Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Les déplacés de Boko Haram et l'illusion du retour au Nigeria

Une jeune personne déplacée dans un camp de Gwoza, Nigeria, le 1er août 2017

Près de dix ans de guerre des insurgés djihadistes ont forcé plus de 2,6 millions de personnes à quitter leur foyer dans le nord-est du Nigeria depuis 2009.

Abba Zakary, 41 ans, est arrivé à Pulka, dans le nord-est du Nigeria, il y a quelques semaines avec femmes et enfants.

Comme des milliers d'autres victimes de Boko Haram, cet ancien cultivateur qui espérait rentrer enfin chez lui après des années d'errance, est passé d'un camp de déplacés... à un autre.

"On nous avait dit que la situation sécuritaire était meilleure ici", à Pulka, où aucune attaque n'a été recensée depuis près d'un an, explique cet homme aux traits fatigués après près de dix ans de guerre des insurgés djihadistes qui a forcé plus de 2,6 millions de personnes à quitter leur foyer dans le nord-est du Nigeria depuis 2009.

A l'approche des élections générales, prévues en février 2019, le gouvernement nigérian et les autorités du Borno, l'Etat le plus touché par les violences, encouragent et facilitent à grand renfort de matraquage médiatique le "retour" de ces déplacés.

A Pulka, le drapeau vert blanc bleu de l'APC, le parti au pouvoir, et des panneaux géants affichant les visages de ses candidats s'étalent à chaque coin de ruelle en terre.

Elu en 2015 sur la promesse de vaincre Boko Haram, le président Muhammadu Buhari, qui espère briguer un second mandat, a assuré récemment que le Nord-Est était en "phase de stabilisation post-conflit".

Mais quoi qu'en dise la propagande officielle diffusée en boucle sur les radios locales ces derniers mois, à Pulka comme ailleurs, l'espoir de retrouver sa vie d'avant reste largement illusoire.

Pulka est une ville-garnison, entourée de profondes tranchées, conçue sur un modèle repris à l'infini dans la région, avec sa base militaire, ses camps de déplacés sous perfusion de l'aide humanitaire internationale.

"La plupart des déplacés sont rassemblés dans de petites villes hautement protégées par l'armée mais ils ont un accès très limité à leurs villages, et n'ont pas de moyens de survie (en dehors de l'aide humanitaire), ne pouvant pas cultiver leurs terres ni travailler", résume Fouad Diab, coordinateur d'urgences à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Coincés dans les montagnes

Aux abords de l'un des cinq camps de déplacés de la ville, située au pied des Monts Mandara, plus de 50 familles tout juste débarquées de Banki, à environ 75 km, patientent sur des nattes dans un vaste hangar de transit, le temps qu'on leur affecte un autre abri "temporaire".

La plupart sont originaires des hameaux alentour, mais ils ne retourneront pas chez eux. Du moins pas dans l'immédiat. Le danger est omniprésent dès que l'on s'éloigne des localités placées sous contrôle militaire.

L'armée a certes affaibli les insurgés depuis l'époque (2013-2014) où ils régnaient en maîtres sur de larges portions du territoire, mais ils conservent une capacité de nuisance considérable entre attentats-suicides, embuscades sur les routes et enlèvements.

Pour Fadi Ali, ces trois dernières années ont été un effroyable jeu du chat et de la souris avec les djihadistes ayant établi leurs bases dans les grottes des Monts Mandara, où les militaires ne vont jamais les chercher.

Elle a dû fuir à maintes reprises Ngoshe, son village situé en contre-bas, sous le feu des attaques, se cachant en brousse et revenant prudemment lorsque Boko Haram s'en allait.

"L'an dernier, ils ont massacré mon mari, ma grand-mère et deux de mes enfants" durant une incursion nocturne, explique cette femme de 35 ans, qui a finalement croisé un convoi de l'armée le mois dernier et pu rejoindre Pulka sous bonne escorte.

A côté d'elle, Baba Ali, originaire de Ngoshe lui aussi, affirme que des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants, seraient toujours bloqués dans les montagnes, où ils tentent de survivre à l'abri des djihadistes, en mangeant ce qu'ils trouvent, y compris des racines et des feuilles.

Retour des fonctionnaires

Même à Bama, deuxième agglomération du Borno, censée servir de modèle pour le reste de la région, la politique de retours massifs du gouvernement suscite de nombreuses inquiétudes chez les acteurs humanitaires.

Dans cette ville détruite à 85% par les insurgés, près de 11.000 maisons ont été officiellement rebâties sous la houlette du ministère de la Reconstruction et de la Réhabilitation.

Plusieurs milliers de personnes qui ont cru aux promesses des autorités sont arrivés ces derniers mois par vagues successives, mais sont obligés de vivre dans le camp de déplacés de la ville: selon les témoignages recueillis par l'AFP, la plupart des façades repeintes cachent des amas de ruines et les services de base manquent toujours.

Vendredi, l'organisation Médecins sans frontières (MSF) s'est alarmée de la situation "critique" qui prévaut dans le camp, désormais surpeuplé, où 33 enfants sont morts - notamment de malnutrition - au cours de la première quinzaine d'août.

"L'hôpital général de Bama, la seule structure hospitalière de la région, n'est pas opérationnel. Les enfants sévèrement malades doivent voyager jusqu'à Maiduguri (la capitale du Borno, à une centaine de kilomètres) pour recevoir des soins adaptés", affirme MSF.

D'autres villes (Monguno, Guzamala...) désignées comme pilotes ne sont pas prêtes à accueillir le flux de "retournés" tant que les médecins, les enseignants et les autorités locales n'ont pas repris le travail, selon plusieurs organisations humanitaires.

"Notre principale préoccupation est d'accélérer le retour des fonctionnaires et des services publics dans les localités où la situation sécuritaire le permet", explique Fouad Diab, de l'OIM.

Avec AFP

Toutes les actualités

Calme relatif dans le centre du Bénin après une semaine de violences

Une rue déserte de la ville de Save, au lendemain de troubles dans le Bénin, un pays d'Afrique de l'Ouest, le 15 juin 2019.

Le calme était revenu dans le centre du Bénin, après une semaine d'affrontements violents entre les forces de l'ordre et des partisans de l'ancien président Boni Yayi, qui avaient bloqué la principale route du pays.

"La voie circule normalement et tout est calme. Tous les commerces fermés n'ont pas encore ouvert", a témoigné à l'AFP Avademe Inès, une habitante de Savè, soulignant toutefois que la ville vivait "dans la peur": "Les hommes de l'armée sont encore partout".

Un policier en poste à Savè a confirmé qu'aucun incident n'était à déplorer depuis samedi matin. "A Tchaourou et Savè, le calme est revenu, mais le siège (présence des forces de l'ordre) ne sera pas levé de si tôt", a-t-il confié à l'AFP sous couvert d'anonymat.

Des négociations, non-officielles, entre les élus locaux, des émissaires du gouvernement, les forces de sécurité et les "chasseurs" (manifestants armés) se déroulent depuis dimanche dans ces deux communes, où des échauffourées violentes ont fait au moins deux morts côté civil, d'après des témoins, et 50 policiers blessés, selon le gouvernement béninois.

Les violences ont éclaté mardi dernier à Tchaourou, la ville natale de l'ancien président Boni Yayi, après l'arrestation de deux personnes, accusées de violences électorales lors des législatives du 28 avril.

Jeudi, à cent kilomètres au sud, des habitants de Savè, ont également bloqué la route pour empêcher un contingent de la police nationale d'atteindre Tchaourou.

Violents affrontements dans le centre du Bénin entre armée et manifestants
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:02 0:00

Dans les deux villes, l'armée et la police ont délogé les manifestants par des tirs à balles réelles entre vendredi et samedi, affirmant qu'il s'agissait de tirs de sommation.

Ce dernier épisode de violences intervient plusieurs semaines après les violentes altercations des 1er et 2 mai à Cotonou, autour du domicile de Boni Yayi, dans le quartier de Cadjéhoun, toujours surveillé par une importante présence des forces armées.

Au lendemain des législatives, auxquelles l'opposition n'avait pas été autorisée à présenter de candidats, des centaines de partisans de l'ancien chef d'Etat étaient descendus dans les rues de Cotonou, craignant qu'il ne se fasse arrêter.

Les avocats de Boni Yayi, qui vit toujours reclus dans sa maison selon ses proches, ont dénoncé un "assassinat politique" perpétré par le président Patrice Talon contre son adversaire.

"Tchaourou et Savè sont aujourd'hui les victimes expiatoires d'une tyrannie cruelle qui conduit inexorablement à l'embrasement général de notre pays", a dénoncé le parti de l'ex-président, les Forces Cauris pour un Bénin Émergent, dans un communiqué.

Des ONG de défense des droits de l'homme ont dénoncé le tournant autoritaire du président Patrice Talon dans un pays qui a longtemps été considéré comme un modèle de démocratie en Afrique de l'Ouest.

Après une fausse alerte, le Kenya veut rassurer sur sa capacité de réponse face à Ebola

Un travailleur médical de l'unité de prévention et de contrôle des infections portant un équipement de protection complet décontamine une tasse utilisée par un homme en quarantaine, à l'hôpital national Kenyatta de Nairobi, au Kenya, le 8 octobre 2014.

Le Kenya a souhaité rassurer lundi ses citoyens et ses touristes sur sa capacité de réponse à Ebola, après qu'un cas suspect dans l'ouest du pays, proche de l'Ouganda où ce virus a été détecté, s'est finalement révélé être une fausse alerte.

"Je tiens à rassurer tous les Kényans et nos visiteurs: nous n'avons aucun cas d'Ebola (au Kenya)", a déclaré la ministre kényane de la Santé Sicily Kariuki lors d'une conférence de presse à l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi.

Cette conférence de presse faisait suite à l'identification d'un cas suspect d'Ebola dans le comté de Kericho (ouest), proche de la frontière avec l'Ouganda, pays où trois cas d'Ebola ont été détectés la semaine passée près de la frontière congolaise.

Le cas suspect, une femme de 36 ans qui présentait des symptômes incluant mal de tête, fièvre et vomissements, a été examiné et "ne répond pas aux critères d'un cas d'Ebola", a souligné Mme Kariuki.

L'Est de la République démocratique du Congo fait face depuis août 2018 à une épidémie d'Ebola, qui a fait plus de 1.400 morts. Cette maladie a pour la première fois été détectée la semaine passée en Ouganda, où elle a fait deux morts, un enfant et une femme qui avaient voyagé en RDC.

La ville ougandaise où ont été confirmés les cas d'Ebola se trouve à plus de 600 kilomètres de la frontière entre l'Ouganda et le Kenya.

A la suite de cette fausse alerte, la ministre kényane de la Santé a détaillé les mesures prises pour empêcher la propagation de cette maladie au Kenya, ainsi que les mesures mises en place au cas où Ebola entrerait malgré tout dans le pays.

Elle a par exemple cité l'installation de caméras thermiques ou l'usage de thermomètres sans contact à tous les principaux points d'entrée dans le pays, notamment dans les aéroports, ainsi que le déploiement de 259 employés du ministère à ces points d'entrée.

Des équipements de protection ont également été prépositionnés et des installations d'isolement aménagées pour accueillir d'éventuels patients, notamment à l'aéroport international de Nairobi.

La ministre a également appelé le public à être "vigilant". Elle a notamment appelé ceux qui présentent des symptômes similaires à ceux d'Ebola et ayant voyagé vers des pays affectés à se rendre à l'hôpital le plus proche.

Deux soldats et un gendarme maliens tués dans le nord et le centre

Des membres de l'Armée malienne (FAMA), du Groupe Autodefense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) et du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) sont observés lors d'une patrouille mixte dans les environs du district du nord du Mali.

Deux gendarmes maliens ont été tués dimanche par une mine artisanale à l'entrée d'un poste militaire dans le centre du pays, et un soldat lors d'une embuscade plus au nord qui a également fait un blessé, ont annoncé lundi les forces armées maliennes (FAMa).

"Deux #FAMa de la Gendarmerie ont trouvé la mort lorsqu'un engin explosif improvisé ( #EEI) a explosé à leur passage à pied" dimanche à Sokolo, "à l'entrée du site du nouveau poste FAMa", a indiqué l'armée sur Twitter. Sokolo est situé dans le cercle de Niono, dans la région de Ségou (centre).

Plus de 10 civils peuls avaient été tués à la mi-mai dans cette région, dans le hameau de Heremakono, situé à 8 km de Niono.

A la limite du centre et du nord du Mali, un détachement de l'armée en mission d'escorte civile est par ailleurs tombé au retour dans une embuscade entre Niafounké et Tonka (à environ 100 km au sud de la ville de Tombouctou), ont également indiqué lundi les Forces armées, toujours sur Twitter.

"Au cours de cet accrochage, les FAMa ont enregistré un mort et un blessé", précise l'armée.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Cette intervention se poursuit avec l'opération française Barkhane.

Mais des zones entières du Mali échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré la signature en 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du Nord vers le centre, voire parfois le Sud. Elles se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le village dogon de Sobane Da, près de Bandiagara (centre), a été le théâtre d'une attaque dans la soirée du 9 juin qui a fait 35 morts, dont 24 enfants.

Les violences dans le centre du pays avaient culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls, dans le village d'Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Les camps de l'armée malienne, critiquée pour son manque d'efficacité, sont également régulièrement l'objet d'attaques dans le centre. Onze soldats avaient été tués en avril par des jihadistes présumés qui ont attaqué un de ses postes à Guiré, un mois après un assaut contre le camp militaire de Dioura au cours duquel près de 30 soldats avaient péri.

Ethiopian Airlines rejette toute erreur du pilote dans le crash du 737 MAX

Un avion de la compagnie aérienne de Ethiopian Airlines, le 13 octobre 2015.

Le patron d'Ethiopian Airlines a rejetté lundi toute erreur du pilote dans le crash d'un de ses Boeing 737 MAX en mars et jugé que les accusations d'un parlementaire américain étaient "mal informées".

Lors d'une audition le mois dernier à la Chambre des représentants, le républicain Sam Graves a affirmé que les "faits" conclus des enquêtes sur les récents crashs de Boeing 737 MAX en Ethiopie comme en Indonésie montraient "qu'une erreur du pilote constituait un facteur pour ces accidents mortels".

Le représentant américain a aussi assuré que "des pilotes entraînés aux Etats-Unis auraient réussi à gérer la situation" dans ces deux cas.

Mais dans une interview diffusée lundi par la BBC, le directeur général d'Ethiopian Airlines, Tewolde GebreMariam, a jugé que ces critiques étaient "très mal informées" et que M. Graves ne disposait pas lui même "des faits".

"Les gens qui font ce genre de commentaires devraient se demander, +Pourquoi donc ont-ils cloué au sol 380 avions dans le monde ?+, les faits parlent d'eux-mêmes", a jugé le patron de la compagnie éthiopienne.

Les modèles court et moyen-courrier de Boeing 737 MAX sont cloués au sol, après le crash du vol 702 d'Ethiopian Airlines en mars. Cette catastrophe, qui a fait 157 morts, a suscité l'inquiétude sur système anti-décrochage MCAS qui a été mis en cause.

Ce système suscitait déjà des doutes chez des pilotes depuis un premier accident d'un 737 MAX, celui de la compagnie Lion Air en octobre 2018 qui avait fait 189 morts en Indonésie en octobre 2018.

Boeing travaille à une nouvelle version de ce système anti-décrochage et espère obtenir le feu vert de l'autorité de l'aviation civile américaine (FAA) et des autres régulateurs mondiaux pour pouvoir faire redécoller ses avions.

Une réunion de ces régulateur le mois dernier n'a toutefois pas permis de déterminer quand cet avion pourrait revoler, ce qui complique les plans de vols de nombreuses compagnies aériennes équipées du 737 MAX.

Des révélations sur les liens de proximité entre Boeing et la FAA lors des tests du 737 MAX ont aussi entraîné une certaine défiance de la part du public et de pilotes.

"Nous avons du travail pour gagner et regagner la confiance du public", a déclaré le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, dimanche, à la veille de l'ouverture du salon aéronautique du Bourget en région parisienne.

Triple attentat de Boko Haram: le bilan monte à 30 morts

Des membres de la famille attendent de réclamer les corps des victimes d'un attentat-suicide dans un hôpital de Konduga, près de Maiduguri, au Nigéria, le 16 août 2017.

Au moins 30 personnes ont été tuées dans un triple attentat-suicide attribué à Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et plus de 40 blessées, l'attentat le plus meurtrier perpétré par le groupe islamiste depuis des mois dans cette région, a-t-on appris lundi auprès des services de secours.

Les trois kamikazes ont déclenché leurs charges explosives dimanche soir devant un centre de retransmission de football où des dizaines de personnes regardaient un match dans la ville de Konduga, à 38 km de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno.

"Pour l'instant, nous recensons 30 morts et plus de 40 blessés", a indiqué à l'AFP Usman Kachalla, chef des services de secours d'urgence du Borno. Un premier bilan faisait état de 17 morts et près de 20 blessés.

"Le manque d’infrastructure médicales appropriées pour gérer ce genre d'urgence et le temps passé à obtenir l'autorisation de se rendre [sur les lieux] depuis Maiduguri a contribué à ce lourd bilan", a-t-il ajouté.

Le triple attentat a eu lieu vers 21H00 (18H00 GMT) à Kadunga. Selon Ali Hassan, un chef de milice de la ville, le propriétaire du centre ou étaient massés des fans de football et l'un des trois kamikazes "se sont violemment disputés", puis "le kamikaze s'est fait exploser".

Les deux autres ont alors eux aussi déclenché leurs charges en dehors du centre, près d'une échoppe de thé.

Konduga est régulièrement la cible de kamikazes de Boko Haram fidèles au chef historique du groupe Abubakar Shekau. Les jihadistes sont installés dans une fôret non loin, leur permettant de fréquentes incursions dans la ville. En juillet 2018, huit personnes sont mortes dans un attentat suicide à l'intérieur d'une mosquée.

A Benué, éleveurs et agriculteurs s'accusent
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:54 0:00

Ces attaques souvent perpétrées par des femmes ou des jeunes filles contre des cibles civiles comme des mosquées, des marchés ou des arrêts de bus, sont la signature de la faction restée fidèle à Shekau. Une autre faction, qui a prêté allégeance au groupe Etat islamique, s'attaque à des cibles militaires.

L'insurrection lancée par Boko Haram il y a une dizaine d'années dans le nord-est du Nigeria et sa répression par l'armée ont fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Elle a ensuite gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins, poussant à la création d'une une coalition régionale, la Force multinationale mixte (FMM).

Voir plus

XS
SM
MD
LG