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Nouvel abandon d'un candidat démocrate dans la course à la Maison Blanche

Le gouverneur démocrate de Washington, lors du premier débat Premier débat des démocrates, à Miami, le 26 juin 2019

Il n'en reste plus que 22: le candidat à la primaire démocrate Jay Inslee a annoncé mercredi qu'il se retirait de la course à la Maison Blanche.

C'est le troisième abandon dans cette primaire après ceux d'Eric Swalwell et John Hickenlooper.

Jay Inslee, gouverneur progressiste de l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis, plafonnait à moins de 0,5% dans les sondages pour l'investiture démocrate.

"Cela devient maintenant clair que je ne vais pas être le choix principal, je ne vais pas être président, donc je me retire de la course", a-t-il déclaré lors d'une interview avec la présentatrice Rachel Maddow sur la chaîne MSNBC mercredi soir.

Depuis son entrée dans la course à la Maison Blanche en mars, Jay Inslee, 68 ans, avait fait de l'écologie son cheval de bataille.

"Le changement climatique, c'est le gros morceau et nous devons tout faire pour lutter contre", avait-il déclaré lors d'une interview à l'AFP la semaine dernière dans l'Iowa.

Jay Inslee voulait réduire à zéro les émissions de CO2 d'ici 25 ans, en passant à un parc de nouveaux véhicules -bus et automobiles- 100% électrique d'ici 2030.

Un programme particulièrement ambitieux aux Etats-Unis.

Les démocrates ne sont maintenant plus que 22 à vouloir remplacer le républicain Donald Trump à la Maison Blanche.

Selon les derniers sondages, l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, est en tête avec 28,8% devant le sénateur socialiste Bernie Sanders (16%) et la sénatrice Elizabeth Warren (15,4%).

Avec AFP

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Audition au Congrès après un signalement d'un lanceur d'alerte impliquant Trump

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Un haut responsable du renseignement américain était interrogé jeudi par des élus du Congrès sur un signalement effectué par un lanceur d'alerte qui, selon le Washington Post, s'est inquiété de certains échanges entre Donald Trump et un dirigeant étranger.

Le lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a trouvé particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le président américain à ce dirigeant étranger, dont l'identité n'est pas précisée par le quotidien.

Le fonctionnaire a effectué le 12 août un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement, Michael Atkinson, qui a alors considéré que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès.

M. Atkinson était donc entendu jeudi à huis clos par la puissante commission du renseignement de la Chambre des représentants, où les démocrates sont majoritaires.

Ce haut responsable, chargé de traquer d'éventuels abus dans les services de renseignement, "a accepté" d'être interrogé sur "la manière dont a été géré un signalement émanant d'un lanceur d'alerte", a précisé le démocrate Adam Schiff, qui préside cette commission, dans un communiqué.

Donald Trump a réagi jeudi en dénonçant un "harcèlement présidentiel". "Quasiment à chaque fois que je parle au téléphone à un dirigeant étranger, je suis conscient qu'il y a de nombreuses personnes de différentes agences américaines qui peuvent être à l'écoute, sans mentionner celles de l'autre pays en question. Pas de souci !", a-t-il tweeté.

"Sachant cela, peut-on être assez stupide pour croire que je dirais quelque chose de regrettable à un dirigeant étranger ?", a-t-il poursuivi.

Le quotidien souligne que Donald Trump s'est entretenu par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine le 31 juillet. Pendant l'été, il a également échangé par courrier avec le leader nord-coréen Kim Jong Un et a reçu à la Maison Blanche les dirigeants du Pakistan, des Pays-Bas et du Qatar.

Le signalement du lanceur d'alerte a entraîné un bras de fer entre la Commission parlementaire et le directeur par intérim du renseignement national (DNI), Joseph Maguire.

Arrivé le 15 août à ce poste de supervision de la CIA, de la NSA et des autres agences du renseignement, M. Maguire été saisi neuf jours plus tard par l'inspecteur général.

Celui-ci "jugeait que le signalement était à la fois crédible et urgent et qu'il devait être transmis au Congrès en respect de la loi", a précisé M. Schiff dans son communiqué. Mais, selon lui, Joseph Maguire a refusé de le transmettre aux parlementaires.

Adam Schiff a alors convoqué MM. Atkinson et Maguire devant sa commission. Ce dernier sera entendu jeudi prochain lors d'une séance publique.

Donald Trump a des relations compliquées avec la communauté du renseignement depuis son élection et s'est souvent trouvé en désaccord avec ses responsables.

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