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Libération de la majorité de membres présumés de Boko Haram dans un procès au Nigeria

Un repenti de Boko Haram le 3 février 2018 (Hussaina Muhammad /VOA Hausa)

La justice nigériane a libéré 475 nouveaux membres présumés de Boko Haram au terme de procès de masse où la majorité des personnes inculpées n'ont pu être condamnées faute de preuves suffisantes, a annoncé dimanche le ministère de la Justice.

Des centaines de membres présumés du groupe jihadiste nigérian ont comparu cette semaine devant un tribunal installé dans une base militaire à Kainji, une ville reculée de l'Etat du Niger, dans le centre du Nigeria.

Au total, 1.669 personnes étaient présentées à la barre à l'ouverture des audiences qui avaient démarré en octobre. Un premier groupe de 468 avaient alors été libéré au bout de quelques jours.

>> Lire aussi : Des dizaines de membres présumés de Boko Haram devant la barre au Nigeria

Un total de 45 avaient été condamnés à des peines allant de deux à 15 ans de prison et 28 cas avaient été renvoyés vers d'autres juridictions.

Un groupe de 82 d'entre eux avaient plaidé coupable en échange d'un assouplissement de peine, certains étant relâchés après des années déjà passées en détention.

Les autres dossiers avaient été renvoyés à une nouvelle audience.

Un total de 475 membres présumés du groupe jihadiste, qui mène depuis 2009 une insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria ayant fait plus de 20.000 morts, n'ont finalement fait l'objet d'aucune poursuite "en l'absence de preuves suffisantes contre eux" et "ont été libérés", a déclaré le porte-parole du ministre de la Justice, Salihu Othman Isah.

Les personnes libérées seront prises en charge dans leurs Etats d'origine pour une "réhabilitation appropriée", a-t-il ajouté.

>> Lire aussi : Amnesty "très préoccupé" par les procès des membres présumés de Boko Haram au Nigeria

Le tribunal a aussi ordonné à ces États de leur fournir "une réhabilitation dans un centre approprié" avant qu'ils ne retrouvent leurs familles. "Les personnes atteintes de troubles mentaux ou avec des problèmes de santé doivent également recevoir des soins médicaux appropriés", a-t-il dit.

Une des prévenues libérées, Lubabatu Yakubu, avait par exemple été arrêtée en 2014 à Numan, dans l'Etat d'Adamawa, dans le nord-est, deux jours après son mariage avec un combattant, qui l'avait aussitôt répudiée, puis accusée de complicité avec Boko Haram.

Une autre femme, mère d'un nourrisson de trois mois, Mariam Mohammed, avait été emmenée dans la forêt de Sambisa (fief du groupe dans l'Etat de Borno) et mariée à onze ans. Elle avait été arrêtée par des soldats en 2014 alors qu'elle tentait de s'échapper.

Par ailleurs, un jihadiste condamné en début de semaine à 15 ans de prison pour avoir participé à l'enlèvement par Boko Haram de plus de 200 lycéennes à Chibok, dans l'Etat de Borno, a été condamné vendredi à 15 ans de prison supplémentaires.

Les peines étant cumulatives, Haruna Yahaya, 35 ans, jugé coupable d'être le cerveau de l'enlèvement, "devra passer 30 ans en prison", selon le porte-parole du ministère de la Justice.

Il est le premier combattant a être jugé pour l'enlèvement des 219 lycéennes, âgées de 12 à 17 ans, en avril 2014 alors qu'elles passaient leurs examens, un rapt qui avait soulevé une indignation mondiale.

La majorité des procès, les premiers du genre au Nigeria, se sont déroulées à huis-clos, entraînant les critiques des organisations de défense des droits de l'homme.

Le gouvernement nigérian ne cesse de répéter que le conflit contre Boko Haram a pris fin, malgré la multiplication des attaques sur les villages ou d'attentats-suicides dans l'Etat du Borno (nord-est), épicentre des violences.

L'armée avait notamment affirmé en début de semaine que le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, "avait pris les jambes à sou cou", déguisé en femme pour éviter d'être repéré, après une opération militaire.

Vendredi, un triple attentat-suicide a fait au moins 19 morts et 70 blessés sur un marché aux poissons de Konduga, à une trentaine de km de Maiduguri, la capitale du Borno.

Avec AFP

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Mali: démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga

Soumeylou Boubeye Maïga à Bamako, au Mali, le 12 août 2018.

Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga a présenté jeudi sa démission au chef de l'Etat Ibrahim Boubacar Keïta, qui l'a acceptée, selon un communiqué de la présidence.

La démission de M. Maïga, en poste depuis près de 16 mois, intervient à quelques heures de l'examen par l'Assemblée nationale d'une motion de censure du gouvernement déposée mercredi par des députés de l'opposition mais aussi de la majorité.

Il a présenté sa démission ainsi que celle de ses ministres, selon le texte. M. Keïta "a accepté la démission du Premier ministre et celle du gouvernement, et l'a remercié pour sa loyauté et son sens élevé du devoir", a précisé la présidence.

"Un Premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l'opposition", selon le communiqué.

La personnalité du Premier ministre cristallisait les critiques depuis plusieurs semaines, d'influents dirigeants religieux musulmans réclamant notamment son départ.

M. Keïta a reçu tout au long de la semaine dernière dignitaires religieux, dirigeants politiques et représentants de la société civile, pour discuter de la situation du pays et leur remettre l'avant-projet de loi de révision constitutionnelle qui lui a été présenté le 1er avril par un comité d'experts.

Ces rencontres faisaient suite à une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Bamako le 5 avril contre "la mauvaise gestion du pays", notamment les violences intercommunautaires dans le centre, selon les organisateurs, parmi lesquels d'influents chefs religieux musulmans.

Lors d'une allocution radiotélévisée mardi soir, le chef de l'Etat a assuré avoir "entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant" du pays, sans évoquer directement le Premier ministre ni son gouvernement.

Il a annoncé l'ouverture d'une "concertation nationale" du 23 au 28 avril avec "les forces politiques et sociales" sur le projet de révision constitutionnelle qui doit être soumis à référendum.

M. Keïta est longuement revenu sur la "tragédie d'Ogossagou", en référence à la tuerie le 23 mars de quelque 160 habitants de ce village peul près de la frontière avec le Burkina Faso par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons affirmant lutter contre les jihadistes.

Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement a prononcé le 24 mars la dissolution de l'association de chasseurs "Dan Nan Ambassagou", lui reprochant de s'être "écartée de ses objectifs initiaux" et a remplacé les principaux chefs d'état-major.

Ces limogeages au sommet de la hiérarchie militaire interviennent également après une attaque jihadiste le 17 mars contre un camp de l'armée à Dioura (centre), au cours de laquelle 26 soldats ont péri.

Depuis l'apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs "groupes d'autodéfense"

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré l'accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Avec AFP

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