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Crimes/enquêtes

Nigeria: libération de 53 otages kidnappés dans un bus

Un policier monte la garde lors d'une manifestation à Lagos, au Nigeria, le 1er mai 2014. (Archives)

Un groupe de 53 otages - dont 20 femmes et 9 enfants - récemment kidnappés dans le centre du Nigeria ont été libérés dimanche par leur ravisseurs, tandis qu'on restait sans nouvelles des 42 personnes enlevées mercredi dernier dans un lycée de Kagara, dans la même région.

"J'ai été ravi de recevoir les 53 passagers de bus qui avaient été enlevés par des bandits armés il y a une semaine", a déclaré dimanche soir dans un tweet le gouverneur de l'État du Niger, Abubakar Sani Bello.

Aucune précision sur les conditions de ces libérations n'a été apportée par les autorités, qui ont toujours affirmé qu'elles ne paieraient pas de rançon pour libérer les otages des "bandits".

"Nous avons passé une semaine de dialogue, de consultations, de travail acharné et de nuits blanches parce que nous devions obtenir leur libération dans les plus brefs délais", a seulement indiqué la porte-parole du gouverneur, Mary Noel-Berje, dans un communiqué.

Les 53 ex-otages, enlevés près du village de Kundu dans un bus d'une compagnie d'État, ont subi un examen médical avant de retrouver leurs familles, a-t-elle ajouté.

En revanche, les 42 personnes, dont 27 écoliers, enlevés mercredi au lycée de Kagara, dans le même Etat du Niger, sont toujours portées disparues.

"Les étudiants du Government Science College de Kagara, sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs mais tout est fait pour assurer leur libération", a souligné Mary Noel-Berje.

Lors de deux autres attaques la semaine dernière dans le même Etat, des hommes armés ont tué 10 personnes et en ont enlevé au moins 23. "Nous assistons à ces attaques maintenant presque quotidiennement, et c'est inquiétant", avait alors déclaré la porte-parole du gouverneur.

Généralement décrits comme des "bandits" - par opposition à des jihadistes ou à des militants séparatistes - les ravisseurs vivent dans la forêt de Rugu, aux confins des États de Zamfara, Katsina, Kaduna et du Niger.

Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont la zone d'action de prédilection de ces bandes criminelles qui multiplient les enlèvements contre rançon et les vols de bétail.

Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est du Nigeria.

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Kenosha: le policier qui a tiré sur Jacob Blake ne sera pas sanctionné

Masu zanga-zanga a Kenosha, Wisconsin

En août, l'agent de police Sheskey a tiré sept coups de feu, à bout portant, dans le dos de Blake, un homme noir, alors qu'il se dirigeait vers son véhicule garé où deux de ses jeunes enfants l'attendaient. Six de ces coups ont touché Blake, qui reste paralysé à ce jour. La fusillade, dont l'enregistrement avait circulé sur les réseaux sociaux, a déclenché d'importantes manifestations dans la ville.

Le chef de la police, Daniel Miskinis, a indiqué qu'une enquête extérieure avait blanchi le policier. Le bureau du procureur du district de Kenosha a annoncé en janvier qu'aucune accusation ne serait portée contre Sheskey.

"Il a agi dans le respect de la loi et conformément à la formation qu'il avait reçu", a-t-il précisé dans une déclaration relayée par le quotidien Milwaukee Journal Sentinel. "Cet incident (...) ne fera pas l'objet de procédures disciplinaires", a-t-il ajouté.

Blake a intenté une action en justice en mars contre Sheskey, affirmant que le policier avait fait l'usage d'une force excessive.

Assassinat de Thomas Sankara: Blaise Compaoré mis en accusation

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La justice demande à Jacob Zuma de déterminer lui-même sa peine

L'ancien président sud-africain Jacob Zuma regarde pendant le service commémoratif du roi Goodwill Zwelithini au palais royal de KwaKhethomthandayo à Nongoma, en Afrique du Sud, le 18 mars 2021.

Dans une requête plutôt inhabituelle, la justice sud-africaine a demandé à l'ex-président Jacob Zuma, poursuivi pour "outrage à la justice", de déterminer lui-même sa peine dans le cas où il serait jugé coupable. Il a jusqu'à mercredi.

L'ancien chef d'Etat, qui a fêté lundi ses 79 ans, snobe, depuis sa création en 2018, la commission chargée d'enquêter sur la corruption généralisée pendant ses neuf années au pouvoir.

En février, après un énième refus de témoigner, le commission présidée par le juge Raymond Zondo a réclamé à la Cour Constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, de prononcer une peine de deux ans de prison pour "outrage à la justice" contre l'ancien chef de l'Etat.

Car cette fois-ci, l'ex-président avait non seulement ignoré une convocation de la Commission mais également enfreint une décision rendue en janvier par la Cour constitutionnelle, l'obligeant à comparaître et le privant du droit à garder le silence.

Dans une directive datée de vendredi et publiée sur le site internet de la Cour constitutionnelle, cette dernière demande que M. Zuma détermine "ce qui constitue la sanction appropriée". Il doit déposer, au plus tard mercredi, une déclaration sous serment expliquant "la nature et l'ampleur de la peine qui devrait lui être imposée".

Sollicités par l'AFP, les avocats de l'ancien président n'ont pas donné suite. M. Zuma n'a jamais répondu à aucune sollicitation de la justice, préférant faire des déclarations publiques dans la presse.

Selon les juristes, il n'est pas courant pour la justice de faire une telle demande. Les juges "veulent montrer qu'ils ont exploré toutes les possibilités pour l'entendre", explique James Grant, un avocat spécialisé dans le droit constitutionnel, "et se préparent à lui infliger une peine sévère".

Jacob Zuma a déjà déclaré être prêt à ce que "la loi suive son cours", affirmant n'avoir aucune crainte d'être arrêté, condamné, ni incarcéré.

L'ancien président n'a témoigné qu'une seule fois devant la commission anticorruption, en juillet 2019. Il avait rapidement claqué la porte, s'offusquant d'être traité comme un "accusé".

Englué dans les scandales, il avait été poussé à la démission en 2018 et remplacé par l'actuel président, Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille.

M. Ramaphosa, qui fut le vice-président de M. Zuma entre 2014 et 2018, est lui-même convoqué pour témoigner devant la commission du 22 au 29 avril.

Procès Bouaké: Villepin renvoie les errements sur les autres ministères

L'ancien Premier ministre français Dominique de Villepin arrive pour assister à un service religieux pour l'ancien président français Jacques Chirac à l'église Saint-Sulpice à Paris le 30 septembre 2019.

"Pas concerné, pas informé". Au procès du bombardement qui a tué neuf soldats français en Côte d'Ivoire en 2004, Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, a renvoyé sur ses collègues de la Défense et des Affaires étrangères la responsabilité des errements de l'enquête.

Mouvements lents, tignasse poivre et sel hirsute, Jean Balan, l'avocat de nombreuses familles de victimes, se lève et apostrophe l'ancien Premier ministre, port altier, cheveux argents et costume bleu cintré.

"C’est formidable, vous avez donné un cour magistral", lui dit l'avocat. "J’étais un peu comme un étudiant qui écoute son professeur, bouche bée".

Dans la salle, personne ne le contredit. M. de Villepin a livré à la cour d'assises de Paris un témoignage fluide et complet pendant deux heures, répondant à chaque question sans la moindre hésitation.

Mais son brio n'impressionne pas Me Balan, dont le travail sur le dossier depuis quinze ans n'est pas étranger à la tenue de ce procès atypique où trois accusés - un pilote bélarusse et deux officiers ivoiriens - sont jugé en absence car introuvables.

Mais l'avocat sait aussi qu'il a peu de prise sur lui dans cette affaire où le ministère de l'Intérieur n'est, sur le papier, pas en première ligne.

C'est précisément la ligne de défense de M. de Villepin, qui précise dès le départ qu'il n'a été "ni présent, ni associé, ni informé" des grandes décisions du dossier franco-ivoirien, géré selon lui par le "triangle Elysée-Défense-Affaires étrangères".

"Autres responsabilités"

Il se lance dans un exposé fluide sur la crise ivoirienne, l'un des dossiers les plus chauds de son mandat au Quai d'Orsay (2002-2003). Pour éclairer la cour, précise-t-il aussitôt, pas pour "assumer une culpabilité ou des responsabilités qui passent par d'autres".

A la barre, il rappelle le contexte très politique de cette affaire où les parties civiles et leurs avocats accusent Paris de ne pas en avoir fait assez, peut-être par intérêt diplomatique, pour retrouver les auteurs du bombardement.

Il souligne que la France reste à l'époque très marquée par le génocide de 1994 au Rwanda et veut avant toute éviter une guerre civile en Côte d'Ivoire. Et que le bombardement de Bouaké a été ordonné par des "extrémistes" gravitant autour du président ivoirien Laurent Gbagbo.

Sans vouloir parler de "raison d'Etat", le ministre livre une clé qui peut expliquer ensuite les hésitations de la France dans cette affaire.

"Notre seul interlocuteur possible au sud du pays", divisé en deux à l'époque, "c'est Laurent Gbagbo". "Est-ce que lancer une action judiciaire immédiate (...) ne prendrait pas le risque d'enflammer les choses" ? "C'est une question qui se pose", dit Dominique de Villepin.

L'ancien ministre aborde ensuite l'épisode togolais, au coeur des débats.

"Réponse assumée"

Le 16 novembre 2004, dix jours après le bombardement, le Togo arrête huit mercenaires bélarusses soupçonnés d'être impliqués et propose à la France de les lui livrer. Parmi eux figure Yury Sushkin, l'un des trois accusés, qui sera ensuite identifié comme l'auteur du bombardement.

L'un des policiers de l'ambassade française, Claude Taxis, rattaché au service du coopération du ministère de M. de Villepin, est prévenu par les Togolais. Il envoie alors un fax au ministère en fin de matinée, mais personne ne lui répond. Après quelques heures, il finit par appeler le ministère qui lui répond, à sa grande surprise, de "ne pas s'en occuper".

Curieusement, ses collègues de la Défense et de la DGSE recevront les mêmes instructions, et l'ambassadeur de France n'aura lui non plus aucune réponse à son télégramme sur le sujet.

M. Taxis "a reçu la réponse claire qu’il ne devait pas suivre cette affaire puisque le ministère de l'Intérieur est en charge de l'intérieur, pas de l'extérieur", répond froidement M. de Villepin.

L'ancien ministre ajoute que s'il avait été informé de la proposition togolaise, il en "aurait alerté l'Elysée". Et conclut en renvoyant une fois de plus vers les Affaires étrangères et la Défense: "L'information a été transmise à deux ministère et a été traitée. On peut ne pas aimer la réponse, mais elle a été faite et assumée".

Convoquée à la barre dans l'après-midi, Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense à l'époque, aura l'occasion de lui répondre.

Un des principaux chefs de l'ex-rébellion malienne assassiné

Sidi Brahim Ould Sidati, membre du Mouvement arabe de l'Azawad, signe la version amendée de l'Accord algérien au nom de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) à Bamako, le 20 juin 2015.

Un des principaux chef des ex-rebelles du nord du Mali, Sidi Brahim Ould Sidati, président en exercice de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), a été assassiné par balles mardi matin à Bamako, ont indiqué le porte-parole de la CMA, un proche et un médecin.

"Nous venons de perdre notre président Sidi Brahim Ould Sidatt (pour Sidati) assassiné ce matin à Bamako", a dit sur les réseaux sociaux Almou Ag Mohamed, porte-parole de la CMA, alliance composée essentiellement d'anciens groupes armés indépendantistes touareg et nationalistes arabes qui ont combattu les forces maliennes dans le Nord à partir de 2012 avant de signer un accord de paix en 2015.

Sidi Brahim Ould Sidati avait signé au nom de la CMA cet accord avec le gouvernement malien et une coalition de groupes armés alliée à ce gouvernement, la Plateforme, pour restaurer la paix. L'application de cet accord est considérée comme capitale pour sortir le Mali de la crise dans laquelle il s'enfonce, mais se fait toujours attendre.

On ignore les causes de son assassinat.

"Mon oncle a été victime ce matin d'un assassinat à son domicile. On a tiré sur lui. On l'a amené dans une clinique, mais il n'a pas survécu", a dit à l'AFP l'un de ses neveux.

Un médecin de la clinique a confirmé sa mort sous le couvert de l'anonymat.

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