Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Nouvelle fusillade dans un cinéma aux Etats-Unis

Des policiers devant le cinema de Lafayette, 23 juillet 2015

L'homme qui a tué deux personnes jeudi soir dans un cinéma en Louisiane, est un marginal de 59 ans, identifié comme John Russel Houser, s'est suicidé quand il s'est aperçu qu'il était cerné par la police, a indiqué vendredi le chef de la police de la ville de Lafayette.

"Il paraît certain qu'il avait l'intention de tirer et de prendre la fuite, mais comme la réponse des forces de l'ordre a été très rapide, il a dû retourner à l'intérieur du cinéma et c'est là qu'il s'est suicidé par balle", a déclaré vendredi Jim Craft, le chef de la police de la ville de Lafayette, où a eu lieu le drame, lors d'une conférence de presse.

Le tueur, identifié comme John Russel Houser, a tiré 13 coups avec une "arme de poing", tuant deux femmes blanches, âgées de 21 et 33 ans. Parmi les neuf blessés, deux sont sortis de l'hôpital mais un reste "dans un état grave", a-t-il précisé.

La police a en outre découvert "des perruques et des lunettes" dans la chambre d'hôtel où il résidait à Lafayette, ville dans laquelle il se trouvait depuis début juillet.

Il habitait auparavant dans l'Alabama (sud). "Il ne travaillait avec personne ou n'était lié à personne", a précisé le chef de la police municipale, qui a salué "l'arrivée rapide des forces de l'ordre (qui) a empêché d'autres décès".

"Nous sommes dans un cinéma. Pourquoi est-il venu là ? Nous ne savons pas. C'est une sorte de sans-domicile fixe", a affirmé de son côté le chef de la police de Louisiane, Michael Edmonson, à la même conférence de presse, ajoutant qu'environ une centaine de personnes avaient été interrogées.

Quatre policiers ont pu entrer dans le cinéma peu après 19H30 (00H30 GMT). Ils ont entendu des coups de feux puis découvert le corps du tireur décédé sur place.

La fusillade a eu lieu dans le cinéma Grand 16 de la ville de Lafayette pendant la projection de la comédie "Crazy Amy" ("Trainwreck" en version originale), presque trois ans jour pour jour après le massacre de 12 personnes perpétré dans un cinéma du Colorado (ouest). Un jury délibère actuellement pour déterminer si la peine de mort sera appliquée dans cette affaire qui avait fait 12 morts.

Des témoins ont raconté des scènes de panique dans la salle de cinéma où les tirs ont commencé une trentaine de minutes après le début du film. Une centaine de personnes assistaient à la séance, selon des témoins.

Le gouverneur de Louisiane Bobby Jindal a raconté depuis Lafayette qu'une enseignante s'était jetée devant son amie pour la protéger. Blessée à la jambe, elle a eu "la présence d'esprit" d'actionner la sonnette d'alarme, ce qui a permis aux forces de l'ordre d'intervenir promptement.

La fusillade a eu lieu dans "une communauté tout à fait normale" de Lafayette, qui compte 120.000 habitants, et "cela aurait pu arriver n'importe où aux Etats-Unis. C'est ça qui est choquant", a-t-il déploré.

Le gouverneur républicain et candidat à la Maison Blanche n'a cependant pas évoqué la question controversée de l'accès aux armes, quand on lui demandait si la législation à cet égard devait changer.

"Le moment viendra pour ces débats" mais "pour le moment, la plus importante chose à faire est d'aimer ces familles", s'est-il contenté de répondre.

Quasiment au moment de l'attentat, le président Barack Obama faisait part sur la BBC de sa grande frustration de ne pas avoir pu réglementer les armes à feu aux Etats-Unis.

"Quand vous regardez le nombre d'Américains tués depuis le 11-Septembre par le terrorisme, c'est moins de 100. Si vous regardez le nombre de gens qui ont été tués par la violence due aux armes à feu, ça va chercher dans les dizaines de milliers", a-t-il souligné.

"Et ne pas être capable de résoudre ce problème est pour nous quelque chose d'éprouvant", a-t-il ajouté, tandis que la Maison Blanche transmettrait "ses pensées et ses prières (qui) sont avec la communauté de Lafayette et particulièrement les familles de ceux qui ont été tués".

L'actrice Amy Schumer, tête d'affiche de la comédie potache de Judd Apatow projetée au moment de la fusillade, a dit sur Twitter avoir "le coeur brisé".

Cette fusillade intervient au moment où un jury du Colorado délibère pour condamner ou non à mort James Holmes, reconnu coupable du meurtre de 12 personnes lors d'une fusillade dans un cinéma d'Aurora en juillet 2012 pendant la projection du film de Batman, "The Dark Knight Rises".

Avec AFP

Toutes les actualités

Le calendrier des vaccinations contre le nouveau coronavirus

Le calendrier des vaccinations contre le nouveau coronavirus
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:45 0:00

Sony dévoile un peu plus sa PlayStation 5

Sony dévoile un peu plus sa PlayStation 5
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:43 0:00

Les féministes américaines pleurent la juge Ginsburg de la Cour suprême

Une femme allumant une bougie sur les marches de la Cour suprême à Washington, en hommage à la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. (Reiters/Joshua Roberts)

Dès l'annonce de son décès, vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, les associations de défense des droits des femmes ont pleuré la perte de leur idole, une source d'inspiration pour des millions de femmes.

Devant le siège de la Cour suprême à Washington, où les deux drapeaux américains situés de chaque côté du batiment étaient en berne, des centaines de personnes, dont de très nombreux jeunes, sont venues lui rendre hommage en y déposant des fleurs et des bougies.

"Ce soir nous honorons son héritage, mais demain nous allons devoir nous battre pour préserver les idéaux qu'elle a défendus toute sa vie", a mis en garde Alexis McGill Johnson, présidente de l'organisation Planned Parenthood.

"Ruth Bader Ginsburg était une icône, une pionnière, une héroïne, une légende", son exemple "doit nous inspirer dans les dures journées qui s'annoncent", a renchéri Shaunna Thomas, directrice du groupe féministe UltraViolet.

Cette juriste brillante à la détermination inébranlable fut la seconde femme à entrer à la Cour suprême quand le président Bill Clinton l'a nommée en 1993, mais elle n'avait pas attendu cet honneur pour faire avancer la cause des femmes.

Échaudée par l'exemple de sa mère, empêchée de faire des études parce qu'elle était une fille, Ruth Bader Ginsburg avait été snobée par les cabinets d'avocats new-yorkais quand elle est sortie en 1959 de la prestigieuse université Columbia, pourtant major ex-aequo de sa promotion.

"J'avais trois choses contre moi. Un, j'étais juive. Deux, j'étais une femme. Mais, le plus grave, c'était que j'étais la mère d'un enfant de 4 ans", expliquera-t-elle plus tard, sans illusion.

Elle s'engage alors dans la lutte contre les lois qui, à l'époque, autorisent les discriminations "sur le fondement du sexe", aussi bien en matière salariale que de bénéfices sociaux ou de recrutement.

-Hommages de la classe politique-

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection, a été informé à la fin d'un meeting de campagne dans le Minnesota. Il a salué une "vie exceptionnelle", avant de la qualifier quelques heures plus tard de "colosse du Droit".

"Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée", a souligné son rival démocrate, Joe Biden, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. elle "s'est battue jusqu'au bout", "avec une foi inébranlable en notre démocratie et ses idéaux", a déclaré l'ancien président Barack Obama.

"Chaque femme, chaque fille, chaque famille en Amérique a bénéficié de son intelligence éclatante", a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi. "On a perdu une géante dans l'histoire du pays", a renchéri la benjamine de la Chambre et représentante de l'aile gauche du parti, Alexandria Ocasio-Cortez.

Mêmes louanges à l'autre bout de l’échiquier politique. C'était "une championne du Droit" pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, une juriste "brillante", "admirée" et "influente" selon le ministre de la Justice Bill Barr. Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, s'est même dit "triste" de son décès.

Le président Donald Trump, chargé de nommer les juges de la Cour suprême, a prévenu samedi qu'il comptait user de son pouvoir "sans délai", sans doute avant l'élection du 3 novembre où il brigue un second mandat. Il a déjà publié une sélection de candidats, des magistrats très conservateurs.

Selon la Constitution, une fois qu'il aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, même s'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale.

Selon la radio NPR, la juge "RBG" avait elle-même confié ses dernières volontés à sa petite fille, Clara Spera. "Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", lui a-t-elle dicté quelques jours avant sa mort.

La pandémie porte un coup sérieux à Hollywood

La pandémie porte un coup sérieux à Hollywood
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:37 0:00

Décès de la juge Ruth Bader Ginsburg de la Cour suprême américaine

Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des États-Unis, s'exprime à l'Université de Californie à Berkeley, à Berkeley, Californie, le 21 octobre 2019. (Photo AP/archives)

La juge Ruth Bader Ginsburg, l’une des 9 de la Cour suprême, est décédée vendredi à l’âge de 87 ans d’un cancer du pancréas, selon une déclaration de la plus haute juridiction américaine.

Mme Ginsburg est morte à son domicile à Washington entourée des membres de sa famille.

Très adulée par la gauche américaine, Mme Ginsburg avait été nommée à la Cour suprême par le président Bill Clinton en 1993.

Elle a été la deuxième femme nommée à la Cour, après Sandra Day O’connor.

Elle y a siégé pendant plus de 27 ans.

"Notre nation a perdu une juriste d'une stature historique. À la Cour suprême, nous avons perdu une collègue très chère. Aujourd'hui, nous sommes en deuil, mais avec la certitude que les générations futures se souviendront de Ruth Bader Ginsburg telle que nous l'avons connue: une championne infatigable et résolue de la justice", a déclaré le juge John G. Roberts, président de la Cour suprême.

Selon les lois américaines, il revient au président américain de nommer un remplaçant, avec l’avis du sénat.

Voir plus

XS
SM
MD
LG