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Retour au calme après une nuit de tirs entendus à Abidjan


Des soldats patrouillent dans les rues d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 12 mai 2017.

Dans la nuit du mercredi, une dizaine d’individus non identifiés ont attaqués l’armurerie du Centre de coordination des décisions opérationnelles de Côte d'Ivoire (CCDO) basé à l’école de police dans la commune de Cocody selon la correspondante de VOA Afrique.

Venus à bord d’un véhicule de gardiennage et de deux taxis communaux, les assaillants ont d’abord maîtrisés les éléments du poste de contrôle de l’école avant de s’introduire dans les locaux du CCDO.

Une opération qui selon une source policière a duré plus d'une heure avant que les agresseurs ne prennent la fuite du côté ouest de l’école emportant plusieurs armes et munitions avant d'abandonner un véhicule taxi dans la cour de l’écoles.

Plus de 30 minutes après, des tirs ont été entendus dans la plus grande commune d’Abidjan Yopougon, à la Base de la brigade anti-émeute de la commune, autours de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan et dans plusieurs quartiers.

Dans cette commune où vivent plus de 1 millions de personnes, les agresseurs du 19 juillet ont, selon des témoins, braqués plusieurs véhicules et effectués des parades dans la commune en tirant en l’air.

Un mort et des blessés

Sans trop de précision sur le bilan de cette attaque, un officier de la police a confié à VOA Afrique qu’un élément du CCDO a trouvé la mort lors d’une embuscade à Yopougon et des blessés enregistrés.

Le calme semble être revenu dans la commune de Cocody et du côté de Yopougon. Une situation confuse qui intervient alors que le président Alassane Ouattara a procédé dans la matinée du 19 juillet à un remaniement ministériel.

Hamed Bakayoko qui occupait jusque-là le poste de Ministre de l’intérieur et de la sécurité a été promu ministre d’état de la défense.

La Côte d’Ivoire traverse depuis le début de l’année 2017 des turbulences socio-militaire. La venue d’Hamed Bakayoko à la défense sonne comme un avertissement aux désordres dans l’armée Ivoirienne.

Les véhicules qui ont permis aux agresseurs d'opérer ont été abandonné dans les rues de Cocody et de Yopougon. La circulation reste encore limitée dans la capitale économique ivoirienne.

Narita Namasté, correspondante à Abidjan

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