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Rapt dans un lycée au Nigeria: 42 personnes enlevées

Les noms des écolières kidnappées par Boko Haram sont affichés à Abuja, au Nigeria, le 14 avril 2019.

Des hommes armés ont enlevé 42 personnes, dont 27 étudiants, dans une école du centre du Nigeria, a déclaré mercredi un responsable du gouvernement local, minimisant les premières informations selon lesquelles des centaines de personnes auraient été enlevées.

"Ils ont kidnappé 42 personnes de l'école. Ils ont emmené 27 élèves, ainsi que trois enseignants. Ils ont également kidnappé 12 membres de la famille des enseignants", a déclaré à l'AFP Muhammad Sani Idris, porte-parole du gouvernement de l'Etat du Niger, par téléphone.

Un étudiant a été tué, a ajouté Idris.

Le président Muhammadu Buhari, dans une déclaration antérieure, a condamné les enlèvements et a ordonné une opération de sauvetage mais n'a pas confirmé le nombre d'étudiants disparus.

Au moins 650 étudiants se trouvaient dans l'école lorsqu'elle a été attaquée mardi dernier par des hommes armés appartenant vraisemblablement à des gangs criminels.

"Le Président a ordonné aux forces armées et à la police de garantir le retour immédiat et en toute sécurité de tous les captifs", a déclaré le porte-parole du Président Garba Shehu.

Le président a exhorté les forces de sécurité nigérianes "à faire tout ce qui est possible pour mettre fin à cette saga, et éviter à l'avenir des attaques aussi lâches contre les écoles".

Des gangs lourdement armés, connus localement sous le nom de "bandits", actifs dans le nord-ouest et le centre du Nigeria, ont intensifié leurs attaques ces dernières années, enlevant contre rançon, violant et pillant.

Il y a seulement deux mois, plus de 300 étudiants ont été kidnappés dans l'État voisin de Katsina.

Les garçons ont été libérés par la suite, mais l'incident a suscité une indignation mondiale.

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Une militante libérée de prison en Inde après des accusations de torture

Manifestation de fermiers dans l'Haryana, le 27 décembre 2020. Les femmes ont joué un rôle croissant dans les contestations d'agriculteurs et d'ouvriers en Inde.

Nodeep Kaur, militante pour les droits du travail, arrêtée le mois dernier dans une manifestation ouvrière, a été libérée sous caution vendredi, quelques jours après que ses proches ont affirmé qu'elle avait été torturée et agressée sexuellement en détention.

Nodeep Kaur, âgée de 25 ans et appartenant à la communauté marginalisée des dalits (anciennement appelés "les intouchables"), avait été arrêtée dans une manifestation d'ouvriers devant une usine à la périphérie de la capitale indienne New Delhi.

Sa soeur Rajvir Kaur a confirmé vendredi qu'elle avait obtenu une libération sous caution de la Haute Cour du Pendjab et de l'Haryana (Nord). "Nous devons également lui faire passer un examen médical", a-t-elle précisé.

La police l'a arrêtée pour rassemblement illégal, tentative de meurtre et extorsion, selon des informations des médias locaux.

Son arrestation a déclenché une vague d'indignations et sa famille et ses partisans ont affirmé qu'elle avait été agressée sexuellement et torturée en détention. La police nie ces allégations.

Meena Harris, nièce de la vice-présidente américaine Kamala Harris, avait appelé à sa libération au début du mois, en tweetant qu'elle avait été "arrêtée, torturée et agressée sexuellement" en détention.

Le député travailliste britannique Tanmanjeet Singh Dhesi a évoqué l'arrestation de Nodeep Kaur au Parlement britannique, se disant alarmé par les accusations de torture.

La jeune femme a également participé au mouvement de protestations d'agriculteurs contre les réformes du gouvernement indien libéralisant les marchés agricoles.

Ces manifestations ont été abondamment commentées sur Twitter notamment par la pop star Rihanna et la militante suédoise pour le climat Greta Thunberg, suscitant la colère du gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi.

Affaire Jamal Khashoggi: l'administration Biden publie un rapport qui accable le prince héritier saoudien

Une policière turque passe devant la photo du journaliste saoudien Jamal Khashoggi avant une cérémonie, près du consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, marquant le premier anniversaire de sa mort, le 2 octobre 2019.

Le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohamed ben Salman, avait validé l'exécution du journaliste Jamal Khashoggi, basé aux Etats-Unis, selon l'extrait d'un dossier secret rendu public par l'administration Biden vendredi.

M. Khashoggi, un journaliste saoudien, était l'ancien rédacteur en chef du quotidien saoudien Al-Watan et chroniqueur au Washington Post. Il a été tué le 2 octobre 2018, peu après son entrée au consulat saoudien à Istanbul, en Turquie.

Selon sa fiancée qui l'accompagnait au consulat, il était allé renouveler son passeport. On ne le reverra plus jamais.

Dans une plainte introduite en 2020, la fiancée, Hatice Cengiz, déclare au tribunal que des agents saoudiens ont "lié, drogué, torturé et assassiné" Jamal Khashoggi puis "démembré son corps". Ne sachant pas ce qui se passait à l’intérieur du bâtiment, elle l'a attendu dehors pendant plus de 12 heures. Les restes de M. Khashoggi n'ont jamais été retrouvés ni rendus, précise-t-elle dans sa plainte.

Le rapport avait été préparé beaucoup plus tôt mais l'administration Trump avait gelé sa publication, malgré les objections du Congrès, selon le quotidien USA Today. Il contient les noms d'une vingtaine de personnes qui auraient participé à la mort du journaliste.

Jamal Khashoggi avait 48 ans au moment de sa disparition.

"Nous estimons que le prince héritier d'Arabie Saoudite, Muhammad bin Salman, a approuvé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi", lit-on dans le rapport.

Plus loin, ont lit:"Depuis 2017, le prince héritier exerce un contrôle absolu des agences de sécurité et de renseignement du Royaume saoudien, ce qui rend très improbable que des fonctionnaires aient mené une opération de cette nature sans son autorisation".

Hatice Cengiz, la fiancée de Jamal Khashoggi, assiste à un événement marquant le premier anniversaire de son assassinat, à Istanbul, Turquie, le 2 octobre 2019.
Hatice Cengiz, la fiancée de Jamal Khashoggi, assiste à un événement marquant le premier anniversaire de son assassinat, à Istanbul, Turquie, le 2 octobre 2019.

Selon le rapport américain, le journaliste était surveillé par le gouvernement saoudien, quoi que vivant à l'étranger.

Un fait qui avait été confirmé par l'organisation à but non lucratif Freedom House, qui, début février, a identifié l'Arabie saoudite comme l'un des pays qui mènent des vastes "campagnes de répression transnationales", avec le Rwanda, la Chine, l'Iran, la Russie et la Turquie.

Quelques semaines après la mort de M. Khashoggi, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait pointé du doigt le gouvernement saoudien lors d’un discours prononcé devant le parlement à Ankara. Il avait aussi demandé au gouvernement saoudien d'extrader vers la Turquie les personnes impliquées dans la mort du journaliste, argumentant que la Turquie avait le droit de les poursuivre en justice vu que le meurtre présumé avait été commis sur son territoire.

Malgré la publication du dossier, il est difficile de savoir si les auteurs présumés – et encore moins le prince – seront sanctionnés par le gouvernement américain.

La veille, le président Joe Biden avait eu une conversation téléphonique avec le roi Salman d'Arabie saoudite. Aucune mention du dossier Khashoggi ne figure dans le compte-rendu officiel publié par la Maison Blanche.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une association à but non lucratif qui défend la liberté de la presse, place l'Arabie saoudite parmi les pires endroits au monde pour exercer le métier de journaliste.

Tigré: Amnesty accuse l'Érythrée d'avoir massacré une centaine de civils en 24h

Une Éthiopienne qui a fui les combats dans la région du Tigré porte son enfant près de la rivière Setit, à la frontière entre le Soudan et l'Éthiopie, dans le village de Hamdayet, dans l'est de l'État de Kassala, au Soudan, le 22 novembre 2020.

Amnesty International a accusé vendredi les forces érythréennes d'avoir tué des centaines de civils dans le nord de l'Éthiopie en 24 heures l'année dernière, un incident qu'elle a qualifié de crime potentiel contre l'humanité.

L'Erythrée a rejeté ces accusations. "L'Érythrée est indignée et rejette catégoriquement les accusations absurdes portées contre elle par Amnesty International dans un rapport fallacieux publié aujourd'hui", a écrit le ministre de l'information Yemane G. Meskel sur Twitter.

Joint au téléphone par la VOA, le ministre a précisé que le rapport ne saurait être pris au sérieux puisqu’il se base sur les déclarations des éléments des forces tigréennes qui ont fuit après avoir commis des crimes.

Pour sa part, Amnesty rétorque que diverses méthodes ont été utilisées pour recueillir et vérifier les allégations. "Nous avons passé 11 jours à Hamdayet, le centre d'enregistrement des réfugiés dans l'est du Soudan, qui est le principal point d'entrée des réfugiés du Tigré au Soudan. Nous avons également mené des entretiens téléphoniques avec des personnes d'Axum", détaille Jean-Baptiste Gallopin, consultant à Amnesty. Il ajoute que l’ONG a aussi examiné des images satellites qui nous ont permis de confirmer qu’il y a eu "des bombardements aveugles", ainsi que les sites d'enterrement dans les églises de la ville et les débris correspondant à des pillages.

Les accusations d’Amnesty sont aussi vérifiées par un organisme étatique de défense des droits de l'homme en Éthiopie. L’organisme confirme notamment que les troupes érythréennes ont participé au conflit entre le gouvernement fédéral et celui de la région du Tigré en 2020.

Les meurtres présumés ont eu lieu pendant une période de 24 heures, les 28 et 29 novembre, a déclaré Amnesty.

Cela coïncide avec la date à laquelle les forces gouvernementales éthiopiennes ont capturé Mekelle, la capitale régionale du Tigré.

L'Érythrée a toujours nié que ses troupes ont participé au conflit sur le territoire de son voisin.

La participation des forces érythréennes aux combats du Tigré est l'une des questions les plus litigieuses découlant du conflit. De nombreux Tigréens affirment que l'armée éthiopienne a bénéficié du soutien des forces érythréennes, anciens ennemis, dans la campagne.

L'Ethiopie a longtemps nié avoir autorisé l'Erythrée à envoyer des troupes pour aider la campagne militaire du gouvernement. Mais elle a évité tout déni direct du rapport d'Amnesty International de vendredi.

Axum est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO, célèbre pour ses grands obélisques et ses églises anciennes, dont l'une est réputée abriter l'Arche biblique de l'Alliance.

Les forces de sécurité sur les lieux où 317 élèves ont été enlevées

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Lady Gaga offre une récompense de 500 000 dollars pour retrouver ses chiens

Lady Gaga chante l'hymne national américain lors de l'investiture de Joe Biden à Washington, mercredi 20 janvier 2021.

La superstar de la pop Lady Gaga offre une récompense de 500 000 dollars pour le retour de ses Bouledogues français, Koji et Gustav, volés lors d'une violente altercation à Los Angeles, ont déclaré jeudi la police et une source proche de la chanteuse.

Lady Gaga, qui était hors du pays lorsque les chiens ont été volés, n'a pas fait de commentaire. Cependant, la police de Los Angeles (LAPD) a confirmé que deux bouledogues français ont été volés sous la menace d'une arme à feu à un homme de 30 ans sur l'avenue Sierra Bonita à Hollywood mercredi soir.

L'homme, identifié dans de multiples rapports de presse comme le promeneur de chiens de la chanteuse, a pris une balle lors de l'altercation et reste dans un état critique, selon la LAPD.

Un troisième chien, Miss Asia, s'est échappé et a été retrouvé par la suite.

Cet incident est le dernier en date de plusieurs vols violents de bouledogues français aux États-Unis ces derniers mois.

En janvier, une femme de San Francisco a été attaquée par des voleurs brandissant un fusil qui lui ont volé son chiot. En octobre, un éleveur de Caroline du Nord a été tenu en joue par des voleurs qui se sont enfuis avec cinq chiots.

Les chiens à nez retroussé, qui peuvent parfois être vendus plusieurs milliers de dollars chacun, sont depuis longtemps la cible des voleurs car ils sont chers et difficiles à élever, a déclaré Brandi Hunter, porte-parole de l'American Kennel Club. Elle recommande aux propriétaires de s'abstenir de publier des photos de leurs chiens sur les réseaux sociaux - en particulier si les photos comportent des informations d'identification sur le lieu de résidence des propriétaires.

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