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Nancy Pelosi en passe d'incarner l'opposition à Trump au Congrès

Nancy Pelosi, au Capitole à Washington, le 28 novembre 2018 .

Habile stratège, la chef des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a surmonté mercredi une fronde interne en décrochant la nomination de son parti pour prendre en janvier les puissantes commandes de la Chambre des représentants et la tête de l'opposition à Donald Trump.

Mais des rebelles ont promis un bras de fer dans les prochaines semaines, affirmant n'être toujours pas disposés à voter pour qu'elle devienne présidente de la chambre basse, faute de concessions.

Vétéran de la politique reconnue pour son grand sens tactique, forte de la nette victoire des démocrates à la Chambre lors des récentes élections de mi-mandat, Nancy Pelosi s'est montrée d'un optimisme de fer malgré ces menaces.

"Je suis fière d'avoir été nommée de nouveau par le groupe démocrate de la Chambre pour être +Speaker+", troisième personnage le plus important de la politique américaine après le président et le vice-président.

"Il y a des opposants oui, mais je m'attends à obtenir un vote solide", a ajouté l'élue de 78 ans.

Les démocrates de la Chambre --nouveaux élus et actuels-- ont voté à bulletins secrets mercredi, lui donnant la victoire par 203 voix contre 32.

Nancy Pelosi doit désormais remporter le vote en séance plénière le 3 janvier, lorsque les 435 nouveaux élus, républicains et démocrates, de la Chambre éliront leur "Speaker".

- Soif de renouveau -

A la prochaine rentrée parlementaire, en janvier, les démocrates détiendront une confortable majorité à la Chambre, avec plus de 230 sièges sur 435.

Nancy Pelosi, qui a déclaré ne vouloir être élue que grâce aux voix démocrates, ne peut se permettre plus de 15 à 17 défections.

Or, son autorité a été remise en question par une vingtaine de frondeurs, dont plusieurs nouveaux jeunes élus dans la nouvelle promotion de démocrates, qui compte un nombre record de femmes et de membres issus de minorités.

Certains appellent au renouveau à leur tête pour refléter cette nouvelle ère, alors que Nancy Pelosi avait déjà occupé le perchoir entre 2007 et 2010, devenant première femme "Speaker" de l'histoire américaine.

L'un de ses plus virulents critiques, Seth Moulton, a réclamé mercredi un plan de transition précis vers une nouvelle équipe de dirigeants issus de la "nouvelle génération". Puis d'ajouter une mise en garde: "A ce stade, (Nancy) Pelosi n'aura pas les 218 votes nécessaires pour devenir +Speaker+".

Aucun autre élu démocrate ne s'est toutefois présenté contre elle.

"Je ne sais pas comment on pourrait élire quelqu'un d'imaginaire", a ironisé l'une des soutiens de Nancy Pelosi, Joyce Beatty.

Et sur la trentaine qui ont voté "non" mercredi, beaucoup pourraient être réticents à apparaître publiquement divisés face aux républicains le 3 janvier.

Reste un noyau dur de rebelles que la tacticienne a un peu plus d'un mois pour convaincre.

Le renouvellement a en tout cas timidement démarré au sommet.

Star montante du parti, Hakeem Jeffries a été élu numéro cinq des démocrates à la Chambre. L'équipe dirigeante du parti compte désormais, pour la première fois, deux Afro-Américains, avec James Clyburn au troisième rang.

- Trump en vue -

"Les Américains ont élu des dirigeants qui obligeront Trump et le parti républicain à rendre des comptes, restaureront l'Etat de droit et se battront pour les familles qui travaillent, et cela est exactement ce que nous allons obtenir" avec Nancy Pelosi, s'est réjoui le président du parti démocrate, Tom Perez.

La septuagénaire aura besoin de sa longue expérience de négociatrice face aux républicains, qui garderont le contrôle du Sénat en janvier, en plus de la Maison Blanche.

A la tête de sa majorité, elle pourra bloquer les textes républicains, comme une nouvelle réforme des impôts ou de l'immigration.

Et la probabilité d'une procédure de destitution contre Donald Trump augmente, alors que les démocrates pourront ouvrir des enquêtes parlementaires sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du milliardaire et la Russie lors de la présidentielle de 2016.

Nancy Pelosi s'est jusqu'ici dite opposée à cette procédure d'"impeachment". Mais un revirement n'est pas exclu, surtout si le procureur spécial Robert Mueller, qui dirige l'enquête russe, présentait des éléments concrets à charge.

Avec AFP

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Covid-19: Biden, Obama, Bush et Clinton prêts à se faire vacciner publiquement

Le 21 octobre 2017, l'ancien président George W. Bush (à g.), son successeur Barack Obama et l'ancien président Bill Clinton lors d'un concert caritatif à College Station, Texas.

Le président élu Joe Biden et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton se sont dits prêts à se faire vacciner publiquement contre le Covid-19 afin d'encourager leurs concitoyens à en faire de même.

Barack Obama, 59 ans, a affirmé faire "entièrement confiance" aux autorités sanitaires du pays, dont l'immunologue Anthony Fauci, figure scientifique très respectée aux Etats-Unis.

"Si Anthony Fauci me dit que ce vaccin est sûr et peut protéger du Covid, je n'hésiterai pas à me le faire injecter", a-t-il déclaré dans un entretien radio à SiriusXM, dont des extraits ont été partagés mercredi sur YouTube.

"Je promets que lorsqu'il sera disponible pour les personnes moins vulnérables, je me ferai vacciner. Je pourrais le faire à la télévision ou faire en sorte que ce soit filmé, afin que les gens puissent voir que je fais confiance à la science", a-t-il ajouté.

Une tribune dans le Washington Post appelait le président élu Joe Biden, 78 ans, et sa future vice-présidente Kamala Harris, 56 ans, à se faire vacciner en direct à la télévision afin de convaincre les sceptiques, nombreux aux Etats-Unis face à la vitesse de développement des vaccins contre le Covid-19.

Interrogé sur le sujet, Joe Biden a dit jeudi qu'il serait "heureux" de se faire vacciner en public dès que le Dr Fauci recommanderait de le faire.

Un représentant de George W. Bush a fait savoir à CNN que l'ancien président républicain de 74 ans était lui aussi disposé à faire la promotion des vaccins contre le Covid-19.

"Les vaccins doivent dans un premier temps avoir été jugés sûrs et administrés aux populations prioritaires", a dit ce représentant, Freddy Ford. "Le président Bush attendra ensuite son tour et se fera volontiers vacciner devant les caméras".

Le porte-parole de Bill Clinton, Angel Urena, a également indiqué à CNN que l'ancien président démocrate, lui aussi âgé de 74 ans, se ferait vacciner publiquement "si cela pouvait inciter tous les Américains à en faire de même".

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