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Alerte aux crimes rituels contre les chauves au Mozambique

Un homme à la tête chauve, Washington, USA, 6 juin 2017. (VOA/Nicolas Pinault)

La police mozambicaine a mis en garde la population contre des crimes rituels visant les chauves, après l'assassinat de deux hommes dégarnis dans le centre du Mozambique, une région déjà connue pour ses persécutions d'albinos.

"Le mois dernier, les meurtres de deux personnes chauves ont conduit à l'arrestation de deux suspects", a rapporté le porte-parole de la police, Inacio Dina, lors d'une conférence de presse dans la capitale, Maputo.

"Leurs motivations relèvent de la superstition et de la culture: la communauté locale pense que les individus chauves sont riches", a poursuivi M. Dina, qualifiant le phénomène de "préoccupant".

Ces homicides ont eu lieu à Milange, dans le centre du pays, à quelques kilomètres de la frontière avec le Malawi.

Contactée par l'AFP, la police locale a précisé que les deux victimes étaient âgées de plus de 40 ans.

"L'une d'elles a été retrouvée la tête coupée et les organes retirés", a précisé Miguel Caetano, porte-parole des forces de l'ordre pour la province centrale de Zambézie.

Les suspects arrêtés sont deux jeunes Mozambicains d'une vingtaine d'années.

"D'après leurs déclarations, leurs mandataires se trouvent en Tanzanie et au Malawi. Les organes étaient destinés à des guérisseurs pour des rites magiques destinés à favoriser la fortune de ces mandataires", a expliqué M. Caetano.

C'est la première fois que des personnes chauves sont victimes de persécution dans cette région, a-t-il assuré.

A Maputo, le porte-parole national de la police a fait le parallèle avec les persécutions dont font l'objet les personnes atteintes d'albinisme, en franche augmentation depuis 2014.

D'après l'ONU, plus de cent attaques contre des albinos ont été recensées au Mozambique depuis 2014, essentiellement dans le centre et le nord du pays.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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