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Côte d'Ivoire

"Most Wanted" européens: arrestation à Abidjan d'un couple franco-belge

Un tribunal d'Abidjan, Côte d'Ivoire, 8 août 2018.

Le Franco-Ivoirien Jean-Claude Lacote et la Belge Hilde Van Acker, personnes parmi les plus recherchées en Europe pour le meurtre d'un ressortissant britannique en 1996, ont été arrêtés à Abidjan mercredi et jeudi, a appris l'AFP de sources concordantes en Côte d'Ivoire et en Belgique.

"Hilde Van Acker et Jean-Claude Lacote, qui figurent sur la liste +Most wanted Europe+ d'Europol, ont été arrêtés par la gendarmerie", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire à Abidjan.

"Les deux personnes ont été arrêtées à Abidjan, M. Lacote mercredi soir et Mme Van Acker jeudi matin", a confirmé à l'AFP Céline D'Havé, porte-parole du parquet à Bruges, section brugeoise du parquet de Flandre occidentale.

M. Lacote, 53 ans, et Mme Van Acker 56 ans, ont été condamnés en 2011 par défaut à la prison à perpétuité par la Cour d'assises de Bruges pour le meurtre en 1996 dans la station balnéaire du Coq (côte belge, De Haan en flamand) du ressortissant britannique Marcus John Mitchell, tué de deux balles dans la tête.

Cette arrestation met fin à une cavale de plus de 20 ans. Le couple avait été "arrêté mais peu de temps" au début de l'enquête, a indiqué Mme D'Havé.

L'affaire, mêlant escroquerie, trafic de drogue et une somme équivalente à plusieurs centaines de milliers d'euros, avait fait grand bruit à l'époque dans la presse belge.

Le parquet belge va demander à la Côte d'Ivoire leur extradition. Une fois sur le sol belge, ils seront sous le coup de leur condamnation de 2011 à la réclusion criminelle à perpétuité (par la Cour d'assises de Bruges). Ils disposeront de 15 jours pour faire opposition c'est-à-dire demander à être rejugés.

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La militante Nathalie Yamb expulsée

Nathalie Yamb, expulsée de Côte d'Ivoire pour activités incompatibles avec l’intérêt national.

La suisso-camerounaise Nathalie Yamb, du parti d'opposition ivoirien Lider, a été expulsée lundi de Côte d'Ivoire quelques semaines après son intervention contre la "Françafrique" à Sotchi lors du sommet Russie-Afrique, a affirmé Mamadou Koulibaly, ancien président de l'Assemblée nationale.

La confusion a régné pendant la journée sur le sort de la militante convoquée à la préfecture lundi matin et qui a passé la journée sans pouvoir communiquer avec l'extérieur.

"Ils l'ont mis dans l'avion pour Zurich avec un changement à Paris. Elle a découvert sa destination à l'aéroport. On a pu lui parler brièvement. On lui reproche une +activité incompatible avec l'intérêt national+, nous a-t-elle dit", a rapporté Mamadou Koulibaly, chef de file du Lider en soirée.

"On lui dit qu'elle est une étrangère qui fait de la politique en Côte d'Ivoire, qu'elle critique trop les autorités, que c'est un trouble à l'ordre public....", a-t-il ajouté.

"Normalement, il devrait y avoir un procès. Mais, ils s'abritent derrière un acte administratif et même si on fait un recours cela prendra plusieurs mois", a-t-il précisé.

"L'histoire retiendra que (le président) Alasssane Ouattara qui a fait sa carrière sur des accusations de xénophobie à son égard est lui même un xénophobe. Rien n'interdit à un étranger de faire de la politique. Il est simplement interdit d'être président d'une formation politique", a déclaré M. Koulibaly rappelant que Mme Yamb était installée en Côte d'Ivoire depuis de nombreuses années.

Elle y a travaillé pour un groupe de téléphonie avant de "s'investir pleinement dans cette lutte que nous menons pour une nouvelle Afrique, l'émancipation de ses peuples". "Son combat ne s'arrête pas à Abidjan. Sur le Franc CFA, pour le démocratie, pour les droits de l'Homme, contre les bases militaires que nous avons de plus en plus de mal à accepter. Nous tenons des propos véhéments, durs, mais c'est notre fonction d'opposition politique", a-t-il poursuivi.

"Son expulsion a pour but de fragiliser le Lider en une année électorale" avant la présidentielle de 2020, a-t-il conclu.

A Sotchi fin octobre, Mme Yamb avait notamment déclaré lors d'une conférence: "La France considère toujours le continent africain comme sa propriété (...) Nous voulons sortir du Franc CFA (...) Nous voulons le démantèlement des bases militaires françaises qui sous le couvert d'accords de défense bidons, ne servent qu'à permettre le pillage de nos ressources, l'entretien de rebellions, l'entraînement de terroristes et le maintien de dictateurs à la tête de nos Etats".

Le polémiste et militant "anticolonialiste" Kémi Séba, Français d'origine béninoise, avait été expulsé de Côte d'Ivoire en mars pour des "risques de troubles" avant de tenir un meeting.

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