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Niger: les ravisseurs de l'otage américain demandent une rançon

Les forces spéciales nigérianes participent à un exercice de sauvetage des otages à la fin de l'exercice Flintlock à Mao, au Tchad, samedi, avec l'appui de l'armée américaine et ses partenaires occidentaux. (Photo AP / Jerome Delay)

Les ravisseurs de l’Américain Philip Walton, enlevé dans le nuit de lundi à mardi à Massalata au Niger, près de la frontière avec le Nigeria, ont exigé mercredi une "rançon" contre sa libération, selon le préfet de la zone.  

"Les ravisseurs ont appelé le père sur son téléphone pour réclamer une rançon", a expliqué Ibrahim Abba Lélé, préfet de Birni NKonni (dont Massalata est voisine), sans préciser le montant demandé.

Dans un communiqué lu sur la radio nationale, le ministère de l’Intérieur a indiqué que les ravisseurs avaient "fouillé le domicile à la recherche de l’argent" et avaient ensuite fui "en direction de la zone frontalière".

"Les forces de défense et de sécurité de la zone ont conduit des opérations de ratissage et des renforts ont été déployés", souligne le communiqué qui indique que "toutes les dispositions sont prises, en collaboration avec les services de sécurité américains et nigérians en vue de retrouver l’intéressé".

Philip Walton était installé à Massalata avec sa femme et un enfant depuis deux ans, selon son père Bruce Walton qui habite Birni Nkonni et vit au Niger depuis près de 30 ans.

Un porte-parole du Département d'Etat américain à Washington a confirmé mardi qu'un "citoyen américain avait été enlevé au Niger".

Le Sahel est régulièrement le théâtre d'enlèvements d'Occidentaux par des groupes jihadistes.

Début octobre au Mali, la Française Sophie Pétronin et deux otages italiens ont été libérés, mais plusieurs restent détenus au Sahel. Parmi eux, l'humanitaire américain Jeffery Woodke enlevé au Niger en octobre 2016 à Abalak, à environ 200 km au nord de Birni Nkonni.

Toutefois la zone dans laquelle Philip Walton a été enlevé est loin du rayon d'action habituel des groupes jihadistes. C'est une zone de contrebande et de banditisme actifs, grâce à la porosité de la frontière entre le Niger et le Nigeria.

En août, six humanitaires français et deux Nigériens avaient été assassinés à 60 km à l'ouest de Niamey dans la réserve naturelle de Kouré, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Le Niger est en proie à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts.

Les Américains disposent de deux bases de drones à Agadez et Dirkou, au nord du Niger. Leurs appareils survolent le Sahel en permanence et sont un soutien important à la force française antijihadiste Barkhane.

En 2017, quatre soldats américains des Forces spéciales et cinq militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger. Cette attaque avait été revendiquée par l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) alors qu'officiellement les USA ne disposaient pas de troupes en opération au sol.

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Violences conjugales: la plupart des victimes marocaines ne portent pas plainte

Rares sont les femmes victimes de violences conjugales qui saisissent la justice au Maroc: 2% quand il s'agit de violences sexuelles, 7% après des agressions physiques, selon une étude officielle publiée jeudi à Rabat.

Pour les violences subies dans l'espace public, 22% des victimes portent plainte quand il s'agit d'agression physique, 3,5% quand l'agression est sexuelle, selon cette étude publiée par le Haut-Commissariat au Plan, avec le soutien d'ONU Femmes.

Seules 3,5% des victimes de violences sexuelles conjugales quittent leur foyer, 16% quand il s'agit de violences physiques, moins d'une sur dix (8%) cesse ses "engagements familiaux" quelle que soit l'agression subie, selon l'étude.

Les stigmates de la violence physique conjugale vont des ecchymoses (dans 52,2% des cas), aux fractures, "incisions profondes", fractures ou cassures des dents, violences sexuelles entraînent "blessures et déchirures au niveau des organes génitaux" dans plus 13% des cas, avec des grossesses non désirées dans 3,5% des cas.

Moins de la moitié des victimes des violences les plus graves font appel à un professionnel de la santé. Pour les femmes actives, les violences -qu'elles soient ou non subies dans le cadre conjugal- ont entraîné une perte moyenne de 14 jours de travail par an.

Environ 40% de femmes victimes de violences dans un cadre professionnel ont dû changer de travail et 7% ont "carrément quitté le marché du travail", souligne l'étude. Plus d'une femme sur deux a été victime d'une forme de violence au Maroc en 2019, selon les statistiques officielles.

Plusieurs organisations féminines se sont inquiétées ces derniers mois de la hausse des violences conjugales pendant les longs mois de confinement liés à la crise sanitaire. Cette étude sur le "coût social" de ces violences a été menée entre février et juillet 2019 avant la pandémie de Covid-19 sur une population de 15 à 74 ans.

Le Maroc a adopté en 2018 une loi contre les violences faites aux femmes, rendant passible de peines de prison les actes "considérés comme des formes de harcèlement ou de mauvais traitement". Le texte, qui ne prend pas en compte les violences conjugales, a été jugé insuffisant par des associations féministes.

Coup de filet coordonné contre les gangs en Amérique centrale

Membres de gangs criminels au pénitencier de Chalatenango au Salvador, le 27 décembre 2019. (Reuters)

Plus de 600 membres présumés des maras, gangs criminels qui sèment la terreur dans le nord de l'Amérique centrale, ont été arrêtés jeudi dans un vaste coup de filet au Salvador, au Guatemala et au Honduras.

Le coup de filet "est mené simultanément au Honduras, au Guatemala et au Salvador", dans le cadre de l'opération "bouclier régional", qui reçoit le soutien des Etats-Unis pour la coordination et l'échange d'informations entre les trois pays dans la lutte contre les gangs, a indiqué le procureur général du Salvador Raul Melara.

Au Salvador, des mandats d'arrêts visent un total de 1.152 criminels présumés, a précisé M. Melara. Jeudi en milieu de journée 572 personnes avaient été arrêtées, selon le parquet.

Le parquet du Guatemala a annoncé de son côté l'arrestation de 36 criminels accusés de racket, l'une des principales activités des maras avec le trafic de drogue, le trafic d'êtres humains et l'assassinat sur gages. Au moins 80 perquisitions ont été menées dans la région de la capitale ainsi que dans les départements de Peten (nord), de Quetzaltenango (ouest) et de Jutiapa et Escuintla (sud), ont indiqué les autorités guatémaltèques.

"Nous répliquons à (...) des meurtres, du trafic d'êtres humains. C'est un effort de la justice pour retirer de la circulation les gangsters et les criminels", a déclaré le procureur Melara, qui a dirigé personnellement les opérations à San Salvador, la capitale du pays. Quatre chefs de gangs figurent parmi les personnes arrêtées, selon la police salvadorienne.

Le Salvador est l'un des pays les plus dangereux au monde avec, en 2019, 35,6 meurtres pour 100.000 habitants, attribués pour la plupart aux maras, qui comptent dans leurs rangs dans le pays environ 70.000 membres, dont 17.000 sont derrière les barreaux.

La violence des gangs est, avec la pauvreté, l'une des principales causes de l'émigration vers les Etats-Unis de milliers d'habitants du nord de l'Amérique centrale en quête d'une vie meilleure.

Corée du Sud: 40 ans de prison pour le chef d'un gang de vidéos porno

Photo d'illustration (Reuters)

Le cerveau d'un réseau criminel sud-coréen qui contraignait des femmes, dont des mineures, à réaliser des vidéos pornographiques mises en ligne a été condamné jeudi à 40 ans de prison.

Cho Ju-bin, 25 ans, fut à la tête de ce gang de mai 2019 à février cette année, un intervalle au cours duquel 74 personnes, dont 16 mineures, furent contraintes, notamment par le chantage, à envoyer des contenus à caractère sexuel. Les vidéos étaient ensuite postées sur des forums payants ou envoyées par la messagerie Telegram.

"L'accusé a largement distribué des contenus sexuellement offensants qui avaient été créés en trompant ou en menaçant les victimes", a jugé le Tribunal du district central de Séoul, selon l'agence Yonhap, en affirmant qu'il avait ce faisant provoqué "un tort irréparable".

Le tribunal a ajouté qu'au vu de la gravité des crimes et du nombre de victimes, Cho Ju-bin devrait être "maintenu à l'écart de la société pendant une longue période de temps". Cinq de ses acolytes ont écopé de peines allant de sept à 15 années de prison.

La violence sexuelle en ligne et le partage illégal de contenus à caractère sexuel est un sérieux problème au sein de la société sud-coréenne, où les autorités sont accusées de laxisme face à ce type de délits. Le gouvernement a créé en 2019 une équipe dédiée à la traque des contenus illégalement partagés.

Dans une des affaires les plus médiatisées de ces dernières années, la star de la K-pop Jung Joon-young a été condamnée pour avoir tourné, à l'insu de ses partenaires, des vidéos de leurs rapports sexuels et les avoir partagées. Egalement reconnu coupable de viol en groupe, il purge une peine de cinq ans de prison.

La Corée du Sud est confrontée à un grave phénomène connu sous le nom de "molka", des caméras cachées installées pour filmer secrètement les femmes dans les lieux publics, toilettes, transport ou bureaux. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en 2018 à Séoul pour demander aux autorités d'agir contre cette forme de harcèlement.

Bouaké: la lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes

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Le Mexique veut en finir avec le "machisme qui tue"

Des femmes placent des croix dans les rues de Mexico pour dénoncer les fémicides lors de la Journée internationale de la femme, le 9 mars 2020. Environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année dans le pays (AP/Marco Ugarte)

"Le machisme tue, détruit la vie des femmes et limite le développement de notre pays", a déclaré la ministre de l'intérieur Olga Sanchez à l'occasion de la Journée mondiale pour l'élimination de la violence contre les femmes et les filles.

"Nous avons une dette historique envers les femmes, en particulier les victimes de la violence, et nous ne pouvons pas permettre l'impunité", a martelé Olga Sanchez, insistant sur la nécessité de "ne plus reproduire le système culturel machiste et patriarcal" très ancré au Mexique.

Selon les chiffres de l'Institut national des statistiques, environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année et six femmes sur dix ont subi une agression au cours des dix dernières années au Mexique.

Les statistiques montrent également qu'en moyenne 32 filles de 10 à 14 ans contractent des grossesses précoces chaque jour à la suite d'abus sexuels, et qu'une sur quatre a subi des violences en milieu scolaire.

Seule la moitié des auteurs de fémicides sont condamnés et dans certains États l'impunité atteint 98%, selon un rapport présenté lors de la conférence quotidienne du président Andrés Manuel López Obrador.

Des défilés d'organisations féministes étaient prévus dans tout le pays, sous protection des autorités et des organisateurs.

Le 9 novembre, la police de Cancun a tiré des coups de feu en l'air alors que des manifestants, pour la plupart des femmes, protestaient devant l'hôtel de ville après le meurtre brutal d'une jeune femme. Cet incident avait suscité de nombreuses critiques dans le pays ainsi qu'à l'étranger.

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