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Le chef de l'opposition mozambicaine prêt à signer la paix d'ici fin novembre


Afonso Dhlakama à Maputo, Mozambique, le 15 octobre 2014.

Le chef de l'opposition mozambicaine Afonso Dhlakama a estimé qu'un accord de paix mettant fin à l'instabilité qui règne depuis plusieurs années dans le centre du pays pouvait être signé avec le gouvernement "au plus tard en novembre".

La signature de l'accord se fera "en principe en octobre ou, au plus tard, en novembre", a déclaré M. Dhlakama dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Canal de Moçambique publié cette semaine à Maputo.

La Renamo de M. Dhlakama, ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992), a repris les armes dans le centre du pays en 2013 pour contester la mainmise du Frelimo, le parti qui tient les rênes du pouvoir depuis l'indépendance en 1975.

Les membres de la Renamo, qui disposent de députés au Parlement dans la capitale Maputo, réclament une plus grande décentralisation de l'Etat et une meilleure intégration de leurs militants armés dans la police et l'armée.

M. Dhlakama a proclamé fin 2016 un cessez-le-feu pour faire avancer les négociations en cours avec le pouvoir.

Signe de la détente en cours, il a rencontré en août le président Filipe Nyusi dans les montagnes du Gorongosa (centre), où il vit retranché depuis deux ans.

"Une autre rencontre est prévue en octobre pour finaliser nos accords", a révélé le chef de la Renamo cette semaine.

"Avant décembre, les documents (du futur accord) devront être approuvés par les dirigeants (des deux partis), puis être soumis au Parlement pour discussion et validation. Nous sommes convenus que le président ne pourra annoncer la date des élections de 2019 avant cette approbation", a-t-il précisé.

Les élections générales sont prévues en octobre 2019, mais leur date précise doit être annoncée entre mars et avril prochain, selon la loi électorale mozambicaine.

Pays parmi les plus pauvres d'Afrique, le Mozambique traverse une passe difficile sur le plan économique.

En 2013 et 2014, trois entreprises publiques liées aux services secrets et au ministère de la Défense mozambicains avaient secrètement emprunté 2 milliards de dollars pour acheter du matériel de surveillance maritime et des navires.

La révélation de l'affaire en 2016 a suscité la colère des principaux bailleurs de fonds qui avaient gelé leur aide budgétaire, plongeant le pays dans une profonde crise économique et financière.

Avec AFP

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