Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Un Donald Trump martial pour conquérir la Maison Blanche

Donald Trump prononce son discours d’investiture comme candidat républicain au quatrième et dernier jour de la convention erépublicaine à Cleveland, Ohio, 21 juillet 2016. (A. Shaker / VOA)

Le républicain Donald Trump a engagé un virage sécuritaire dans la campagne présidentielle américaine pour tenter de remonter son retard contre la démocrate Hillary Clinton, associée au bilan des années Obama.

Le milliardaire new-yorkais de 70 ans a accepté jeudi soir dans un discours la nomination comme candidat républicain à la Maison Blanche, au dernier jour d'une convention d'investiture chaotique, à Cleveland. Un sacre sans fausse note ni dérapage, tranchant avec l'amateurisme occasionnel et la désunion qui ont produit polémiques et incidents toute la semaine.

Devant les délégués du parti, il s'est présenté comme un recours pour une nation décrite comme à feu et à sang, le seul à avoir la poigne nécessaire pour terroriser les délinquants, fermer la porte aux clandestins venus du Mexique, et tenir tête aux pays qui infligent selon lui "humiliation après humiliation" aux Etats-Unis, de l'Iran à la Chine.

"L'Amérique d'abord!" a-t-il scandé.

Désireux d'endosser les habits présidentiels, Donald Trump a scrupuleusement lu le long discours qui défilait sur des prompteurs, tout en réussissant à transmettre l'impétuosité qui a fait son incroyable succès électoral.

Surtout, il n'a pas qualifié sa rivale d'"Hillary la crapule", alors qu'il utilisait ce surnom à chaque meeting. Et il a fait signe d'arrêter aux délégués qui scandaient: "Enfermez-la!" en leur lançant un très civil: "Non, battons-la en novembre".

La tonalité autoritaire du discours a plu à de nombreux républicains mais glacé le sang des démocrates.

"Ce type veut être président ou dictateur?" a écrit sur Twitter Bernie Sanders, le perdant des primaires démocrates.

"Davantage de peur, de division, de colère, de haine: sa réponse nous rappelle à nouveau qu'il n'a pas le caractère ni les compétences pour être président", a déclaré le président de la campagne d'Hillary Clinton, John Podesta.

Le candidat populiste a clairement cherché à courtiser les électeurs au-delà de la base conservatrice. Il est passé vite sur les sujets sacro-saints de la droite, comme les armes à feu, et n'a même pas évoqué l'avortement.

A la place, il s'est concentré sur la vie quotidienne des Américains de toutes les classes, liant sécurité et prospérité économique.

Au milieu des confettis et des dizaines de milliers de ballons lâchés dans une atmosphère électrique dans la salle omnisports de Cleveland, l'ancien rival des primaires républicaines Scott Walker se disait optimiste sur le rassemblement de la famille républicaine.

D'autant, a-t-il dit à l'AFP, que le vrai rassembleur s'appelle ... Hillary Clinton.

"Tout le monde se dit, allez, on va élire Trump", a confié Daniel Carter, délégué de l'Ohio. "On ne veut absolument pas d'Hillary Clinton à la Maison Blanche".

Le colistier de Clinton

Les ressemblances avec le discours de Richard Nixon à la convention républicaine de 1968 étaient voulues. Même référence aux "Américains oubliés", et même promesse de ramener l'ordre public dans les rues américaines, Donald Trump multipliant les louanges pour les forces de l'ordre sous pression depuis le meurtre de policiers à Dallas et Baton Rouge, et plus généralement à cause des tensions avec la communauté noire.

"Je suis votre voix", a martelé Donald Trump, qui s'est également adressé explicitement aux minorités noire, hispanique et homosexuelle, traditionnellement acquises aux démocrates.

Le plébiscite d'Hillary Clinton chez ces minorités contribue à son avance dans les sondages. La plupart des enquêtes la placent en tête de l'élection, avec 44% des intentions de vote contre 41% pour Donald Trump, selon la moyenne des plus récents sondages.

Il est fréquent qu'un candidat tire profit de l'exposition médiatique des conventions et grappille quelques points dans les sondages.

Mais Hillary Clinton, 68 ans, va revenir au centre de l'actualité dès vendredi, lors d'un meeting en Floride. L'annonce du nom de son colistier devrait intervenir avant le début de la convention démocrate, lundi à Philadelphie.

Le sénateur de Virginie Tim Kaine et le secrétaire à l'Agriculture Tom Vilsack sont deux des prétendants les plus cités.

Après le spectacle de désunion de la convention républicaine, les démocrates ont prévu un casting cinq étoiles pour introniser Hillary Clinton: Barack et Michelle Obama, Bill Clinton, tout ce que la galaxie démocrate compte de poids lourds et d'étoiles montantes... ainsi que le sénateur Bernie Sanders, le finaliste des primaires démocrates.

Avec AFP

Toutes les actualités

Une adolescente conçoit des prothèses artisanales à moindre coût

Une adolescente conçoit des prothèses artisanales à moindre coût
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:11 0:00

Décès de la juge Ginsburg: les enjeux de la succession

Décès de la juge Ginsburg: les enjeux de la succession
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:48 0:00

En Californie, un gadget pour détecter le Covid-19 dans l’haleine

En Californie, un gadget pour détecter le Covid-19 dans l’haleine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

la dépouille de la juge Ginsburg sera exposée à la Cour suprême et au Capitole

La juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg à l'Université de Californie à Berkeley, le 21 octobre 2019. La magistrate est décédée le 18 septembre 2020 à l'âge de 87 ans. (Photo AP)

La dépouille de la juge Ruth Bader Ginsburg sera exposée mercredi et jeudi à la Cour suprême des Etats-Unis, et recevra un hommage national vendredi au Capitole, ont annoncé lundi les deux institutions.

La magistrate, une icône féministe et progressiste dont la succession fait l'objet d'une intense bataille politique, sera inhumée dans l'intimité la semaine prochaine au cimetière national d'Arlington. Les hommages débuteront mercredi, avec l'arrivée du cercueil à la Cour suprême à Washington, où elle a siégé pendant 27 ans.

Sa dépouille sera déposée sur le catafalque de l'ancien président Abraham Lincoln dans le hall de la haute Cour, juste en haut de marches monumentales de marbre blanc. Les Américains pourront venir lui faire leurs adieux mercredi ou jeudi, mais devront rester à l'extérieur, en raison de la pandémie de Covid-19.

Vendredi, la juge sera transportée au Capitole, le siège du Congrès américain qui fait face à la Cour suprême, où une cérémonie aura lieu, a précisé la cheffe de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. "La juge Ginsburg incarnait la justice, l'intelligence et la bonté, et son décès est une perte inestimable pour la démocratie", a commenté l'élue démocrate.

La magistrate est décédée vendredi à 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, et des milliers de personnes se sont déjà rendues spontanément à la Cour suprême pour rendre hommage à ses combats pour le droit des femmes et des minorités.

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection en novembre, a annoncé qu'il désignerait vendredi ou samedi une autre femme pour la remplacer.

L'arrivé d'une magistrate conservatrice ancrerait solidement la Cour à droite, ce qui pourrait avoir d'énormes conséquences pour la société américaine. Mais, Constitution oblige, il faut que le Sénat donne son feu vert, ce qui a ouvert un nouveau front dans une campagne déjà rude pour la présidentielle.

Mort de Ruth Bader Ginsburg, Donald Trump promet de nommer un successeur cette semaine

Mort de Ruth Bader Ginsburg, Donald Trump promet de nommer un successeur cette semaine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:50 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG