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Présidentielle ivoirienne: 4 morts près de Yamoussoukro

Une urne vandalisée après des violences à Yopougon, à Abidjan, Côte d'Ivoire, le 30 octobre 2016.

Quatre personnes d'une même famille sont mortes dans l'incendie de leur maison lors de troubles dimanche à Toumodi, à une quarantaine de kilomètres de Yamoussoukro, la capitale politique, au lendemain de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, a-t-on appris lundi auprès de plusieurs habitants.

"Lors des affrontements, plusieurs maisons ont été incendiées. Quatre personnes de la même famille, un jeune couple, une femme et une dame âgée sont mortes", a affirmé un proche de la famille qui habite Toumodi, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

"Une dizaine de maison ont été brûlées. Deux camions aussi. Des restaurants, boutiques maquis (restaurants-bars à ciel ouvert) ont été cassés. Il y a d'important dégâts", a poursuivi.

"Les quatre personnes calcinées sont en train d'être enterrées", a précisé un autre habitant alors qu'il se trouvait au cimetière.

D'après des témoignages concordants, des heurts ont eu lieu samedi le jour du vote entre jeunes.

Après une accalmie, les affrontement ont repris dimanche de manière plus violente.

Au moins cinq autres personnes sont mortes dans des violences depuis le jour du vote: trois à Tehiri (centre-ouest), près de Gagnoa, le fief de l'ex-président Laurent Gbagbo, une à Oumé, également près de Gagnoa, et au moins un à Tiebissou, près de Yamoussoukro, où le maire fait état de quatre morts.

le pays attend le résultat de l'élection qui doit être annoncé prochainement et qui devrait voir l'élection du président Alassane Ouattara pour une troisième mandat controversé, l'opposition ayant boycotté le scrutin et appelé à la désobéissance civile.

Une trentaine de personnes sont mortes avant dans des violences avant le scrutin qui a été marqué par de nombreux troubles dans a moitié sud du pays.

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Chasse à l'homme en Afrique du Sud après une fusillade

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"Escalade des tensions" au royaume d'Eswatini, alertent les pays voisins

Les pays de la région Afrique australe (SADC) ont alerté mardi contre une "escalade des tensions" dans le petit royaume enclavé d'Eswatini, dernière monarchie absolue d'Afrique

Les pays de la région Afrique australe (SADC) ont alerté mardi contre une "escalade des tensions" dans le petit royaume enclavé d'Eswatini, dernière monarchie absolue d'Afrique, où un avocat respecté et opposant farouche a récemment été assassiné, provoquant l'indignation internationale.

"Des violences continues et sporadiques ont eu lieu au royaume d'Eswatini, signes d'une escalade des tensions", a déclaré le président namibien Hage Geingob, à la tête de l'Organe de défense et sécurité de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) lors d'une réunion extraordinaire dans la capitale namibienne Windhoek.

Thulani Maseko, 52 ans, a été tué le 21 janvier au soir à son domicile de Luhleko, à environ 50 kilomètres de la capitale Mbabane. Il avait passé une grande partie de sa vie à lutter contre la répression et défendre des opposants, et avait fait de la prison pour avoir critiqué le régime.

Ces incidents "regrettables" sont survenus "alors que la région s'efforce d'aider ce voisin à trouver et mettre en œuvre des solutions pacifiques" à ses problèmes, a poursuivi M. Geingob

Le royaume d'Eswatini est secoué depuis 2021 par une contestation pro-démocratie. En juin 2021, au moins 37 personnes ont été tuées lors de manifestations anti-régime violemment réprimées. Des protestations limitées et des grèves ont depuis continué de façon sporadique.

Quelques heures avant l'assassinat de Thulani Maseko, le roi Mswati III avait lancé un message public à ses opposant: "Les gens ne devraient pas se plaindre si des mercenaires les tuent. Ces gens ont commencé la violence en premier, mais lorsque l'Etat les réprime pour leurs actions, ils font beaucoup de bruit en accusant le roi Mswati".

L'ONU et les Etats-Unis ont réclamé une enquête "impartiale" sur l'assassinat de l'opposant. L'Union européenne a exprimé son inquiétude.

Petit pays pauvre encastré dans le territoire sud-africain et anciennement connu sous le nom de Swaziland, l'Eswatini est dirigé par Mswati III depuis 1986. Le souverain peut dissoudre le Parlement, le gouvernement et nommer ou démettre les juges. Il commande aussi la police et l'armée.

Les partis politiques, théoriquement autorisés, ne peuvent pas dans les faits participer aux élections. Les prochaines élections générales doivent être organisées cette année. La SADC regroupe 16 pays. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa ainsi que le chef d'Etat zambien Hakainde Hichilema étaient notamment présents à la réunion mardi.

Un Chinois tué par des hommes armés dans la région éthiopienne de l'Oromia

ARCHIVES - Des policiers patrouillent le long d'une route à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 21 février 2018.

Un ressortissant chinois a été tué par des hommes armés dans la région éthiopienne de l'Oromia, a annoncé mardi l'ambassade de Chine à Addis Abeba, demandant à ses citoyens d'évacuer les zones "à haut risque".

Neuf Chinois ont été attaqués lundi soir dans la localité de Gebre Guracha, à environ 160 kilomètres au nord de la capitale, a indiqué l'ambassade dans un communiqué.

"Malheureusement, l'un d'eux a été abattu", écrit-elle, sans donner de détails sur ces ressortissants. "Si vous êtes déjà dans une zone à haut risque, vous devez évacuer immédiatement vers une zone sûre", ajoute-t-elle.

Si les combats qui faisaient rage depuis novembre 2020 dans la région septentrionale du Tigré ont cessé, l'Oromia, la région la plus vaste et la plus peuplée d'Éthiopie, est en proie aux violences, en raison de divisions à caractères ethnique, politique, foncier.

Depuis 2018, les forces fédérales et régionales y affrontent notamment la rébellion de l'Armée de libération oromo (OLA), fer de lance du nationalisme oromo qui se nourrit d'un ressentiment croissant de la population locale envers Addis Abeba et le Premier ministre, lui-même oromo, Abiy Ahmed.

La région est aussi le théâtre de massacres ethniques dont les auteurs ne sont pas clairement identifiés entre Oromo et Amhara, les deux communautés ethno-linguistiques les plus nombreuses du pays, particulièrement dans les Wollegas, zone reculée de l'extrême ouest.

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est dit préoccupé par l'instabilité en Oromia, dans un communiqué le 21 janvier suivant un entretien téléphonique avec Abiy Ahmed.

Pakistan: les talibans revendiquent un attentat qui a fait 47 morts et 150 blessés dans une mosquée

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Le contrôle des armes à feu à nouveau sur la sellette aux États-Unis après une vague de fusillades mortelles

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Après deux fusillades de masse à quelques jours d'intervalle en Californie, le président Joe Biden a dit soutenir les mesures de contrôle des armes à feu introduites par la sénatrice démocrate Dianne Feinstein pour renouveler l'interdiction des armes d'assaut de 1994.

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