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Cameroun

Nouveau raid de Boko Haram dans l'Extrême-Nord

La ville de Bertoua, chef lieu de la principale région forestière du Cameroun, le 20 avril 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Des membres présumés du groupe djihadiste nigérian Boko Haram ont attaqué la ville de Goshi, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, incendiant des dizaines de maisons et une église, a-t-on appris lundi de sources sécuritaires et locales.

L'attaque s'est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche dans cette ville de l'Extrême-Nord, où le groupe multiplie ses opérations depuis le début de l'année.

Un des assaillants a été tué, d'après ces sources.

Les hommes armés ont incendié soixante maisons et onze commerces, ainsi qu'une église, selon un décompte des autorités locales.

"Les assaillants, qui étaient une centaine, sont venus à 22h00 et ont immédiatement attaqué le village endormi", a témoigné à l'AFP un habitant de la ville.

Les djihadistes de Boko Haram, venus du Nigeria, ont intensifié ces dernières semaines leurs actions dans les quatre pays de la région du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger) : attentats, attaques des forces de l'ordre et enlèvements de civils.

Onze civils, dont des vieillards et des enfants, ont notamment été tués le 19 avril au Cameroun, dans l'Extrême-Nord, frontalier du Nigeria.

Depuis son apparition en 2009 dans le nord-est du Nigeria, l'insurrection de Boko Haram et sa répression par l'armée, ont provoqué la mort d'au moins 27.000 personnes et le déplacement d'environ 1,8 million de personnes qui ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

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Quatre policiers tués dans l'explosion d'un mine dans le Cameroun anglophone

Les forces de police camerounaises patrouillent à un carrefour routier à Douala le 21 octobre 2017.

Quatre policiers camerounais ont été tués samedi dans l'explosion d'une mine au passage de leur voiture à Otu, localité située dans le sud-ouest du Cameroun, l'une des deux régions anglophones, théâtre d'un conflit armé.

"Dans la matinée du samedi, 15 juin 2019, un véhicule appartenant à la police nationale a été victime d'un attentat à engin explosif improvisé, placé par les terroristes sécessionnistes", a déclaré le ministre de la Communication du Cameroun, René Emmanuel Sadi, dans un communiqué.

"Le bilan de cet attentat fait état de quatre fonctionnaires du Corps de la Sûreté nationale décédés et six autres blessés", a ajouté le ministre.

L’explosion est survenue sur la route entre Eyumojock et Otu dans le département de la Manyu, situé dans l'une des deux régions anglophones du pays, le Sud-Ouest.

"Il y a au moins quatre gardiens de la paix qui sont morts et plusieurs autres blessés dans cet incident", a confirmé à l’AFP une source proche des services de sécurité.

Les policiers récemment enrôlés au sein du corps de la police, selon des sources policières, étaient à bord d’un pick-up et en mission pour approvisionner leurs collègues dans la région.

Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d'un Etat indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, ces régions sont le théâtre d'un conflit armé qui n'a cessé de prendre de l'ampleur.

Des combats opposent régulièrement l'armée, déployée en nombre, à des groupes épars de séparatistes armés qui, cachés dans la forêt équatoriale, attaquent gendarmeries et écoles et multiplient les enlèvements.

Selon l'ONU, depuis le début du conflit la crise a déjà forcé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile. En vingt mois, le conflit a fait 1.850 morts, selon le centre d'analyse International Crisis Group (ICG).

Les larves de charançon, sources de protéines à Yaoundé

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88 morts après une des attaques les plus meurtrières de Boko Haram

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Le Camerounais Vincent Aboubakar ne jouera pas la CAN 2019

Vincent Aboubakar a prolongé avec le FC Porto jusqu'en 2021

Vincent Aboubakar, pilier de l'attaque des Lions indomptables du Cameroun, ne fait pas partie de la liste de 23 joueurs retenus pour la CAN-2019 prévue en Egypte du 21 juin au 19 juillet.

Après sept mois d'absence dûs à une blessure, le joueur du FC Porto avait rejoint début juin la sélection regroupée en stage préparatoire en Espagne.

Mais le sélectionneur du Cameroun, le Néerlandais Clarence Seedorf, ne l'a finalement pas retenu dans la liste définitive des 23 Camerounais qui défendront le titre continental.

Dix des 23 joueurs présents lors du sacre du Cameroun à la CAN-2017 au Gabon feront partie de l'expédition égyptienne: Fabrice Ondoua, Ambroise Oyongo Bitolo, Faï Collins, Michael Ngadeu Ngadjui, Georges Mandjeck, Arnaud Djoum, Jacques Zoua, Clinton Njie, Karl Toko Ekambi et Christian Bassogog.

Liste des 23 Camerounais sélectionnés:

. Gardiens de but: André Onana André (Ajax Amsterdam/NED), Fabrice Ondoa (Oostende/BEL), Idriss Carlos Kameni (Fenerbahçe/TUR)

. Défenseurs: Fai Collins (Standard de Liège/BEL), Michael Ngadeu Ngadjui (Slavia Prague/CZE), Yaya Banana (Panionios/GRE), Jean-Armel Kana Biyik (Kayserispor/TUR), Gaëtan Bong (Brighton & Albion/ENG), Ambroise Oyongo Bitolo (Montpellier/FRA), Dawa Tchakonte(Maruipol/UKR)

. Milieux de terrain: André Frank Zambo Anguissa (Fulham/ENG), Pierre Kunde Malong (Mayence/GER), Georges Mandjeck (Maccabi Haifa/ISR), Gilles Arnaud Djoum (Hearts/Ecosse), Wilfrid Kaptoum (Betis Séville/ESP)

. Attaquants: Stéphane Bahoken (Angers/FRA), Jacques Zoua (Astra Giurgiu/ROM), Clinton Njie (Marseille/FRA), Christian Bassogog (Henan Jianye/CHI), Eric Maxim Choupo-Moting (Paris SG/FRA), Joël Tagueu (Maritimo Funchal/POR), Karl Toko Ekambi (Villareal/ESP), Olivier Bouma(Panionios/GRE)

37 morts après une des attaques les plus meurtrières de Boko Haram

Des soldats camerounais patrouillent le lac Tchad le 1er mars 2013 près de Darak, près de la frontière nigériane.

Le Cameroun a connu dimanche soir à Darak (nord) une des attaques les plus meurtrières menées par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram au cours des derniers mois, faisant 37 morts, selon des sources sécuritaires.

21 militaires et 16 civils ont été tués dans cette région où opèrent les jihadistes, selon ces sources. Un précédent bilan communiqué mardi faisait état de 26 morts.

L'incursion de Boko Haram à Darak - une île camerounaise située à proximité du lac Tchad dans la région de l'Extrême-Nord - a été suivie d'intenses combats avec l'armée. Les jihadistes y ont hissé leur drapeau noir avant d'être vaincus, selon ces sources.

"On comptabilise à ce jour (mercredi) 21 militaires et 16 civils morts", a affirmé un responsable sécuritaire de la région, confirmant une information communiquée par une autre source sécuritaire.

"De nouveaux corps ont été repêchés dans les eaux" de la zone du lac Tchad, a ajouté le responsable sécuritaire. Selon lui, la plupart des militaires tués sont des marins camerounais déployés dans cette zone dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

Arrivés à bord d'embarcations équipées notamment de lance-roquettes, des membres de Boko Haram ont visé des positions de l'armée camerounaise, dont un poste de la Force multinationale mixte (FMM, une coalition régionale qui lutte contre le groupe jihadiste), selon une autre source sécuritaire

De violents combats ont ensuite éclaté.

Appuyés par des renforts venus d'autres localités de la région, des soldats de la FMM ont réussi à repousser les assaillants. Une quarantaine de combattants de Boko Haram ont été capturés, selon une source sécuritaire.

Si les autorités tentent encore de comprendre ce qui s'est réellement passé, la piste d'"une attaque ciblée" contre des marins camerounais de Darak, "accusés de racketter pêcheurs et jihadistes qui fréquentent l'île", est privilégiée, de source sécuritaire.

Bien qu'affaibli, Boko Haram reste très actif dans la région de l'Extrême-nord du Cameroun, frontalière du Nigeria. Dans l'ouest, le Cameroun est également confronté à un violent conflit armé opposant forces armées et séparatistes anglophones.

- Attaques de nuit -

En avril, au moins 22 personnes, dont 14 civils et 8 militaires, ont été tuées dans quatre attaques distinctes du groupe dans la région camerounaise, selon un décompte de l'AFP.

Les jihadistes poursuivent leurs attaques dans d'autres pays de la région du lac Tchad comme au Niger, Nigeria et Tchad.

Au Tchad, relativement peu touché ces dernières années par les attaques des jihadistes nigérians, Boko Haram a tué au moins 30 militaires depuis début mars, dans des localités proches du lac Tchad.

Dans un rapport publié fin mars, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) s'inquiétait de cette résurgence des attaques de Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Au Niger, 88 civils ont été tués par Boko Haram au mois de mars.

Au Cameroun, le groupe "privilégie depuis des mois des attaques de nuit. Il brûle des maisons, égorge ou tue à l'arme blanche, pose des mines, vole du bétail et du mil", affirmait fin mars à l'AFP un responsable sécuritaire dans la région de l'Extrême-Nord.

Boko Haram, divisé en deux factions dont l'une a été adoubée par le groupe Etat islamique (EI) en 2016, "conserve toute sa capacité de nuisance", concédait alors ce responsable camerounais en ajoutant: "tant que Boko Haram ne sera pas rasé au Nigeria, nous continuerons à le subir".

Dans les quatre pays du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), Boko Haram commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

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