Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Intensification des pressions diplomatiques sur Ortega au Nicaragua

Escorté par un de ses gardes de sécurité armés, le président nicaraguayen Daniel Ortega, à droite, à Managua, au Nicaragua, le samedi 7 juillet 2018. (AP Photo / Alfredo Zuniga)

Les pressions diplomatiques s'accentuent sur le président nicaraguayen Daniel Ortega, la communauté internationale réclamant de toutes parts l'arrêt de la répression après trois mois de manifestations violemment réprimées qui ont causé la mort de centaines de personnes.

"Il est absolument essentiel que cesse immédiatement la violence et que soit relancé le dialogue national, parce que seule une solution politique est acceptable pour le Nicaragua", a déclaré lundi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

"Une responsabilité essentielle de l'Etat est la protection de ses citoyens, et ce principe fondamental ne peut pas être oublié, surtout lorsque nous avons malheureusement un nombre de morts qui est absolument choquant", a dit M. Guterres à San José lors d'une intervention au côté du président du Costa Rica, Carlos Alvarado.

Depuis Bruxelles, où se tient jusqu'à mardi une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) et de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), 13 pays d'Amérique latine ont réclamé lundi dans une déclaration commune "la cessation immédiate des actes de violence" au Nicaragua.

Ces pays condamnent les violences qui ont causé "plus de 300 morts et des centaines de blessés" et la "répression" des autorités contre des étudiants et des civils et réclament "le démantèlement de groupes paramilitaires".

Les 13 pays exhortent également Managua à "réactiver le dialogue national" qui "implique toutes les parties pour générer des solutions pacifiques et durables" et expriment leur soutien aux évêques nicaraguayens dans leur travail "en faveur de la recherche et de la promotion de solutions au conflit".

Le document est signé par l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou, l'Uruguay et l'Equateur.

Pression européenne

Dimanche, la diplomatie européenne avait condamné "les actes de violence contre les étudiants et les civils" au Nicaragua, appelant à "mettre fin à toute violence" et à "une solution pacifique et démocratique dans le pays dans le cadre du dialogue national".

La France et l'Espagne ont également appelé les autorités nicaraguayennes à cesser leur "répression" après la mort d'au moins dix personnes dimanche.

"La France condamne les attaques perpétrées ces derniers jours par les forces de police et les unités paramilitaires contre des responsables religieux et des manifestants pacifiques, notamment des étudiants", a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Le gouvernement de l'Espagne condamne tous les faits de violence survenus récemment au Nicaragua et réitère la nécessité de respecter les droits de réunion, de manifestation et la liberté d'expression", a écrit dans un communiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères.

L'Espagne, dirigée depuis le 1er juin par le socialiste Pedro Sanchez, souhaite "que toutes les morts survenues dans cette crise depuis le 18 avril fassent l'objet d'une enquête et soient jugées".

Le département d'État américain a pour sa part exhorté M. Ortega "à cesser immédiatement sa répression contre le peuple".

Six civils et quatre policiers ont trouvé la mort dimanche dans des opérations des forces de police et paramilitaires à Masaya, une ville rebelle située à une trentaine de kilomètres de la capitale Managua, et dans ses environs.

Dans la nuit de vendredi à samedi, deux jeunes avaient été tués durant une attaque menée par les forces pro-gouvernementales contre une église de Managua, où quelque 200 étudiants s'étaient retranchés.

Il s'agit des derniers épisodes en date dans les violences qui secouent depuis trois mois ce pays, le plus pauvre d'Amérique centrale.

"Qu'ils s'en aillent"

"Qu'ils s'en aillent!", ont scandé lundi des centaines d'étudiants qui ont défilé dans les rues de la capitale, déterminés à protester "jusqu'à ce que ces criminels démissionnent".

"Même s'ils nous tuent et nous répriment, on va poursuivre cette lutte", ont-ils lancé en réclamant "justice" pour leurs camarades tués lors des affrontements avec les forces de l'ordre.

"Non a la répression. Ortega assassin, tu vas finir par partir", pouvait-on lire sur une pancarte de la marche, qui s'est terminée devant la prison d'El Chipote, dans le centre de la capitale. Des centaines de jeunes ont été arrêtés au cours des manifestations de ces dernières semaines.

Le gouvernement qualifie les protestataires de "putschistes" et de "délinquants".

Un mouvement de protestation, dont les étudiants sont le fer de lance, a été lancé le 18 avril contre le gouvernement de Daniel Ortega.

Le chef de l'Etat, 72 ans, à la tête du Nicaragua depuis 2007 après l'avoir déjà dirigé de 1979 à 1990, est accusé d'avoir durement réprimé les manifestations et mis en place avec son épouse Rosario Murillo, qui occupe les fonctions de vice-présidente, une "dictature" marquée par la corruption et le népotisme. Ses adversaires demandent des élections anticipées ou son départ.

Avec AFP

Toutes les actualités

Coronavirus: entre reconfinements partiels et l'espoir d'un vaccin

Le professeur Gottfried Kremsner injecte un vaccin contre le COVID-19 de la société de biotechnologie allemande CureVac à un volontaire de son institut tropical de la clinique universitaire de Tuebingen, en Allemagne, le 22 juin 2020. REUTERS / Kai Pfaffenbach

La pandémie de covid-19 ne cesse de se répandre. Des pays recourent à des reconfinements partiels, alors que se renforce l'espoir d'un futur vaccin.

Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes après quatre mois de fermeture à cause du coronavirus, avec l'arrivée à l'aéroport international de Dakar ce mercredi à minuit d'un vol d'Air Algérie.

Les Maldives ont rouvert aussi leurs complexes touristiques et accueilli leur premier vol international depuis plus de trois mois. Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe, a rouvert ses portes au public avec une capacité d'accueil limitée. Idem pour Disney World en Floride, selon le quotidien Orlando Sentinel.

En Espagne, plusieurs communes en Catalogne ont été reconfinées mercredi en raison d'un important foyer de contagion. C’est pareil au Portugal, où le gouvernement prolonge jusqu'à fin juillet les mesures de reconfinement partiel dans la région de Lisbonne pour maîtriser des foyers de contagion.

L'Inde s'apprête à reconfiner près de 140 millions d'habitants dans la région de Bangalore. A Hong Kong, les bars, les salles de sport et les salons de coiffure ont dû être fermés à nouveau mercredi.

En Iran, 140 médecins et infirmiers sont morts du coronavirus depuis le début de la pandémie.

Le Brésil a enregistré 1.300 morts supplémentaires en 24 heures. Aux Etats-Unis, quelque 63.262 nouvelles infections sont apparues depuis lundi.

La firme américaine de biotech Moderna a annoncé mardi qu'elle s'apprêtait à lancer la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin. 45 volontaires prennent part à la "phase un" de ces tests.

Son vaccin expérimental a montré qu'il était sûr et déclenchait une réponse immunitaire chez l'ensemble des 45 volontaires sains prenant part aux tests de "phase un", ont dit mardi des chercheurs dans le New England Journal of Medicine. La nouvelle a conduit à un bond de 16% de sa cotation en bourse, selon la chaîne de télévision américaine CNBC.

Le ministère russe de la défense affirme avoir développé aussi un vaccin après des essais cliniques sur 18 volontaires et, pour le moment il n’y a pas eu de complications majeure ni d’effet secondaires.

La semaine dernière le gouvernement de la Guinée équatoriale a annoncé avoir déjà passé des commandes pour Remdesivir, le vaccin développé par la société pharmaceutique Gilead. Il a été acquis au prix fort de 13.000 dollars l'unité, selon le vice-président Teodoro Obiang Nguema.

L'espoir est donc permis.

Bientôt un vaccin contre la maladie covid-19?

Bientôt un vaccin contre la maladie covid-19?
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:59 0:00

La Coupe du monde 2022 se déroulera du 21 novembre au 18 décembre

Les officiels célèbrent après l'annonce que la Coupe du Monde de la FIFA 2026 aura lieu aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, lors du 68ème Congrès de la FIFA à Moscou, en Russie, le 13 juin 2018. REUTERS/Sergei Karpukhin

La Fédération internationale de football association (FIFA) a annoncé mercredi que la Coupe du monde de 2022 se déroulera du 21 novembre et au 18 décembre, a-t-on appris de plusieurs sources.

Le Qatar, pays hôte, est qualifié d’office.

La Coupe du monde a lieu tous les quatre ans. Elle est disputée par les équipes nationales masculines des pays membres de la FIFA.

Avant même le premier coup de sifflet, l'édition 2022 est déjà entachée d’allégations de corruption de la part des hauts responsables de la FIFA.

Des organisations de défense des droits de l'homme ont également dénoncé les conditions de travail des ouvriers qui construisent les stades dans les conditions désertiques du Qatar.

Comme pour les tournois précédents, l'édition 2022 verra la participation de cinq équipes africaines.

Des millions de personnes appauvries par les conflits et le changement climatique

Des millions de personnes appauvries par les conflits et le changement climatique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:43 0:00

Le président américain Donald Trump renonce à sa menace d'expulser les étudiants étrangers

Gregory Minott est venu aux États-Unis de sa Jamaïque natale il y a plus de deux décennies avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière en architecture, à Handover, 12 juin 2020.

Le gouvernement américain a finalement renoncé à sa décision controversée de priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire pour cause de pandémie.

La décision, qui avait été annoncée par la police de l'immigration le 6 juillet, avait été attaquée en justice par de nombreuses universités, dont Harvard et MIT, avec le soutien des syndicats d'enseignants et près de 20 Etats américains.

Loterie des visas américains: rêve brisés pour de nombreux récipiendaires
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:39 0:00


Selon le New York Times, plus d'une douzaine de sociétés technologiques, dont Google, Facebook et Twitter, ont également manifesté leur soutien aux universités, arguant que la politique nuirait à leurs entreprises.

"La compétitivité future de l'Amérique dépend de l'attraction et de la rétention d'étudiants internationaux talentueux", ont déclaré les entreprises dans des documents judiciaires.

"Les parties sont arrivées à une solution (...) le gouvernement a accepté d'annuler la décision", a indiqué une juge de Boston, Allison Burroughs, lors d'une audience par téléconférence qui n'a duré que quelques minutes.

Des milliers d'étudiants risquaient d'être expulsés, alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis et que de nombreux Etats ont dû rétablir des mesures de confinement dans l'espoir de l'endiguer.

Les universités Harvard et MIT avaient demandé le blocage d'une décision qu'ils qualifiaient d'"arbitraire et capricieuse", et visant à "forcer les universités à reprendre l'enseignement en présentiel", au mépris des risques sanitaires encourus alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

Les étudiants étrangers suivant des cours uniquement en ligne menacés d’expulsion
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l'économie américaine, ne cesse d'appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée.

Il a cité l'exemple de plusieurs pays européens qui ont "ouvert les écoles sans problème" et menacé les élus démocrates -- qu'il accuse de vouloir maintenir les écoles fermées pour des raisons politiques -- de couper leurs subventions fédérales s'ils ne les rouvraient pas.

Voir plus

XS
SM
MD
LG