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Netanyahu salue un "jour historique" après l'annonce de Trump sur Jérusalem


Le président israélien Reuven Rivlin, son homologue américain Donald Trump, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l'aéroport Ben Gurion International Airport, le 22 mai 2017, à Tel Aviv.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué mercredi comme un "jour historique" la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël.

M. Netanyahu a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l'engagement israélien à maintenir le "statu quo".

Ailleurs dans le monde, entre inquiétudes et colère

La déclaration de Trump sur Jérusalem "détruit" la solution à deux Etats selon OLP.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé que les Etats-Unis ne pouvaient plus jouer leur rôle historique d'intermédiaire de la paix avec les Israéliens.

"Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a-t-il ajouté sur la télévision palestinienne.

Le gouvernement de Jordanie, pays gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem, a dénoncé comme "une violation du droit international" l'annonce faite par le président américain.

"La décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et le transfert de l'ambassade des Etats-Unis vers cette ville, constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations unies", a estimé le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed Moumeni, dans un communiqué.

Le président français Emmanuel Macron a qualifié de "regrettable" la décision, et appelé à "éviter à tout prix les violences".

Lors d'une conférence de presse à Alger où il est en visite, M. Macron a souligné "l'attachement de la France et de l'Europe à la solution de deux Etats, Israël et la Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux Etats".

"Pour l'heure, je lance un appel au calme, à l'apaisement et à la responsabilité de tous", a-t-il ajouté.

"Nous devons éviter à tout prix les violences et privilégier le dialogue. La France est prête avec ses partenaires, à prendre toutes les initiatives utiles en ce sens", a encore affirmé le président.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a affirmé que la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël ouvrait "les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région".

Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s'exprimant devant des journalistes dans la bande de Gaza, a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une "négociation directe" entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré mercredi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres en rappelant avoir toujours été "contre toute mesure unilatérale".

"Il n'y a pas d'alternative à la solution de deux Etats" avec "Jérusalem comme capitale d'Israël et de la Palestine", a ajouté le patron des Nations unies, après l'annonce du président américain Donald Trump d'une reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale de l'Etat juif.

La Turquie juge "irresponsable" la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël.

"Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (...) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

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