Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Le New York Times propose un plan de départs volontaires

Le groupe de presse américain New York Times a proposé à ses employés un plan de départs volontaires dans le but de rationaliser ses opérations et se développer dans le numérique.

Le nombre de personnes concernées n'est pas précisé mais le groupe "prendra autant de candidats que possible", selon un document interne consulté par l'AFP.

Le groupe de presse ne prévoit pas de licenciements cette année, selon un autre mémo cité par le journal, mais va se réorganiser pour se concentrer davantage sur l'international et le numérique.

A la rédaction, le plan de départs volontaires sera proposé à tous les employés ayant trois ans d'expérience ou plus, sauf à ceux de la vidéo, de l'infographie et du design numérique, selon le document.

"Nous cherchons des volontaires, des gens qui pourraient considérer que cette offre correspond à leurs projets à long terme et répond à leurs intérêts financiers", explique le texte.

Le plan sera ouvert du 31 mai au 15 juillet.

Le plan prévoit de verser aux candidats au départ une semaine de travail payé pour six mois de service, avec un minimum de quatre semaines et un maximum de 52 semaines.

Le groupe a aussi proposé ce plan de départs volontaires aux salariés des autres départements que la rédaction.

Le New York Times a maintenu une rédaction de quelque 1.300 journalistes en dépit d'une baisse de ses tirages et recettes publicitaires sur papier, qui n'a été compensée qu'en partie par une hausse des abonnements et des recettes publicitaires en ligne.

Il s'agit du premier plan de départs volontaires depuis la suppression à la rédaction de 100 postes, dont 20 licenciements, en 2014, selon le New York Times.

Début mai, le prestigieux quotidien a annoncé une réduction de sa perte au premier trimestre, qui s'est établi à 8,3 millions de dollars, au lieu de 14,3 millions sur la même période il y a un an. Le chiffre d'affaires a lui baissé de 1,2% à près de 380 millions.

Le New York Times avait invoqué un marché publicitaire "difficile" à la fois dans le papier et dans le numérique, au moment où l'entreprise cherche à passer au numérique tout en développant son lectorat.

Avec AFP

Toutes les actualités

Les morgues débordées, New York cherche des solutions à l'accumulation des morts

Des travailleurs de la santé font rouler les corps de personnes décédées du Wyckoff Heights Medical Center lors de l'éclosion de la maladie à coronavirus (COVID-19) dans le quartier de Brooklyn à New York, New York, États-Unis, le 4 avril 2020. REUTERS / Andrew Kelly

New York, qui conforte son triste statut de centre de l'épidémie de covid-19 est désormais confrontée à la question du sort réservé aux morts, toujours plus nombreux. La possibilité searait de procéder bientôt à des "enterrements temporaires" dans un parc pour soulager des pompes funèbres débordées.

Les images ont frappé les esprits ces derniers jours: des corps, recouverts de draps ou de bâches, transportés par des employés en combinaisons de protection sur des civières dans des camions réfrigérés, désormais omniprésents aux abords des hôpitaux de la première métropole américaine, où près de 3.500 morts avaient été officiellement recensées lundi.

Ces camions permettent de stocker des corps qui s'accumulent trop vite pour que les pompes funèbres puissent venir les chercher directement à l'hôpital. Rien que lundi matin, en moins d'une heure, l'AFP a vu neuf corps chargés dans des camions stationnés devant l'hôpital de Wyckoff, à Brooklyn.

Car avec l'augmentation du nombre de morts dans l'Etat de New York - où l'on dénombre régulièrement au moins 500 nouveaux décès par jour depuis une semaine - plusieurs entreprises de pompes funèbres interrogées par l'AFP ont indiqué être "débordées".

"La plupart des maisons de pompes funèbres ont une capacité de réfrigération limitée", explique Ken Brewster, propriétaire d'une petite entreprise de pompes funèbres du quartier Queens, assailli de demandes d'enterrements de malades du Covid-19 depuis une semaine.

"Si vous n'avez pas la place, vous avez besoin de ces camions".

L'afflux est d'autant plus fort que certaines maisons ont décidé de ne prendre aucune personne décédée de la maladie, ce qui est "leur droit", dit-il.

Pour Pat Marmo, qui gère cinq maisons de pompes funèbres à travers la ville, le stress généré par cet afflux de morts est difficile à gérer, d'autant qu'il vient lui-même de perdre un cousin et un autre proche dans l'épidémie.

"Les hôpitaux nous poussent à venir chercher les corps, mais nous n'avons pas les locaux pour (les) gérer", explique-t-il, soulignant avoir actuellement "trois fois plus" de décès qu'en temps normal et un planning d'enterrements étalé "jusqu'au mois prochain.

"C'est comme un 11 septembre 2001 qui durerait des jours et des jours", résume-t-il.

- "Si le besoin augmente..." -

Les pompes funèbres sont tellement surchargées qu'un élu municipal a évoqué lundi la possibilité de procéder à des "enterrements temporaires" dans un parc municipal.

"Cela se fera probablement en utilisant un parc municipal pour les enterrements (oui, vous avez bien lu). Des tranchées seront creusées pour des rangées de 10 cercueils", a affirmé cet élu du nord de Manhattan, Mark Levine, sur son compte Twitter.

Dans une ville déjà métamorphosée par la pandémie, avec des tentes pour les malades plantées à Central Park, cette déclaration a immédiatement frappé les esprits.

Mais la mairie a vite nuancé le propos. "Nous ne prévoyons pas actuellement d'utiliser des parcs comme cimetières", a déclaré une porte-parole, Freddi Goldstein.

Elle a néanmoins reconnu que la ville envisageait d'utiliser l'île de Hart Island, proche du quartier du Bronx, où reposent déjà dans des fosses communes près d'un million de New-Yorkais, souvent pauvres ou indigents, pour des "enterrements temporaires", "si le besoin augmente".

Selon M. Levine, les morts n'augmentent pas seulement dans les hôpitaux. Avant la pandémie, 20 à 25 personnes décédaient quotidiennement à leur domicile à New York. Maintenant, c'est 200 à 215, a-t-il affirmé, bien qu'on ne puisse souvent pas vérifier à titre posthume s'ils sont morts du virus.

Le maire Bill de Blasio a lui-même évoqué lundi la possibilité d'"enterrements temporaires" pour "tenir jusqu'à la fin de la crise".

"Nous n'en sommes pas là, je ne vais pas entrer dans les détails", a-t-il nuancé lors d'un point presse.

New York, ville la plus dense des Etats-Unis avec déjà plus de 72.000 personnes infectées, espère ne pas en arriver là.

Le gouverneur Andrew Cuomo a indiqué lundi que le nombre de morts dans l'ensemble de l'Etat s'était stabilisé depuis samedi, pour rester en dessous des 600 par jour.

Il a néanmoins ordonné le prolongement des mesures de confinement jusqu'au 29 avril, soulignant qu'il ne fallait surtout pas être "trop confiant" et abandonner trop tôt les efforts de distanciation sociale.

Des start-ups new-yorkaises reconverties dans la fabrication de blouses chirurgicales

Des techniciens médicaux d'urgence transportent un patient aux urgences d'Elmhurst Hospital Center, le samedi 4 avril 2020 dans le Queens borough de New York.

Les ex-chantiers navals de Brooklyn sont au coeur de l'effort new-yorkais pour pallier le manque d'équipements médicaux: deux start-ups y fabriquaient déjà des visières protectrices pour les soignants, deux autres y fabriquent depuis lundi aussi des blouses chirurgicales.

Le maire de New York Bill de Blasio, en quête de bonnes nouvelles face à une pandémie qui a déjà infecté plus de 67.000 New Yorkais, épicentre de l'épidémie aux Etats-Unis, a félicité lundi les entreprises concernées, Crye Precision, qui fabrique habituellement des équipements de protection pour les militaires, et Lafayette 148, créatrice de mode, qui se sont alliées ces derniers jours pour produire des milliers de blouses pour personnel hospitalier.

"Ces deux entreprises ont créé un produit qu'elle n'avait jamais fait - c'est motivant de voir la vitesse à laquelle les gens ont trouvé un moyen d'aider", a souligné le maire de la capitale économique américaine lors d'un point presse devant les immenses hangars de ces anciens chantiers navals.

Pour lui, c'est la preuve que New York "contre-attaque" face à cet "ennemi invisible, (...) féroce" qu'est le Covid-19.

"Cela me convainct que nous allons nous en sortir", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas exactement de la mode mais on en a désespérément besoin et c'est ce que nous voulons faire", a déclaré Deirdre Quinn, présidente-fondatrice de Lafayette 148.

Quelque 9.200 blouses chirurgicales devraient sortir de cette nouvelle chaîne de fabrication dès lundi, près de 19.000 d'ici la fin de la semaine, et 320.000 d'ici la fin du mois d'avril, selon le maire.

La semaine dernière, l'ensemble des hôpitaux de cette métropole de 8,6 millions d'habitants a utilisé 1,8 million de blouses, et cette semaine les besoins sont estimés à 2,5 millions, selon M. De Blasio.

Quibi lance son service de streaming nomade en plein confinement

Meg Whitman, PDG de Quibi, s'exprime à Las Vegas, Nevada, le 8 janvier 2020. (Photo: Reuters)

La moitié de la planète confinée par le coronavirus? Cela n'empêchera pas Quibi de tenter de révolutionner l'industrie du divertissement en lançant dès lundi son service de streaming "nomade", avec des programmes courts spécifiquement conçus pour les téléphones mobiles mais "en qualité hollywoodienne".

Attirées par ce projet innovant et les milliards de dollars promis par Quibi, les stars du grand et du petit écran se sont bousculées pour produire films et séries, de Steven Spielberg à Guillermo del Toro en passant par Jennifer Lopez et Reese Witherspoon.

Tout le contenu de Quibi sera diffusé par tranches de dix minutes maximum, des "bouchées" ("quick bites" en anglais, abrégé en Quibi). Dans le même esprit, tous les programmes sont réalisés à la fois en format vertical et horizontal, passant automatiquement de l'un à l'autre lorsque le spectateur incline son téléphone.


Une technologie et un concept parfaitement calibrés pour un usage "nomade" sur mobile, qui peut certes paraître inadapté au confinement actuel. Quibi, qui avait prévu de longue date le lancement de son service le 6 avril, a fait le pari de maintenir ses plans sans être sûr de ce que l'avenir lui réserve.

"Honnêtement, on ne sait pas, car le lancement intervient à une période sans équivalent", déclare à l'AFP la directrice générale de Quibi, Meg Whitman. "Je ne pense pas que qui que ce soit ait déjà connu quelque chose comme ça", estime l'ancienne patronne d'eBay.

L'idée est de séduire les jeunes actifs susceptibles de consommer une ou deux bouchées de dix minutes dans les transports en commun ou durant leur pause-café. La pandémie de coronavirus a mis un coup d'arrêt à ces habitudes quotidiennes mais les dirigeants de Quibi pensent que le confinement peut lui aussi créer un tel besoin.

"Les gens ont encore des moments de transition, c'est juste différent", analyse Mme Whitman, citant en exemple un parent cherchant à relâcher la tension entre deux séances d'enseignement à domicile pour ses enfants.

"Je passe ma vie sur Zoom (plateforme de visioconférence, ndlr). Mais si j'ai dix ou quinze minutes entre deux appels par-ci, par-là, je regarderais Quibi", assure Meg Whitman.

- 100.000 dollars la minute -

Quibi a pour atout un catalogue fourni et alléchant: 50 programmes disponibles dès le premier jour, 175 créations originales garanties pour sa première année, souligne sa patronne.

Si les vedettes de Hollywood ont répondu présent, c'est notamment grâce à la présence de Jeffrey Katzenberg, ancien patron de Disney (1984-1994) et co-créateur des studios Dreamworks, à l'origine de Quibi.

Des films comme le thriller psychologique "Survive", avec la star de "Game of Thrones" Sophie Turner, et "Most Dangerous Game" avec Liam Hemsworth devraient faire office de produits d'appel pour les premiers abonnés.

Quelques épisodes seront disponibles au lancement de Quibi mais le reste sera distillé à raison d'un chaque jour, l'idée étant de tenir les spectateurs en haleine comme au bon vieux temps de la télévision hertzienne.

D'autres programmes sont déjà prévus jusqu'à l'automne, mais la suite est incertaine, Hollywood étant à l'arrêt depuis le début de la pandémie.

Pour fidéliser ses abonnés, Quibi mise aussi sur des tranches d'information quotidiennes, des programmes sportifs et des émissions de divertissement, un type de contenu difficile à produire tant que les studios resteront fermés.

L'abonnement à Quibi coûtera 5 dollars par mois avec publicité ou 8 dollars sans. Pour tenir compte des difficultés financières créées par la crise sanitaire, la plateforme a fait passer son offre d'essai de deux semaines à 90 jours.

Pour inciter les jeunes à délaisser YouTube, TikTok ou Instagram, aux programmes gratuits mais généralement amateurs, Quibi mise sur la qualité de ses contenus, comme HBO l'a fait en son temps pour concurrencer les chaînes traditionnelles.

"Nous payons jusqu'à 100.000 dollars la minute pour nos longs-métrages", assure Meg Whitman, un budget comparable à celui des grosses productions de Netflix, Amazon, HBO Max ou Disney+.

Mais Quibi ne considère pas ces derniers comme des rivaux, il a l'ambition de devenir "la nouvelle vague du divertissement", dit-elle.

"Il y a eu les films, il y a eu la télévision, puis le streaming. Et maintenant peut-être qu'il y a une nouvelle façon de raconter des histoires sur mobiles avec une qualité hollywoodienne", conclut-elle.

Le basketteur Kobe Bryant intronisé au Hall of Fame

Kobe Bryant des Los Angeles Lakers contre les Boston Celtics pendant le deuxième trimestre d'un match de basket de la NBA à Boston le mercredi 30 décembre 2015. (AP Photo / Winslow Townson)

Le quintuple champion de la NBA Kobe Bryant, décédé dans un accident d'hélicoptère fin janvier, fait partie, sans surprise, des joueurs qui seront intronisés cette année au Hall of Fame, le panthéon du basket américain, selon la liste révélée samedi.

La légende des Los Angeles, disparue à 41 ans dans un crash qui a également coûté la vie à sa fille de 13 ans Gianna et sept autres personnes, figure parmi les neuf noms de la promotion 2020, en compagnie notamment de l'ancien joueur de San Antonio Tim Duncan (43 ans), cinq fois titré en NBA, et Kevin Garnett, champion en 2008 avec Boston.

"La promotion 2020 est sans aucun doute l'une des plus historiques de tous les temps et le talent et l'influence sociale de ces neuf lauréats est sans commune mesure", a déclaré John Doleva, directeur général du Hall of Fame.

"En 2020, la communauté du basket a subi la perte inimaginable de figures emblématiques: le commissaire de la NBA David Stern (ndlr: mort en janvier à 77 ans des suites d'une hémorragie cérébrale) et Kobe Bryant, ainsi que la perte du jeu lui-même en raison du COVID-19." La saison de la NBA a été suspendue le mois dernier devant la propagation du coronavirus.

"C'est un accomplissement et un honneur incroyable, nous sommes extrêmement fiers de lui", a réagi l'épouse de Kobe Bryant, Vanessa. "Chaque étape dans sa carrière d'athlète a été un tremplin pour être ici (au Hall fo Fame)", a-t-elle ajouté.

La tragédie frappe encore la famille Kennedy

Le gouverneur du Maryland, Larry Hogan, lors d'une conférence de presse le 3 avril 2020 à Annapolis. (AP/Brian Witt)

Les recherches pour retrouver deux membres de la famille Kennedy, disparus lors d'une balade en canoë, n'ont pas permis de les retrouver et ils sont présumés morts, ont annoncé leurs proches.

Il s'agit d'un nouveau drame pour la plus célèbre dynastie des Etats-Unis, régulièrement frappée par la tragédie depuis l'assassinat en 1963 à Dallas du président démocrate John Fitzgerald Kennedy (JFK).

Sa petite-nièce Maeve Kennedy McKean, 40 ans, n'est pas revenue jeudi d'une sortie en canoë avec son fils Gideon, 8 ans, dans la baie de Chesapeake, dans la région de Washington, ont annoncé vendredi les autorités.

Des garde-côtes, des policiers et des pompiers ont immédiatement tenté de les retrouver, mais sans succès.

"Les chances qu'ils aient survécu sont extrêmement faibles. Il est clair que Maeve et Gideon sont morts", en a conclu son époux David McKean dans un message posté dans la nuit sur Facebook.

Les recherches lancées par les autorités "ne sont plus une opération de secours mais de récupération" des corps, a ajouté dans un communiqué la mère et grand-mère des victimes, Kathleen Kennedy Townsend.

Cette dernière est la fille aînée de l'ancien ministre de la Justice Robert Kennedy, le frère de John, qui fut tué en 1968 alors qu'il était bien placé pour remporter les primaires démocrates pour la présidentielle.

La famille a subi d'autres drames: un des fils de Robert Kennedy, David, est mort à l'âge de 28 ans d'une overdose de cocaïne dans un hôtel de Floride, en 1984.

Un autre de ses fils, Michael, a succombé à une collision avec un arbre lors d'une descente à ski en 1997 dans le Colorado.

En 1999, le fils de "JFK" est mort avec sa femme Carolyn et sa belle-soeur Lauren dans le crash de l'avion qu'il pilotait dans le Massachusetts.

Saoirse Kennedy Hill, une petite-fille de Robert Kennedy, est également décédée l'année dernière d'une overdose, à l'âge de 22 ans.

Voir plus

XS
SM
MD
LG