charlottesville qui avait fait un mort, le 12 août 2017.
Les suprémacistes blancs lors du dernier rassemblement de Charlottesville qui avait fait un mort, le 12 août 2017.

Plusieurs dizaines de suprémacistes blancs ont manifesté samedi soir à Charlottesville, près de deux mois après les violences racistes au cours desquelles une femme a été tuée dans cette ville de Virginie (est).

La police locale a indiqué dans un communiqué qu'un maximum de cinquante personnes s'étaient regroupées pendant tout au plus une dizaine de minutes, "sans perturbations", dans le parc où se trouve une statue controversée de l'ancien général sudiste Robert E. Lee.

Les policiers ont ensuite suivi le bus dans lequel avaient repris place les manifestants "pour s'assurer que le groupe quittait bien la ville", a précisé le Charlottesville PD, indiquant être en contact avec le bureau du procureur et la mairie afin de déterminer "quelle action légale pourrait être engagée à la suite de cet incident".

Le maire de Charlottesville Mike Signer a également évoqué sur Twitter l'examen des "options légales" à disposition. "Une autre ignoble visite des lâches néo-nazis. Vous n'êtes pas les bienvenus ici! Rentrez chez vous!", a-t-il tweeté.

Richard Spencer, organisateur du rassemblement d'extrême droite sous le mot d'ordre "Unite the Right" (Rassembler la droite) qui avait dégénéré le 12 août, était présent samedi soir.

Il a ensuite posté sur Twitter une vidéo d'une vingtaine de minutes le montrant une torche en feu à la main tandis qu'il marchait en tête du petit cortège. On peut entendre des slogans scandés par les manifestants comme "Vous ne nous remplacerez pas" qui, en août, s'était transformé en "Les juifs ne nous remplaceront pas".

En août, des sympathisants néonazis et membres du Ku Klux Klan s'étaient de nouveau rassemblés à Charlottesville pour défendre la statue du général Lee, menacée d'être déboulonnée. Le rassemblement avait tourné au drame après des heurts entre les partisans de la suprématie blanche et des militants anti-racistes, et une femme de 32 ans avait été tuée par une voiture ayant foncé dans la foule.

Le président Donald Trump avait suscité la stupeur parmi la classe politique américaine, y compris dans son camp républicain, par un commentaire ambivalent quelques jours plus tard. Il avait déclaré qu'il y avait des torts --mais aussi des gens "très bien"-- "des deux côtés".

Avec AFP

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